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La méthode participative consiste à associer activement les utilisateurs au développement d’un projet: http://egov.wallonie.be/boite_outils_methodes/pa0310.htm
Devise d’AsWalEuro: Ad augusta per angusta (mot de passe des conjurés au quatrième acte d’Hernani, de Victor Hugo)
Traduction littérale: À des résultats magnifiques par des voies étroites.
Traduction libre: On n’arrive au triomphe qu’en surmontant maintes difficultés.


Les quatre règles de la méthode:
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FRANCE: Santinon (Guillaume). Vallon (Brice, M.). Virapin (Ruddy, R.). Wallon (Jérôme, D.). …www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=DEFT0757962K -
BELGIQUE: Les relations entre le Parlement fédéral et les Parlements de communauté et de région
ITALIE Istituzioni in Italia. Istituzioni in Italia 


Sculpture de Hidari Jingoro au sanctuaire Tōshōgū à Nikkō (Japon)
Les trois petits singes ont été introduits par un moine Bouddhiste de la secte Tendai vers le 7ème siècle. A l’origine, ils étaient associés à la divinité Vadjra.
Je ne vois pas le mal
Je n’entends pas le mal
Je ne dis pas le mal

Le symbole du coq était celui de la République française au 19ème siècle. Le coq de la Communauté française s’en distingue dans la mesure où il s’agit d’un « coq hardi » à la patte droite levée et au bec fermé. La couleur jaune du drapeau fait référence à l’histoire liégeoise qui a été marquée par de grandes luttes pour la liberté.Il existe une anecdote sur l’étymologie du mot “coq” qui vient du latin Gallus-Gaulois-Gallinacé. Le nom latin du coq (gallus) est en effet le même que celui de Gaulois.Depuis le 15 juillet 1998, le Parlement wallon a adopté, par décret, le même drapeau que celui de la Communauté française.
Article 5. – Le drapeau de la Communauté française est arboré le 27 septembre aux édifices publics de la région de langue française.
Dans la même région, il est également arboré sur les bâtiments officiels dans les mêmes conditions et aux mêmes dates que le drapeau national.
Dans la région bilingue de Bruxelles-Capitale, le drapeau de la Communauté française est arboré le 27 septembre aux édifices publics où sont établies les institutions qui doivent être considérées comme appartenant, exclusivement à la Communauté française de Belgique.
AWE-AEPW
http://www.wiki-net.pl/fr/wiki/Parti_d%C3%A9mocrate_europ%C3%A9en.html
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avril 10, 2008 à 11:41
Hymne national italien : Fratelli d’Italia, de Goffredo Mameli
http://www.italie1.com/l-hymne-national-italien-1765.html
HYMNE ITALIEN ( Frateli d’Italia : Frères d’Italie), Musique : Michele Novaro Paroles : Goffredo Mameli, 1847, cliquez pour écouter
: http://levocidelsole.free.fr/Repertoire.htm
http://www.fluctuat.net/3198-Hymne-de-l-Italie
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fratelli_d‘Italia
L’Hymne italien sur Dailymotion Cliquer pour écouter: http://www.dailymotion.com/video/xrvji_hymne-italien
Sur Youtube: http://www.youtube.com/watch?v=8xNRP65EHoc
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article64557
SILVIO MON AMOUR (Vaff…. !) Vidéo
Italie, législatives des 13 et 14 avril prochains…
- En exclusivité mondiale et intergalactique sur Bellaciao, le collectif vous présente la première vidéo réalisée (des nuiiiiiitttss de labbbeeeuuurrr) par Sirieix, le Collectif Bellaciao, 3×0, Le Scarabée et cie enregistré et mixé @Farra Vox : “Silvio mon amour” – (Sarko bling-bling remix’08)
voir ici http://bellaciao.org/fr/spip.php?article64055
Pour télécharger gratuitement le morceau : http://www.myspace.com/troisfoisrien3×0
Les 13 & 14 avril prochain nos amis camarades et compatriotes transalpins vont avoir le plaisir, l’honneur et l’avantage de se choisir de nouveaux parlementaires et un nouveau gouvernement.
Le choix est rude….
Non allez, sans blague :
“VAFF…… SILVIO” !!!
Régalez-vous de ce petit trésor concocté par nos soins avec le plus grand bonheur et renvoyons définitivement la berlusconnerie aux oubliettes de l’histoire !
Ciao tutti
Dr Furioso, Thom, Charlie, Brunz et La Louve
http://www.myspace.com/silviomonamour
http://www.youtube.com/mouvement2007
jeudi 10 avril 2008 (05h25) :
Mai 68 : Debat Pierre Zarka – Daniel Bensaid dans l’Huma
2 commentaires
Face-à-face entre Daniel Bensaïd, philosophe, membre de la JCR en 1968 et Pierre Zarka, animateur de l’Observatoire des mouvements de la société, membre de l’Union des Étudiants Communistes en 1968.
Dans quel état d’esprit les jeunes militants que vous étiez ont-ils abordé cette année 68 ?
Daniel Bensaïd (1). Fin janvier 1968, nous avions organisé une grosse manifestation à Berlin, pendant les jeux Olympiques qui se tenaient à Grenoble, à l’occasion d’un congrès international de solidarité Vietnam. C’était une sorte de préparation de l’esprit 68. Et c’est dans ce contexte-là, aussi, qu’a eu lieu la manifestation (le 16 mars – NDLR) contre l’American Express, à Paris, où Xavier Langlade, militant des JCR, a été arrêté. Pour l’anecdote, le 22 mars au matin, on a décidé de peindre « libérez Langlade » dans le hall de la fac plutôt que sur le mur d’enceinte. Il a suffi de ce geste transgressif – à l’époque ! – pour créer une dynamique à Nanterre.
Pierre Zarka (2). Au fond, 68, c’est une question de génération. Nous avions passé notre enfance dans le contexte des mouvements de libération et de l’effondrement des empires coloniaux. Nos parents étaient une génération de vainqueurs, notamment contre le nazisme. Le progrès des sciences, des technologies donnait le sentiment très positiviste qu’irrémédiablement, nous serions aspirés vers le haut. Enfin, c’était le Printemps de Prague et, malgré la critique du stalinisme, il existait le sentiment que l’on pouvait penser la société autrement que par le capitalisme. Cependant, je n’étais pas dans le même état d’esprit que Daniel. Par exemple, à l’époque, à Nanterre, les étudiants se battaient contre l’interdiction de mixité dans la cité U. À l’UEC, on en rigolait, ce n’était pas sérieux, pas politique. Avec le recul, cela cristallisait pourtant les aspirations à l’autonomie, à la liberté, à la maîtrise de soi, ce que nous n’avons pas su voir. Par ailleurs, nous héritions du désir très profond de la famille communiste de s’intégrer dans la vie institutionnelle. Nous avions donc un a priori hostile à tout ce qui nous paraissait du ressort de la violence et de la provocation, en particulier si cela émanait d’un mouvement que nous ne maîtrisions pas…
Daniel Bensaïd. Mon entrée dans l’opposition au sein du MJC, à Toulouse, était liée au refus du Parti que les militantes et les militants se mélangent, alors que nous étions dans l’un des rares lycées mixtes ! Plus tard, j’ai lu la Révolution trahie, de Trotski, et le chapitre du « thermidor au foyer », sur une certaine idée de l’ordre familial et domestique. J’étais aussi influencé par la revue Partisans, de Maspero, par Boris Fraenkel, qui avait introduit la critique du sport, de la sexualité, par l’édition pirate de la Lutte sexuelle des jeunes, de Wilhelm Reich, que l’on avait diffusée sous le manteau en 1966 et 1967. On était plutôt dans cette ambiance ! Sur la question de la violence, on était dans un contexte international très fort : l’offensive du Têt au Vietnam, le Printemps de Prague, les mouvements au Mexique et au Pakistan. Précédemment, il y avait eu le tournant de la Commune de Shanghai, la mort du Che. Tout cela donnait quand même l’idée que la violence pouvait être émancipatrice : le « pouvoir est au bout du fusil »…
Aujourd’hui, certains évoquent Mai 68 comme le moment de l’avènement de l’individualisme. À l’époque, on parlait d’émancipation. Où se situe la frontière ?
Daniel Bensaïd. À l’époque, l’aspiration à la liberté individuelle n’était pas du tout en contradiction avec les solidarités et les comportements collectifs. C’était un progrès que de pouvoir affirmer sa personnalité. Marx avait une idée du progrès : que l’articulation singulière des besoins de chacun fasse que l’humanité soit chaque fois plus singulière et composée de personnalités. Dire « je », c’est important. Le problème, c’est lorsqu’il y a emballement du « je » au moment où le collectif recule. Aujourd’hui, il y a un discours sur l’individu qui colle avec l’individualisation des salaires, des horaires, du système d’assurance… et qui est cohérent avec la mise en concurrence des personnes. Selon moi, le divorce entre le « je » et le « nous » des pratiques syndicales et politiques en faveur de la justice, de l’égalité et de la solidarité n’est pas dû à Mai 68. C’est au contraire un recul par rapport à Mai 68 où la libération de chacun était une condition de l’émancipation de tous, et réciproquement. L’émancipation ne doit pas être un plaisir solitaire !
Pierre Zarka. Je m’inscris moi aussi en faux sur le mythe de l’individualisme. Que l’on essaye aujourd’hui de désocialiser les individus dans l’organisation du travail, dans la vie quotidienne, etc., c’est certain. Mais je ne veux pas assimiler trop rapidement le « je » à de l’individualisme. C’est depuis qu’il y a le « je » que l’on a le souci universel de la planète, que l’on se préoccupe de dimension mondialisée – même si le capitalisme a aussi participé à cela. Évidemment qu’il y a une volonté de réduire l’individu à lui-même en le désocialisant mais je trouve que, pour l’instant, ce n’est pas ce qui émerge. J’ai tendance, pour l’instant, à avoir une vision plutôt positive du « je ». En 68, on a assisté à l’émergence de quelque chose de nouveau, la pratique de l’assemblée générale (AG). C’était une modalité très collective, mais, en même temps, cela permettait à l’individu de s’affirmer. Cependant, paradoxalement, face à cette nouveauté, on a vu émerger une forme issue du passé : le « leader charismatique », Cohn-Bendit, qui parle au nom de tous.
Daniel Bensaïd. Cohn-Bendit a su très bien se servir d’un phénomène que l’on connaît bien aujourd’hui : le rôle des médias capables de coopter des personnes au rang de porte-parole.
Cette aspiration à l’émancipation allait de pair avec l’émergence de l’autogestion, comme a elle a pu être expérimentée, un peu plus tard, chez Lip, en 1973. Quel rôle a joué cette idée d’autogestion dans la pratique de la politique ?
Pierre Zarka. Les ouvriers de Lip ont fait en effet l’expérience de cette idée d’autogestion apparue avec Mai 68. L’autogestion porte en elle-même une autre vision non seulement de la gestion des entreprises mais aussi de la société.
Daniel Bensaïd. Selon moi, l’idée n’est pas tout à fait née de Mai 68. Le sujet était quand même déjà en discussion chez Serge Mallet, Gorz, avec l’expérience Yougoslave, etc. Il a été amplifié par 68, avec le désir de jouer au maximum la carte des phénomènes d’auto-organisation. Ce n’est pas qu’un mot. C’est un enjeu d’unité et de démocratie. On sait qu’en France le paysage syndical est très divisé et qu’avoir des collectifs élus dans les mouvements de lutte par l’ensemble des composantes, c’est par exemple un moyen de consolider l’unité en ayant une représentation commune. C’est une forme démocratique, c’est rendre des comptes, dans l’unité. Pierre Zarka. En 68, a germé cette revendication à une certaine autonomie. Mais cela n’ignorait pas les forces organisées. Et sans doute que nous n’avons pas su le voir suffisamment, au PCF. Dans la Question juive, mais pas seulement, Marx évoque la dissociation entre l’État et la société civile comme une manière d’aliéner et de déchirer l’individu visà- vis de lui-même. Dans une certaine culture léniniste, nous sommes complètement hermétiques à cette notion. Ce qui nous fait en général préférer le caractère institutionnel des appareils au mouvement spontané. D’où un certain mépris pour les collectifs et ce qui n’est pas « organisé ». Or, il est absolument impossible, dans un pays capitaliste développé, industrialisé où, malgré tout, il y a un certain niveau de culture, d’imaginer un mouvement de masse qui ne soit que l’addition des forces organisées. Entendons-nous bien, je ne suis pas pour dissoudre l’organisation collective politique ou syndicale dans la spontanéité. Je n’y crois pas. Mais que la conception de l’organisation du collectif soit finalement toujours calquée un peu sur celle de l’État ou de l’Église avec, respectivement, d’un côté, les élites ou les « sachants » et de l’autre, la société civile ou les brebis égarées, cela pose un véritable problème de rassemblement démocratique. Cela nous renvoie à une conception de la démocratie délégataire. Or, on délègue toujours au plus fort, par défaut. Je connais plein de gens qui votent PS, mais pas un seul n’aime ce parti…
Daniel Bensaïd. La bureaucratisation est partout dans la société, dans l’administration, les syndicats, les ONG et bien sûr dans les partis. On vit ces organisations comme une aliénation de son individualité et un risque d’embrigadement. Mais elles sont aussi un outil de résistance beaucoup plus fort face aux médias, à l’argent, à ceux qui nous dessaisissent de notre parole. Les organisations collectives essayent de créer un espace de débat démocratique et leur existence me paraît d’autant plus importante aujourd’hui que l’emploi abondant du « je » chez Royal et chez Sarkozy n’est pas un hasard. On est dans la communion, le rapport fusionnel entre l’individu charismatique et l’opinion, qui supprime la médiation des partis et, avec elle, toute discussion de programme, toute délibération rationnelle. Certes, l’instrument de pouvoir, ce n’est pas le parti. C’est le conseil, le comité d’autogestion, l’assemblée populaire… Mais la pluralité des partis qui y apportent leurs propositions est une condition de vie démocratique.
Pierre Zarka vient de faire une sorte de critique du comportement du Parti communiste en 68. Et vous Daniel Bensaïd, comment jugez-vous le rôle de la JCR à l’époque ?
Daniel Bensaïd. Pour remettre les choses dans les bonnes proportions, la JCR, c’était trois cents gamins dont le grand frère, Krivine, qui avait vingt-cinq ans ! À partir de là, on peut dire que c’était pour nous un exercice intellectuel politique. Par ailleurs, nous venions du communisme et savions bien que le rapport du parti avec le mouvement ouvrier avait des racines historiques. À la différence de Cohn- Bendit qui parlait de « crapules », ou de certaines formes du maoïsme, nous avions donc une relation différente avec le PC et la CGT. Des trucs gauchistes, on en a fait. Mais quelle était notre ligne politique ? À Charléty, le 27 mai, il y a eu l’opération Mendès France. Le lendemain, Mitterrand estimait qu’il y avait vacance du pouvoir et annonçait sa candidature à la présidence, en lançant le mot d’ordre d’un « gouvernement populaire sans exclusive et sans dosage ». Par rapport à cela, notre mot d’ordre était très algébrique : « Gouvernement populaire, oui, Mitterrand-Mendès France, non ! » Pour nous, ils étaient les symboles d’une récupération au centre. Mais en même temps, nous ne pensions pas que tout était possible, mais qu’autre chose était possible. D’un côté, on connaissait très bien la légitimité de la CGT et du PCF. De l’autre, on avait des indices : pas de rébellion importante dans l’armée, pas de mouvement féministe – il est né de 68. Certes, il y a eu les soviets à Saclay et la commune de Nantes, mais nous étions conscients que tout cela était minoritaire. Dans ce contexte-là, Mai 68 nous semblait être une répétition et non une révolution. Et notre ligne avait plus une valeur pédagogique que pratique. À notre échelle, finalement, je pense que l’on n’a pas fait énormément de conneries. Pour moi, la connerie, on l’a faite après : on a cru réellement que Mai 68 était une répétition générale et donc que la vraie « première » aurait lieu à brève échéance, dans les cinq ans. Et c’est là que l’on a réellement connu une phase gauchiste. Et d’autant plus après le coup d’État au Chili, qui nous faisait craindre un scénario similaire en cas de victoire de la gauche en France. Nous nous préparions donc pour ne pas subir le même sort !
Mai 68 a permis la réduction du temps de travail, des augmentations de salaires, l’arrivée de droits syndicaux dans les entreprises… Mais, pour autant, cet épisode n’a pas atteint son objectif : le changement en profondeur de la société. Pourquoi ?
Pierre Zarka. Comment expliquer qu’un tel mouvement se soit finalement soldé, quelques années après, par le triomphe du néolibéralisme ? Il y avait quelque chose d’unique et de nouveau dans le 1968 français, non seulement par rapport aux autres pays, mais aussi par rapport à 1936 ou 1945 : c’était la première fois depuis longtemps que les fondements même de la société étaient interpellés et pas seulement par le mouvement étudiant. Il y a des témoignages d’ouvriers qui remettent en cause les rapports de soumission, d’aliénation, qui dépassent le cadre du travail. À mon sens, le PCF n’a pas su lire politiquement ce mouvement de fond de la société, parce qu’il n’en était pas à l’origine et ne le maîtrisait pas, mais aussi parce qu’il vivait dans un schéma de dissociation entre les revendications sociales et les revendications du politique. Pardon de me répéter, mais on a assisté à l’émergence de la pratique de l’assemblée générale et, en même temps, au retour d’une forme issue du passé. Le mouvement étudiant était par exemple à la recherche de référents, les yeux tournés vers des figures emblématiques, davantage de l’avant-1960 que de la deuxième partie du XXe siècle. Ce décalage entre l’innovation et le passé se retrouve aussi au PCF dans son incapacité à trouver un prolongement au mouvement de 68, autrement que dans la recherche de la répétition de 1936. Le PCF s’empêchait d’avoir une interprétation politique de ce qui était hors institutionnel. Les solutions étaient toujours recherchées dans ce qui avait plus ou moins bien fonctionné dans le passé. C’est ce qui a caractérisé, pour moi, toutes les forces de Mai 68, même si certaines étaient plus en alerte que d’autres sur les nouveaux phénomènes.
Daniel Bensaïd. Pierre analyse l’histoire en fonction de la manière dont il a vécu l’orientation du Parti communiste et son rapport à l’innovation. À la JCR, nous n’avions pas de tradition d’appareil. Donc, ce qui m’intéresse, c’est la leçon stratégique à tirer de Mai 68. Dans un dossier de l’Humanité, publié en 1998, un responsable de la CGT disait : « On n’a jamais envisagé d’appeler à la grève générale. » Cela aurait signifié organiser la grève nationalement, la centraliser et donc devenir un contre-pouvoir aux tentatives personnelles de Mitterrand. Dans le même dossier, Roland Leroy écrivait : « Nous avons fait des choses intéressantes mais nous n’avons pas porté jusqu’au bout ce que nous ressentions (…). À une aspiration révolutionnaire et transformatrice, nous répondions par des préoccupations électoralistes (…). Nous disions : ce n’est pas possible puisqu’il n’y a pas de programme commun, puisqu’il n’y a pas d’entente de la gauche. Il faut que nous penchions pour que le mouvement ne dure pas trop et pour que le constat de Grenelle soit accepté. » Voilà, ça c’est une stratégie à discuter. Waldeck-Rochet dit dans les enseignements de 68 : « Il n’est pas vrai que le pouvoir était vacant. » En face, Mitterrand affirme : « Il y a un moment, (…) où la gauche a été prise de court mais moins que le gouvernement. Les événements se sont déroulés pendant plusieurs semaines sans qu’il exerçât sur eux la moindre prise. » Le problème est de savoir ce que l’on fait dans un moment comme celui-là. En l’occurrence, on n’a pas osé la crise – ce qui ne signifie pas forcément l’insurrection et la guerre civile – et on est resté dans la routine parlementaire et électorale. Pour moi, tout n’était pas possible mais à ce moment-là, mettre y compris Mitterrand au défi d’arriver à la tête d’un gouvernement, sous la pression de la grève générale et dans le contexte européen de l’époque, aurait pu changer la suite.
Pierre Zarka. Je ne situe pas cela seulement au niveau du gouvernement. S’il y a eu une décision de ne pas aller plus loin, le problème n’est pas simplement que le Parti communiste n’a pas voulu poser la question du pouvoir. En affirmant qu’en dehors d’une alliance avec la SFIO, il n’y avait point de salut, le PCF s’est empêché de réfléchir aux forces nouvelles qui avaient émergé dans le mouvement. Il ne s’agissait pas d’y réfléchir comme à des forces de remplacement – elles ne faisaient pas le poids –, mais comme à des forces à rassembler dans un périmètre plus large que SFIO-PCF, pour, en effet, se poser la question du pouvoir. C’est le problème de fond politique, celui qui a généré la décennie suivante et provoqué les conditions de la victoire de Mitterrand. Car finalement, au lendemain de 68, il a été le seul à « innover » politiquement en dissolvant la SFIO et en rassemblant une partie de la gauche sous le titre Parti socialiste (congrès d’Épinay en juin 1971 – NDLR). À sa gauche, les différentes composantes se faisaient la guerre…
Daniel Bensaïd. Il faut ajouter des éléments. Pour moi, le tournant se situe entre 1975 et 1979, car la séquence européenne de Mai 68 va jusque-là. C’est le coup d’arrêt à la révolution portugaise en 1975, le pacte de la Moncloa en Espagne, le tournant de l’austérité et le compromis historique en Italie, etc. C’est aussi la division de la gauche en France quand il semblait que la victoire électorale était possible en 1978. Ce tournant « permet » à Mitterrand de gagner, en 1981, dans des conditions radicalement différentes que si, en 1968, il avait été porté au gouvernement par la grève générale. Quant au mouvement ouvrier, au niveau européen même, il était installé dans le pacte keynésien de croissance et d’entreprise, qu’il avait l’illusion de pouvoir renégocier et prolonger. Cela a pesé très lourd.
Pierre Zarka. Je crois que, y compris le tournant qu’évoque Daniel, on le sent dès l’année 68. Ça a mal commencé avec l’écrasement du Printemps de Prague, en août. On a perdu espoir en la capacité du système soviétique de se réformer. L’obsession du PCF envers le programme commun a joué aussi un rôle considérable. Y compris parce que cette question est devenue un des sujets principaux de la confrontation politique à gauche. En même temps, d’autres bougeaient. Les États- Unis commençaient à solder le problème des droits civiques des Noirs. Ils commençaient à envisager le désengagement au Vietnam. Et donc, peu à peu, ils se donnaient les moyens d’être moins impopulaires. C’est aussi le moment où le patronat commence à modifier son mode de gouvernance : les contremaîtres disparaissent au profit des cercles de qualité et des DRH. C’est-à-dire que tout l’appareil réactionnaire, au fond, est en train de se mettre en mouvement, en réponse à ce qui a bougé dans la société. Alors que ceux qui ont fait 68 sont incapables, à ce moment-là, de se mettre au pluriel et au niveau de ce qu’ils revendiquaient eux-mêmes. Ce qui fait que 68 n’a pas pu tenir ses promesses.
Compte rendu réalisé par Marion Esquerré Paru dans l’Humanité des débats du samedi 5 avril 2008.
(1) Dernier ouvrage paru : Éloge de la politique (Flammarion) et, à paraître, avec Alain Krivine, 1968, fins et suites (La Brèche). (2) Auteur de : Vers un nouvel anticapitalisme, avec Michel Vakaloulis et Jean-Marie Vincent (Syllepse Éditeur).
Publié le lundi 7 avril 2008.
jeudi 10 avril 2008
L’hymne national italien, symbole de l’unité italienne, a été adopté en 1946 par la jeune République, mais il n’est hymne officiel que depuis un décret de 2005. Malgré les critiques, il reste le plus populaire http://www.lepetitjournal.com/content/view/7051/1267/
Vous l’avez entendu hier soir et vous l’entendrez encore dimanche ! Symbole de l’unité italienne, Il canto degli Italiani est un chant résolument populaire. Ecrit à Gênes en 1847 par un jeune étudiant patriote de 20 ans, Goffredo Mameli, et mis en musique par un autre Génois, Michele Novaro, il s’inscrit dans le climat patriotique qui régnait peu avant la guerre contre l’Autriche.
Il fait en effet de nombreuses références à la domination autrichienne (”L’Aigle d’Autriche A déjà perdu ses plumes Il a bu le sang d’Italie”). Il s’affirme ensuite comme le chant du Risorgimento et de l’unité italienne, thème abordé dans la deuxième et la troisième strophe (”Que nous rassemblent un unique Drapeau, un espoir”).
Hymne officiel depuis 2005
En 1862, dans son Inno delle Nazioni, Verdi ne choisit pas la Marcia Reale, hymne du Royaume d’Italie, mais bien Il canto degli Italiani, au côté de God save the Queen et la Marseillaise.
Le 12 octobre 1946, la jeune République italienne l’adopte comme hymne national, mais provisoirement seulement. “Fratelli d’Italia”, autre nom donné à l’hymne italien, est régulièrement contesté. Certains lui reprochent une qualité musicale médiocre. D’autres le jugent trop nationaliste et proposent d’en modifier les paroles.
Le Va’ pensiero (célèbre air de l’opéra Nabucco) de Giuseppe Verdi est souvent évoqué pour le remplacer. Mais Le chant des Italiens reste le plus apprécié du peuple. Le Sénat a approuvé un décret-loi le désignant officiellement comme hymne national en novembre 2005, fixant ainsi paroles et musique pour lesquelles on trouvait différentes versions. Un petit effort, vous avez le temps de l’apprendre avant la finale de la Coupe du monde.
Corentine GASQUET – LPJ Milan – 5 juin 2006
Pour écouter l’hymne : quirinale.it
Plus de détails sur son histoire :
- quirinale.it
- it.wikipedia.org
- fr.wikipedia.org
Paroles en italien
Fratelli d’Italia
L’Italia s’è desta,
Dell’elmo di Scipio
S’è cinta la testa.
Dov’è la Vittoria?
Le porga la chioma,
Ché schiava di Roma
Iddio la creò.
Refrain
Stringiamci a coorte
Siam pronti alla morte
L’Italia chiamò.
Noi siamo da secoli
Calpesti, derisi,
Perché non siam popolo,
Perché siam divisi.
Raccolgaci un’unica
Bandiera, una speme:
Di fonderci insieme
Già l’ora suonò.
Refrain
Uniamoci, amiamoci,
l’Unione, e l’amore
Rivelano ai Popoli
Le vie del Signore;
Giuriamo far libero
Il suolo natìo:
Uniti per Dio
Chi vincer ci può?
Refrain
Dall’Alpi a Sicilia
Dovunque è Legnano,
Ogn’uom di Ferruccio
Ha il core, ha la mano,
I bimbi d’Italia
Si chiaman Balilla,
Il suon d’ogni squilla
I Vespri suonò.
Refrain
Son giunchi che piegano
Le spade vendute:
Già l’Aquila d’Austria
Le penne ha perdute.
Il sangue d’Italia,
Il sangue Polacco,
Bevé, col cosacco,
Ma il cor le bruciò.
Refrain
Traduction
Frères d’Italie
L’Italie s’est levée,
Avec le heaume (armure de tête) de Scipion (Scipion l’Africain, général et homme d’Etat romain, 235 av JC, 183 av JC, a notamment écrasé l’armée d’Hannibal)
Elle s’est ceint la tête.
Où est la Victoire ?
Qu’elle lui tende sa chevelure,
Car esclave de Rome
Dieu la créa.
Refrain
Serrons-nous en cohortes
Nous sommes prêts à la mort
L’Italie nous a appelé.
Nous sommes depuis des siècles
Piétinés, moqués,
Parce que nous ne sommes pas un peuple,
Parce que nous sommes divisés.
Que nous rassemblent un unique
Drapeau, un espoir :
De nous fondre ensemble
L’heure a déjà sonné
Refrain
Unissons-nous, aimons-nous
L’Union, et l’amour
Révèlent aux Peuples
Les voies du Seigneur ;
Jurons de libérer
Le sol natal :
Unis pour Dieu
Qui peut nous vaincre ?
Refrain
Des Alpes à la Sicile
Legnano est partout (en 1176, lors de la bataille de Legnano, la Ligue lombarde l’emporta contre Frédéric 1er Barberousse, Empereur du Saint Empire romain germanique)
Chaque homme a le cœur,
A la main de Ferruccio, (Francesco Ferrucci, 1489 – 1530, défenseur de Florence pendant le siége de l’armée de Charles Quint)
Les enfants d’Italie
S’appellent Balilla, (Giambattista Perasso, figure populaire qui aurait déclenché la révolte victorieuse de Gênes contre l’occupation autrichienne en 1746)
Le son de chaque cloche
A sonné les Vêpres.
Refrain
Les épées vendues
Sont des joncs qui ploient
L’Aigle d’Autriche
A déjà perdu ses plumes
Il a bu le sang d’Italie,
Le sang polonais,
avec le Cosaque (la Pologne a été partagée entre la Russie, l’Autriche et la Prusse en 1772),
Mais cela lui a brûlé le cœur.
avril 10, 2008 à 1:23
La Marseillaise: http://www.marseillaise.org/english/francais.html ———— http://admi.net/marseillaise.html ————– http://www.paroles.net/chanson/18145.1
Pour écouter la Marseillaise: http://old.marseillaise.org/francais/audio.html
“Li Tchant dès Walons”, dont les paroles ont été écrites en 1900 par Théophile Bovy et la musique composée en 1901 par Louis Hillier, a été désigné comme hymne officiel de la Wallonie le 8 août 1998. http://parlement.wallonie.be/content/default.php?m=07&p=07-00 ————— http://www.doische.be/pages/doische336.asp
http://wallex.wallonie.be/index.php?mod=voirdoc&script=wallex2&PAGEDYN=indexBelgiqueLex.html&MBID=1998027454
avril 10, 2008 à 7:23
Perseguição, tiro e morte http://www.cut.org.br/site/start.php?infoid=13982&sid=6
CUT cobra apuração do assassinato do presidente do Sindicato dos Trabalhadores da Construção de Salto, no interior paulista
Publicado: 11/10/2007 – 12:21
Por: Leonardo Severo
Aparecido Galvão, China
O presidente do Sindicato dos Trabalhadores da Construção Civil de Salto, Aparecido Galvão (China), de 56 anos, foi assassinado na noite de quarta-feira, por volta das 21 horas, após perseguição realizada por dois carros. Dias antes, a casa do tesoureiro, Onésio Barbosa, havia sofrido um atentado à bomba. Localizada no interior paulista, Salto fica a 80 quilômetros da capital.
O velório acontece na Funerária Saltem e o enterro será no cemitério do Jardim Uebe, às 10 horas desta sexta-feira (12). Aparecido deixa esposa, dois filhos e uma neta.
De acordo com Gilmar Santinon, diretor do Sindicato, que esteve com Aparecido até às 20h30, os relatos dão conta de uma perseguição ao carro do presidente do Sindicato por dois veículos em alta velocidade. Após ter sido atingido por um tiro na cabeça, o sindicalista bateu o carro. “China era um trabalhador, honesto, sincero, não tinha boca pra nada”, declarou Gilmar, inconformado.
As ameaças por parte de empreiteiras que chegam à cidade viraram rotina, pois se sentem incomodados com a ação sindical nos canteiros de obras. “No mesmo dia havia fotografado trabalhadores pendurados numa obra, sem cinto e tiramos fotos. Há muitos operários sem registro, trabalhando de forma precária e sem condições mínimas de segurança, então, as ameaças das empreiteiras são constantes. Recebemos ameaças direto, mas nunca pensamos que poderiam chegar a este ponto. Dia desses me ligaram, sem que eu tenha conseguido identificar a chamada, dizendo que eu estava atrapalhando o serviço e que era melhor começar a me cuidar”, relatou.
A Central Única dos Trabalhadores e a Confederação Nacional de Sindicatos de Trabalhadores nas Indústrias da Construção e da Madeira (Conticom) hipotecam solidariedade à família, à diretoria e à categoria, e cobram das autoridades a apuração rigorosa dos fatos e a punição dos culpados.
Mais informações – (11) 4029.5458
Mouvement démocrate : Au travail !
D’après Gilmar Santinon, le directeur du syndicat de la construction, China (assassiné d’une balle dans la tête) était un travailleur, honnête et sincère. …
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avril 10, 2008 à 7:36
Gilmar Santinon et le camarade Galvão.
http://fr.babelfish.yahoo.com/translate_url?doit=done&tt=url&intl=1&lp=xx_fr&btnTrUrl=Traduire&trurl=http%3a%2f%2fwww.bwint.org%2fdefault.asp%3fIndex%3d1165%26Language%3dEN
Brésil : Le président de l’union de construction a été assassiné dans Salto
Le président de l’union de la construction des ouvriers, DOS Trabalhadores DA Construção Civil de Salto de Sindicato (CONTICOM A COUPÉ le Brésil), Aparecido Galvão (Chine), a reçu une balle dans la tête dans Salto, 80 kilomètres de São Paulo.
Selon Gilmar Santinon, Bro. Galvão a été poursuivi par deux voitures. Les occupants des voitures ont ouvert le feu en attaquant vers le haut bord à bord. Le même jour, Galvaõ avait pris des photos des ouvriers sur un chantier qui viole les normes minimum de santé et sécurité.
Gilmar a indiqué que « Chine était un ouvrier honnête et sincère qui avait reçu plusieurs menaces des entrepreneurs. Les menaces sont fréquentes ici. «
Au sujet de la persécution des syndicalistes dans le pays, le BWI est très intéressé . L’International prolonge sa solidarité aux amis de la famille et du syndicat de Gavão.
Galvão avait 56 ans. Il laisse une veuve et deux enfants.
avril 10, 2008 à 11:58
Jean de La Fontaine (1621-1695), Fables
Second
http://www.etudes-litteraires.com/la-fontaine.php
1 Deux vrais amis vivaient au Monomotapa :
L’un ne possédait rien qui n’appartînt à l’autre :
Les amis de ce pays-là
Valent bien dit-on ceux du nôtre.
5 Une nuit que chacun s’occupait au sommeil,
Et mettait à profit l’absence du Soleil,
Un de nos deux Amis sort du lit en alarme :
Il court chez son intime, éveille les valets :
Morphée avait touché le seuil de ce palais.
10 L’Ami couché s’étonne, il prend sa bourse, il s’arme ;
Vient trouver l’autre, et dit : Il vous arrive peu
De courir quand on dort ; vous me paraissiez homme
À mieux user du temps destiné pour le somme :
N’auriez-vous point perdu tout votre argent au jeu ?
15 En voici. S’il vous est venu quelque querelle,
J’ai mon épée, allons. Vous ennuyez-vous point
De coucher toujours seul ? Une esclave assez belle
Était à mes côtés : voulez-vous qu’on l’appelle ?
— Non, dit l’ami, ce n’est ni l’un ni l’autre point :
20 Je vous rends grâce de ce zèle.
Vous m’êtes en dormant un peu triste apparu ;
J’ai craint qu’il ne fût vrai, je suis vite accouru.
Ce maudit songe en est la cause.
Qui d’eux aimait le mieux, que t’en semble, Lecteur ?
25 Cette difficulté vaut bien qu’on la propose.
Qu’un ami véritable est une douce chose.
Il cherche vos besoins au fond de votre cœur ;
Il vous épargne la pudeur
De les lui découvrir vous-même.
30 Un songe, un rien, tout lui fait peur
Quand il s’agit de ce qu’il aime.
Il n’y a pas d’amour heureux
——————————————————————————–
Rien n’est jamais acquis à l’homme Ni sa force
Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d’une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce
Il n’y a pas d’amour heureux
Sa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes
Qu’on avait habillés pour un autre destin
A quoi peut leur servir de se lever matin
Eux qu’on retrouve au soir désoeuvrés incertains
Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes
Il n’y a pas d’amour heureux
Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j’ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
Il n’y a pas d’amour heureux
Le temps d’apprendre à vivre il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l’unisson
Ce qu’il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu’il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu’il faut de sanglots pour un air de guitare
Il n’y a pas d’amour heureux
Il n’y a pas d’amour qui ne soit à douleur
Il n’y a pas d’amour dont on ne soit meurtri
Il n’y a pas d’amour dont on ne soit flétri
Et pas plus que de toi l’amour de la patrie
Il n’y a pas d’amour qui ne vive de pleurs
Il n’y a pas d’amour heureux
Mais c’est notre amour à tous les deux
Louis Aragon (La Diane Francaise, Seghers 1946)
Jean de La Fontaine – Favole
Libro ottavo
XI – I due Amici
Due buoni Amici c’erano al Chilì
simbol dell’amicizia più cortese.
I buoni amici sono in quel paese
come quelli del nostro o giù di lì.
Una notte, traendo essi profitto
dell’assenza del sol, dormivan sodo.
Allor che trabuffato
un s’alza e corre dritto
a risvegliar l’amico addormentato.
Dormivan tutti in quella casa. Al chiasso
balzano i servi e corrono coi lumi,
anche il padron discende
e accorre coi denari e colla spada.
- Che c’è? quale fracasso?
Sei tu, fratello, che ti pigli spasso,
invece di dormir come costumi?
Che cosa capitò?
Hai tu perduto al gioco il tuo denaro?
La borsa ecco ti do.
T’han fatto qualche ingiuria sulla strada?
Andiam, ecco la spada.
Vuoi tu dormire in buona compagnia?
Questa mia schiava, pigliati, o mio caro.
- No, – disse il buon amico, – alcun bisogno
non ho di tutto ciò,
ma solo vengo, perché ho fatto un sogno
che assai mi spaventò.
Tu m’eri apparso colla faccia scura
e corsi a te pensando a una sciagura -.
Sai dirmi qual dei due, lettor discreto,
amasse l’altro d’un amor più bello?
È l’amico un dolcissimo fratello
che vi cerca nel core il duol segreto.
Senza farvi arrossire ode il bisogno
che vi tormenta. Il susurrar del vento,
un’ombra è segno, o un fuggitivo sogno,
per chi vuol bene, di sinistro evento.
http://www.poesieetessai.com/corneille.htm
Nulle femme ne put, Lycoris, t’être préférée ; être préférée à Glycera, aucune femme ne peut. Elle sera ce que tu es, tu ne peux être ce qu’elle est. Ah ! méfait du Temps ! je la désire, je t’ai désirée.
Jeu sur l’ordre des mots (belle marquise…) ; jeu aussi sur les temps parfait/présent/futur. On pense au même jeu chez Corneille :
Marquise, si mon visage
A quelque traits un peu vieux
Souvenez-vous qu’à mon âge
Vous ne vaudrez guère mieux.
Le Temps aux plus belles choses
Se plaît à faire un affront
Et saura faner vos roses
Comme il a ridé mon front.
Le même cours des planètes
Règle nos jours et nos nuits :
On m’a vu ce que vous êtes ;
Vous serez ce que je suis
Marquise, souvenez-vous qu’à mon âge, vous ne vaudrez guère mieux ! Le temps aux plus belles choses se plaît à faire un affront et il saura fanner vos roses comme il a ridé mon front !”
Le temps aux plus belles choses
Se plaît à faire un affront:
Il saura faner vos roses
Comme il a ridé mon front.
Le même cours des planètes
Règle nos jours et nos nuits:
On m’a vu ce que vous êtes;
Vous serez ce que je suis.
Peut-être que je serai vieille,
Peut-être…
Ici commence la strophe ajoutée au poème de Corneille par Tristan Bernard. Gageons que c’est cette manière de réactiver le cliché qui a séduit Brassens. Au-delà de l’humour, la réplique de Marquise imaginée par T. Bernard n’est pas sans profondeur : invitant au “carpe diem”, le poète joue en fait contre lui, puisque dans ce présent qu’il faut saisir, Marquise a vingt-six ans et le poète est un vieillard.
[contact auteur : Philippe L.] – [compléter cette analyse]
Changement de ton
Tout change dans cette dernière strophe ajoutée par Tristan Bernard: le point de vue (c’est Marquise qui répond), la métrique (octosyllabes alors que les vers de Corneille avaient 7 pieds), sans parler du ton et du niveau de langue de cette réponse impertinente. Ajoutons à cela la mélodie que Brassens a doonée à cette coda. Le tout contribue à l’effet comique de cette chute inattendue.
[contact auteur : Didier Bergeret] – [compléter cette analyse]
14Répond Marquise, cependant
15J’ai vingt-six ans, mon vieux Corneille,
16Et je t’emmerde en attendant !
Corneille / Tristan Bernard
<>
retour http://www.analysebrassens.com/?page=texte&id=80&analyser=4&analysebrassens=99e09de3da7e22f2a986eab4797104e8
Mon rêve familier
” Mon rêve familier ” ‘est le 6ème poème de la section initiale Melancholia des Poèmes saturniens.
je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime
Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon cœur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d’être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Est-elle brune, blonde ou rousse ? – je l’ignore.
Son nom? je me souviens qu’il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.
Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L’inflexion des voix chères qui se sont tues
Plan de commentaire
http://verlaineexplique.free.fr/poemesat/monreve.html
I- L’implication de l’auteur
- L’emploi de la première personne du singulier
Le ” je ” de l’auteur s’adresse à un ” tu ” inconnu qui pourrait aussi bien être lui même (soliloque). Il s’oppose au elle qui introduit le récit du rêve. Verlaine reprend le ” je ” qui rappelle le mal-être chanté par les romantiques, pour nous suggérer peut-être que seul un être idéal pourrait déchiffrer son cœur, partagé entre les hommes et les femmes.
- L’emploi des adjectifs possessifs
Verlaine accentue sa présence à travers les multiples adjectifs possessifs à la première personne, mon front, mon cœur. Ces adjectifs renforcent l’idée que le poète est bien le principal personnage du texte
- L’effet des répétitions
Les répétitions sont souvent d’apparentes maladresses mais ici elles produisent un effet d’envoûtement pour mieux nous faire pénétrer le charme de la parole. La conjonction et qui apparaît6 fois dans la première strophe crée l’effet d’une berceuse rythmique. La seconde répétition ” elle seule ” dans le second quatrain connote à la fois le soulagement et le regret, soulagement pour Verlaine d’avoir trouvé même si ce n’est qu’en rêve l’harmonie faite d’amour, de douceur et de compréhension, même s’il ne s’agit que d’un stéréotype de femme-mère et de femme-femme, mais aussi regret qu’il n’en existe qu’une seule qui puisse l’aimer et le comprendre.
- Valeur de l’exclamation et des interrogations
Par l’exclamation ” hélas “, Verlaine déplore peut-être qu’une seule personne et qui plus est appartenant au monde onirique puisse l’aimer et le comprendre, mais rien dans le texte ne nous permet de l’affirmer. Il peut également déplorer que cette femme appartient au royaume des morts, et dans ce cas sa créature de rêve ressemble plus à un ange. Les deux interrogations nous confirme dans cette voie. Il ne s’agit pas du rêve d’une rencontre possible mais au contraire de celui d’une rencontre impossible. La femme de Verlaine manque de précision, elle est envisagée d’une façon globale et abstraite.
II-La place et le rôle de la femme
- Sa progression
Verlaine n’a pas trouvé dans sa vie la femme qu’il cherche. Son existence est onirique, elle est immatérielle, Verlaine ne se souvient même pas de son physique. Si au fil de la progression, on observe la femme en tant que terme constant du poème, elle passe dans le vers 2 du rôle de ” femme inconnue ” a celui d’un sujet d’amour ” que j’aime ” puis d’un sujet aimant ” qui m’aime “. Dans le dernier tercet, elle s’éloigne complètement ” des voix qui se sont tues “.
- Le flou de son portrait
Il n’est pas question d’une femme en particulier mais de la femme en général. Elle n’est pas nommée parce qu’elle n’a pas d’identité, parce qu’elle reste floue. Observons que sa figure féminine ne revêt pas mille visages successifs mais que subtilement s’opèrent des variations légères d’un rêve à l’autre ” ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre “.
- Complice, indifférente ou sujet passif ?
Verlaine a enfin trouvé dans son rêve l’harmonie faite d’amour, de douceur et de compréhension ” et qui m’aime ” ” elle me comprend “. C’est un stéréotype de femme mère et de femme-femme soumise et pleine de compassion.
- Sa charge de mystère
Par une espèce de paradoxe, le poète crée la figure qu’il évoque. La femme de Verlaine est chargée de mystère. D’une vision globale de la femme idéale amoureuse et soumise, on passe à des détails ” son nom doux et sonore “, son regard ” pareil à celui des statues ” , sa voix ” l’inflexion des voix qui se sont tues ” qui donne à cette femme un semblant d’identité.
- Sa métamorphose
Verlaine fait souvent ce rêve sans préciser depuis combien de temps. La femme dans cette évocation devient un monument d’espoir sculpté dans l’imaginaire. Mais dans sa réalité que l’on devine dans les derniers vers ne représente-t-elle pas le miroir abstrait dont a besoin le poète pour que lui soit retournée l’image de sa souffrance qui amplifiée devient la source du pouvoir magique du poète.
- Le thème de la mort.
Cette femme rêvée apparaît dans les vers 11 à 14 sous le signe de la mort ” étrange et pénétrant “. En effet ce rêve ne se déroule pas de façon classique, superficielle sur l’écran des nuits de Verlaine mais poursuit le poète au delà du rêve et s’installe en lui au point de l’envahir. L’idée de mort, des défunts n’est que suggérée, atténuée par l’euphémisme du silence, ” les aimés que la vie exila ” et ” des voix qui se sont tues “.
III- L’importance des sentiments
- La place de la réciprocité
Les verbe aimer et comprendre dévoilent à quel point la condition du poète est difficile et combien il a besoin d’être compris et aimé. Cette quête de la réciprocité devient l’axe du poème.
- Vocabulaire et expressions
Le poète tient à ce que le lecteur soit logé à la même enseigne que lui, qu’il devienne son complice sur la piste de ” l’inconnue “. Mais le poète propose des repères qui n’en sont pas, et il convient pour conduire l’enquête de s’investir dans le rêve qu’il donne à partager. Verlaine nous berce avec un rythme lancinant et répétitif pour mieux nous endormir.
- La place du temps
” je me souviens “, les souvenirs de Verlaine semblent s’être estompés avec le temps. Il ne se rappelle plus du nom mais simplement de sa sonorité ” doux et sonore “. La présence des statues, qui figent le temps lui donne ici un repère.
CONCLUSION
Mon rêve familier est l’occasion pour Verlaine d’évoquer la dure condition de poète meurtri par son hyper sensibilité et de parler de lui même. Verlaine s’est caché derrière la femme qui lui apparaît dans son ” rêve familier ” pour nous concentrer sur son sort et nous faire connaître son drame intérieur.
avril 12, 2008 à 12:10
Europe vendredi 11 avril 2008 08:40
Italie: Western ou spaghettis?
Les législatives vont se jouer entre l’éternel Silvio Berlusconi et Walter Veltroni, figure du renouveau. Ce duel pourrait annoncer une bipolarisation de la vie politique, après des années d’improbables coalitions concoctées avec les petits partis.
http://www.goubelle.net/article-18669726.html
Le Président italien appelle à ratifier le traité
11/02/2008 14:25 http://www.levif.be/actualite/europe/72-57-12722/le-president-italien-appelle-a-ratifier-le-traite.html
Le chef de l’Etat italien Giorgio Napolitano a appelé lundi le Parlement à ratifier le traité européen de Lisbonne, alors que les Chambres ont été dissoutes le 6 février à l’issue d’une grave crise politique, et que des élections anticipées auront lieu les 13 et 14 avril.
“L’Italie doit ratifier le traité, même en phase électorale. Aucun Etat membre ne doit se soustraire à ses responsabilités et aux engagements qu’il a pris. Le temps presse.”, a déclaré M. Napolitano lors d’un discours à l’université de Trente (nord-est).
“Techniquement, une ratification est possible: le Parlement reste en vie jusqu’aux élections et il peut entériner les actes urgents ou en suspens”, a expliqué à l’AFP Pier Vincenzo Porcacchia, chef du service de presse du Parlement.
“Or le gouvernement a déjà déposé au Sénat le projet de loi contenant la ratification du traité”, a-t-il ajouté. “Si les groupes parlementaires sont d’accord, le traité pourrait être prochainement ratifié, d’abord par le Sénat, puis par l’Assemblée”, a de son côté indiqué Andrea Mazella, sénateur du Parti démocrate (PD, centre gauche), précisant qu’une réunion des chefs de groupes aurait lieu mardi sur ce sujet.
Quatre pays, sur 27, ont déjà ratifié le traité: la Hongrie, la Slovénie, Malte et la Roumanie. Le Parlement français vient de donner son feu vert à la ratification du traité de Lisbonne, qui devrait être effective jeudi.
L’objectif de l’Union européenne est que les 27 pays membres l’aient entériné avant fin 2008 pour qu’il entre en vigueur au 1er janvier. M. Napolitano a dissous le Parlement le 6 février, après la crise politique provoquée par la démission de Romano Prodi le 24 janvier.
LeVif.be, avec Belga
Romandie News
http://www.romandie.com/infos/news2/080411131643.rlbbpdxn.asp Texte
Belgique: bombe à retardement linguistique rallumée en banlieue bruxelloise
BRUXELLES – Les partis francophones belges ont rallumé vendredi la mèche d’une bombe à retardement linguistique potentiellement fatale pour le gouvernement d’Yves Leterme en exigeant la nomination de trois maires francophones élus dans la périphérie flamande de Bruxelles.
L’affaire des trois bourgmestres (maires) de Linkebeek, Crainhem et Wezembeek-Oppem –communes situées en Flandre, région néerlandophone, mais jouxtant Bruxelles, une ville-région très majoritairement francophone– empoisonne les relations entre Flamands et francophones depuis un an et demi.
Il s’agit de l’un des dossiers les plus épineux que le Premier ministre chrétien-démocrate flamand, en fonction depuis mars, devra résoudre d’ici l’été s’il ne veut pas perdre le soutien de sa majorité.
Lors des élections municipales du 8 octobre 2006, les listes “Union des francophones” de Crainhem, Linkebeek et Wezembeek-Oppem, ont recueilli de 60 à 76% des suffrages et leurs dirigeants ont été présentés comme candidats bourgmestres au ministre de l’Intérieur de la région flamande, Marino Keulen.
Un an plus tard, en novembre 2007, au plus fort de la crise entre Flamands et francophones liée à la formation d’un nouveau gouvernement après les élections de juin, M. Keulen avait refusé de valider la nomination des trois candidats bourgmestres.
Le ministre reprochait aux trois hommes d’avoir envoyé des documents électoraux en français aux habitants francophones de leurs communes alors que les règlements de la région flamande, dont elles dépendent administrativement, exigent qu’ils soient en néerlandais.
Bien que M. Keulen ait déjà averti dans la presse cette semaine qu’il ne voyait aucune raison de changer son jugement, les conseils municipaux des trois communes ont à nouveau présenté vendredi les mêmes candidats à la fonction de bourgmestre.
“Il s’agit d’un évènement absolument pas commun qui pourrait avoir des conséquences importantes”, ont averti vendredi les trois élus lors d’une conférence de presse au Parlement durant laquelle ils ont reçu le soutien de tous les partis francophones.
Damien Thiéry, élu à Linkebeek, a dénoncé le “déni de démocratie que représentent ces non-nominations”, l’”acharnement” du ministre Keulen et le “nationalisme agressif des politiciens flamands”.
Linkebeek, Crainhem et Wezembeek-Oppem sont des communes dites “à facilités”, où les francophones ont en principe le droit de s’adresser à leur administration en français.
Mais les autorités flamandes remettent depuis plusieurs années ces règles en question, au point que des élus francophones ont dénoncé la “volonté d’éradiquer la démocratie francophone” de la périphérie de Bruxelles.
Les francophones prônent l’élargissement de la région bilingue de Bruxelles-Capitale comme solution à leurs problèmes en Flandre, mais les partis flamands y sont farouchement opposés.
“Une solution pour les bourgmestres ne pourra être trouvée que dans le cadre d’un accord général entre Flamands et francophones”, estimait vendredi un responsable francophone sous le couvert de l’anonymat.
Or, depuis son entrée en fonction le 20 mars, Yves Leterme n’a pas encore annoncé d’avancées sur ce dossier. Il semble même que les négociations n’aient pas encore commencé, même en coulisses, selon un ministre francophone.
avril 13, 2008 à 1:14
JOURNAL de SafetyNet
http://fr.babelfish.yahoo.com/translate_url?doit=done&tt=url&intl=1&lp=xx_fr&btnTrUrl=Traduire&trurl=http%3a%2f%2fwww.ohsrep.org.au%2fsafetynet-journal%2fsafetynet-journal-archive%2fsafetynet-journal-126%2findex.cfm
Étagère en ligne de l’OIT SafeWork
L’Organisation internationale du travail (l’OIT) a mis à jour ses ressources en ligne de santés et sécurité pour les faciliter pour accéder. L’étagère de SafeWork est une collection de documents professionnels principaux de santés et sécurité. Elle a été compilée par CIS, le bras de l’information du programme de SafeWork, et inclut l’encyclopédie de l’OIT des santés et sécurité professionnelles, des cartes de sûreté chimique internationales, des conventions de l’OIT et des recommandations concernant des santés et sécurité professionnelles et des recueils d’instructions de l’OIT.
Source : Risques 328
OHS Reps @ Work- [ Traduire cette page ] A report by Gilmar Santinon on the website of global construction unions’ federation BWI, said Galvão was pursued at speed by two cars. …
http://www.ohsrep.org.au/safetynet-journal/safetynet-journal-archive/safetynet-journal-126/index.cfm – 40k – En cache – Pages similaires
Le Brésil : Leader syndical assassiné après sonde de sûreté
Un principal leader syndical brésilien de construction a été suivi et assassiné après investigation des standards de sécurité pauvres sur un emplacement. Aparecido Galvão, connu sous le nom de la « Chine », était président de l’union CONTICOM de construction et avait précédemment reçu des menaces des entrepreneurs. Il a été tiré dans la tête dans Salto, 80km de São Paulo. Un rapport par Gilmar Santinon sur le site Web de la fédération BWI des syndicats globaux de construction, a indiqué que Galvão a été poursuivi à la vitesse en deux voitures. Les voitures tirées vers le haut à côté du véhicule et des attaquants de Galvão ont ouvert le feu. Que le même jour, Galvaõ avait pris des photographies des violations des normes minimum de santés et sécurité sur un chantier de construction. Gilmar a indiqué : La « Chine était un ouvrier honnête et sincère qui avait reçu plusieurs menaces des entrepreneurs. Les menaces sont fréquentes ici. » BWI a indiqué qu’il est « très intéressé au sujet de la persécution des syndicalistes dans le pays. L’International prolonge sa solidarité aux amis du famille et du syndicat de Galvão. » Galvão était 56 années. Il a eu une épouse et deux enfants. Un rapport de septembre a indiqué le nombre de syndicalistes dans le monde entier assassinés pour les droits des ouvriers de défense accrus de 25 pour cent l’année dernière (SafetyNet 124) en 2006, 144 syndicalistes ont été assassinés, alors que plus de 800 battements soufferts ou torture, selon un aperçu mondial par la confédération internationale de syndicat (ITUC) .
Rapport de BWI.
Source : Risques 328
Partito Democratico Arcisate
Romeo Santinon, santinon@partitodemocraticoarcisate.it. Mario Velli, velli@partitodemocraticoarcisate.it. Francesca Sosio, sosio@partitodemocraticoarcisate . …
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http://www.partitodemocraticoarcisate.it/Contatti.htm
Aswaleuro Chargée de la formation des écrivains publics de la CCW et de l’AEPFW ainsi que des relations publiques d’Aswaleuro: pmondy@met.wallonie.be …
aswaleuro-aweaepwasbl.blogspot.com/ – 977k – En cache – Pages similaires
avril 13, 2008 à 12:07
Aswaleuro
*Le mouvement AsWalEuro dont les statuts publiés le 31 mai 1979 aux annexes du Moniteur belge, journal officiel, sous le n°7489 ont été modifiés le 4 janvier 2OO6 et le 23 mai 2OO6 selon les critères imposés par la nouvelle loi fonctionne sous la présidence de Santinon Antoine, chevalier de l’Ordre de Léopold II, qui est accrédité en qualité de référent en Belgique du MoDem et du Parti democrate italien .
http://www.bonvote.com/infosite/aswaleuromouvement-aswaleuro-dont-statuts-publi-31-mai-1979-annexes-moniteur-belge-journal-officiel-sous-7489-b1331949.html
http://www.bonvote.com/infosite/aswaleuromouvement-aswaleuro-dont-statuts-publi-31-mai-1979-annexes-moniteur-bel... – 10k – En cache – Pages similaires
Les photos du vernissage de l’exposition des élèves du groupe acg.art sont en ligne .
Tout amour humain, même coupable, porte en lui sa rédemption.
(Jean XXIII)
http://picasaweb.google.com/acgart.asbl/
http://www.acg-art.be/
AWE-AEPW-ASWALEURO-asbl RSS
Présentation de ce mouvement démocrate qu’est ASWALEURO ». L’asbl “ASSOCIATION WALLONIE-EUROPE & ACADEMIE DES ECRIVAINS PUBLICS FRANCOPHONES …
http://www.bonvote.com/rss.php?s=2114186 – 20k – En cache – Pages similaires
Autres résultats, domaine http://www.bonvote.com »
AWE-AEPW-ASWALEURO-asbl
Mouvement démocrate pour les réformes dans l’équité, la dignité et l’honnêteté grâce à l’indifférence aux différences, à la reconnaissance et à la paix par …
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ASWALEURO, mouvement culturel, démocrate et réformateur. C’est une …
blogs qui ont remplacé au pied levé les sites de la ligue ASWALEURO … Aswaleuro Association Wallonie-Europe & Académie des Narrateurs et des …
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AWE – AEPFW .Préambule. AsWalEuro. ASWALEURO. Zone de Texte: Association Wallonie-Europe & Académie des Narrateurs et des Ecrivains publics.
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MoDem : quelle géométrie? : jour-pour-jour Antoine Santinon rue Pierre Paulus 29 B-6OOO Charleroi Courriel: santinon_antoine@voo.be Extrait d’un des blogs de soutien officiel au parti démocrate …
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Chapitre 29: Des relations saintjeanno-italiennes : Journal d’une … Referente: Antoine Santinon – président d’Aswaleuro et administrateur délégué de … ASWALEURO est le référent du mouvement INNOVATORI EUROPEI auprès des …
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MOSQUITO http://www.trianglerouge.be/mosquito/signature.php?lang=it SANTINON. ANTOINE. Charleroi. BELGIQUE. PRÉSIDENT D’ASWALEURO ET … HTTP://INNOVATORIEUROPEIB… MARCO. JONATHAN. STRASBOURG. FRANCE. AMBULANCIER …
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Partito Democratico 11 mar 2008 … Andrea Volpe –Innovatori Europei Palermo, Antoine Santinon – Innovatori Europei Belgio, Davide Gionco – Innovatori Europei Asti, …
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avril 13, 2008 à 11:22
Nessun futuro senza lavoro: http://www.italiadeivalori.it/
http://www.bonvote.com/rss.php?s=1331949
Devise de l’asbl AsWalEuro: AD AUGUSTA PER ANGUSTA. Méthodologie … La moglie di Santinon Antoine si chiama Italia DONNO. Viene dalla città di Lecce …… I giovani non sono né dei parassiti, né nocivi per la nostra società …
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Aswaleuro: POUR UNE EUROPE DES VALEURS.La charge de référent a été conférée à Antoine-Pascal SANTINON, figlio di Pasquale Antonio SANTINON e di Marina LAZZARON di Resana (Italia). …
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avril 14, 2008 à 7:58
Coopération
Francophonie : D’UNE PIERRE, DEUX COUPS
l’Essor n°16303 du – 2008-10-16 08:00:00
Le sommet qui se déroule pour la deuxième fois à Québec, coïncide avec le 400è anniversaire de cette ville, berceau de la francophonie en Amérique du Nord
http://www.essor.gov.ml/sem/cgi-bin/view_article.pl?id=20239
Le président Amadou Toumani Touré se trouve depuis hier au Canada où il doit participer à la XIIe Conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant en partage le français. Ce sommet de la Francophonie regroupera du 17 au 19 octobre à Québec les 55 États et gouvernements membres de l’Organisation internationale de la francophonie et les 13 États observateurs.
Le Canada, qui assume la présidence du sommet et le Québec, en partenariat avec le Nouveau-Brunswick sont les deux gouvernements hôtes de ce XIIe sommet de la francophonie. Conformément à leur volonté d’insuffler à cette rencontre une dynamique nouvelle favorisant l’interactivité et les débats approfondis, la formule d’organisation de cette rencontre a été rénovée. Les quatre enjeux inscrits à l’ordre du jour seront abordés dans le cadre de séances thématiques et de tables rondes : démocratie et État de droit ; gouvernance et solidarité économique ; environnement ; langue française.
Après la cérémonie d’ouverture officielle demain, les travaux proprement dits se dérouleront samedi et dimanche. Ils seront clôturés par l’adoption de la Déclaration de Québec.
Les chefs d’État et de gouvernements étudieront le rapport d’activités du secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, et se prononceront sur les demandes d’adhésion (Lettonie et Thaïlande) ou de modification de statut (Arménie). Ils décideront également du pays qui accueillera le prochain sommet en 2010.
A Québec, des annonces seront faites par le secrétaire général de la francophonie et des partenaires publics et privés sur des activités d’envergure pour renforcer l’action de la francophonie et appuyer le rayonnement de la langue française dans le monde. Aussi dans le cadre de ce sommet, un concours de poésie francophone est proposé par “Écritout”. Il s’adresse à tous les poètes francophones, âgés de 18 ans et plus, du monde entier, quelle que soit leur nationalité, qu’ils aient déjà été publiés ou pas.
La rencontre coïncide avec le 400è anniversaire de la ville de Québec, berceau de la francophonie en Amérique du Nord. L’année 2008 a ainsi été jalonnée d’événements qui ont attiré à Québec des centaines de milliers de francophones du monde entier.
“Le Canada a joué un rôle de premier plan dans le rayonnement de la francophonie à l’échelle internationale et nous avons participé activement à la création et au développement des premières institutions de la francophonie. Depuis le premier sommet tenu à Paris en 1986, la francophonie est devenue un lieu incontournable de réflexion et d’échanges pour les peuples ayant le français en partage. Le 400è anniversaire de la fondation de la ville de Québec que nous célébrerons aussi en 2008 rappelle que la langue française est la langue fondatrice du Canada. C’est à partir de cette date que nous avons véritablement commencé à devenir ce que nous sommes aujourd’hui, car la fondation de Québec marque aussi la fondation de l’État canadien”, a déclaré le Premier ministre du Canada, Stephen Harper, sur le site de l’organisation du sommet.
Ce sera le troisième sommet de la francophonie à se tenir sur le sol canadien, le premier ayant eu lieu à Québec en 1987 et le deuxième à Moncton, au Nouveau-Brunswick, en 1999.
Il faut rappeler que le président Léopold Senghor du Sénégal a été l’un des initiateurs de l’idée d’une conférence de la francophonie au début des années 1960. Cette proposition fut ensuite reprise par d’autres chefs d’État comme Habib Bourguiba (Tunisie), Norodom Sihanouk (Cambodge) et Diori Hamani (Niger). La Conférence des chefs d’État ayant le français en commun, appelée sommet de la francophonie, est l’instance suprême de la francophonie. Elle définit ses orientations, adopte toute résolution qu’elle juge nécessaire à son bon fonctionnement et à la réalisation de ses objectifs.
C’est aussi le sommet qui élit le secrétaire général et statue sur l’admission de nouveaux membres de plein droit, de membres associés et de membres observateurs à l’OIF. Le premier sommet a eu lieu à Paris en 1986. Depuis, le sommet se réunit tous les deux ans. Il est présidé par le chef d’État ou de gouvernement du pays hôte du Sommet actuel jusqu’au sommet suivant.
Envoyés spéciaux
M. KÉITA
H. KOUYATÉ
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Concerne l’asbl ” ASSOCIATION WALLONIE-EUROPE & ACADÉMIE DES ÉCRIVAINS PUBLICS DE WALLONIE ” (AsWalEuro).
http://www.webdonline.com/fr/services/guestbook/messages.asp?id=448618
http://www.societedesecrivains.com/index.asp
http://cours.funoc.be/essentiel/article/article.php?idart=51&id_result=Sommets/Forum
http://books.google.be/books?id=qwne4vSvCHAC&pg=PA125&lpg=PA125&dq=ecrivains+publics+de+langue+fran%C3%A7aise&source=web&ots=A_s1Gp8rcQ&sig=a04gViKGrrIazpon5X-d7URo-Nk&hl=fr#PPA126,M1
PRÉAMBULE DE CE FORUM
A Rome, le forum c’était la place où le peuple s’assemblait pour traiter des affaires publiques .
Pour qui est seulement de passage; pour qui veut laisser un petit signe, une trace, une phrase ou un texte; pour qui opère pour un parti ou une association; pour qui désire que l’on rédige l’un ou l’autre message à l’une ou l’autre occasion; pour communiquer, pour polémiquer, pour argumenter : BIENVENUE.
Président de l’Académie des Écrivains publics de Wallonie : Antoine Santinon
ECRIRE : UN ACTE SOCIAL
Le français est un vecteur important, pas seulement en Communauté française Wallonie-Bruxelles, car son rayonnement est international.
Dans toute société humaine, les relations que chacun entretient avec les autres sont codifiées, c’est-à-dire que la manière de se comporter d’une personne donnée face à une autre personne (appelée son interlocuteur) dépend des règles de politesse et de savoir-vivre qui ne sont pas écrites mais sont en usage et qu’il faut connaître pour jouer son rôle dans la société.
Propos sur le style : voir à l’adresse web suivante :
http://www.fabula.org/atelier.php?Style
Du style comme pratique: un article de
Laurent Jenny
D’origine rhétorique – le style désigne métonymiquement la manière d’écrire par son instrument (stilus) – la notion de style connaît en français une très grande extension. Elle dénomme alors une manière de faire, qui engage en dernière analyse une question de forme de vie. On peut rappeler la définition de Meyer Schapiro : «Par ‘style’, on entend la forme constante – et parfois les éléments, les qualités et l’expression constants – dans l’art d’un individu ou d’un groupe d’individus. Le terme s’applique aussi à l’activité globale d’un individu ou d’une société, comme quand on parle d’un ‘style de vie’ ou du ‘style d’une civilisation’.» En ce sens, le style n’implique pas à proprement parler de choix ou d’intention – probablement illusoires si on le conçoit comme un arbitrage totalement conscient du sujet – mais suppose, en aval, la confrontation par l’interprète (qui peut le cas échéant se trouver confondu avec le sujet de l’action) de différents possibles ?.
Le style, comme manière, est identifié par un objet lui-même défini par des coordonnées spatio-temporelles d’extension variable. Il est capital de noter que de ce point de vue, contrairement à l’histoire de l’art, les études littéraires ont très largement privilégié pour cette notion l’extension la plus restreinte : même si quelques travaux s’efforcent de prendre pour objet un style plus largement défini (temporel, générationnel), le style littéraire reste par excellence un style d’auteur.
Pour comprendre les enjeux d’une restriction de champ aussi considérable, une réflexion sur les usages de la notion dans le champ littéraire s’impose, sans interdire cependant la confrontation avec le champ artistique dans son ensemble.
Pratiques du style: attribution, pastiche.
Le style, condition de possibilité de l’interprétation.
Le style comme indice: le postulat de l’unité.
Une idéologie du texte.
Le style, quelques références.
Pratique de la stylistique, compte-rendu d’un récent ouvrage de méthodologie.
Christelle Reggiani
POURQUOI UN PRÉAMBULE ?
Parce qu’il est nécessaire d’expliquer clairement le positionnement de l’Académie des écrivains publics de Wallonie (AEPW). Nous voulons être là pour fournir de la résilience dans le respect de l’identité de chacun (e). A l’instar de la “Commission des écrivains publics de l’AWE” dont elle issue, l’AEPW veut rester une association de bénévoles (sans salaire donc) qui pratiquent dans un esprit chevaleresque.
POURQUOI ÉCRIRE ?
Parce que c’est une manière aimable de dire à ceux qu’on aime que l’on pense à eux, de leur dire ce que l’on est, de les informer, de les remercier ou de les féliciter, de leur souhaiter une fête ou un anniversaire, en un mot de leur prouver qu’ils sont dans nos pensées et dans notre coeur.
C’est aussi un moyen de les aider à supporter un chagrin, une maladie, de leur annoncer un événement ou de leut demander un service.
Comme autrefois, prenons le temps de savourer la vie, d’écrire ou de faire écrire de longues missives, de se donner la peine d’avoir un “style”. Adaptons le ton de la missive à l’âge ou à la personnalité du correspondant. Ne nous contentons pas de reconter brièvement les choses essentielles sans nous complaire dans les détails.
Il s’agit donc d’évacuer tout style télégraphique auquel la plupart des gens se complaisent à notre époque, à tel point que pour eux le lettre est devenue une sorte de hantise.
Conclusion
Nous devons compenser cette perte d’habitude de s’exprimer et faire en sorte qu’une lettre devienne un plaisir.
Autres considérations
La profession d’écrivain public évolue. Les écrivains publics interviennent pour rédiger des écrits administratifs ou personnels, remplir des imprimés, lire des courriers, informer.
Les demandes qui leur sont faites sont donc diverses, le domaine administratif étant toutefois le plus représenté.
Ils assurent aussi un rôle d’intermédiaire, permettant à ceux qui viennent les voir d’établir un contact et de maintenir un lien, avec des interlocuteurs variés, au-delà de leurs difficultés en lecture et en écriture.
Contrairement aux idées reçues, l’écrivain public n’est pas uniquement sollicité par des personnes ne sachant ni lire, ni écrire. Son travail peut également l’amener à rédiger des mémoires, que ce soit pour un particulier qui souhaite faire le récit de son existence, ou pour une entreprise qui veut garder trace de son passé. Ouvrages, rapports, monographies, travaux littéraires (réécriture, préparation de manuscrits), tout type de rédaction peut lui être confié.
Le sens du contact est primordial. Même s’il n’est pas soumis au secret professionnel, l’écrivain public respecte si nécessaire la confidentialité des propos tenus. Chacun exerce en fonction de sa personnalité et de son sens de la citoyenneté.
Voir le dossier
avril 15, 2008 à 3:49
—– Original Message —–
From: Santinon Antoine
To: SPANNEUT Ophelie ; PAULI Francois
Cc: Antoine Santinon Président de l’asbl AsWalEuro
Sent: Tuesday, April 15, 2008 5:36 PM
Subject: Re: réunion Modem 7 mai – élection bureau transitoire
Chers amis,
Sauf événement indépendant de ma volonté, je serai présent à la réunion du 7 mai 2008 qui a à son ordre du jour la constitution de la section du MODEM Belgique-Benelux
Je vous confirme l’intérêt que je porte au MoDem depuis la première invitation qui m’a été faite de participer à son essor. Par conséquent, je maintiens mon soutien à vos projets et à votre action. C’est pourquoi je participerai volontiers à la mise en place de l’ équipe de transition chargée d’organiser l’élection d’un Bureau avant l’été.
Bien à vous,
Antoine Santinon
http://innovatorieuropeibelgio.wordpress.com/
—– Original Message —–
From: SPANNEUT Ophelie
To: PAULI Francois ; santinon_antoine@voo.be ; AsWalEuro
Sent: Tuesday, April 15, 2008 4:25 PM
Subject: réunion Modem 7 mai – élection bureau transitoire
Bruxelles le 15 avril 2008,
Cher(e)s ami(e)s,
Nous tenons tout d’abord à remercier ceux d’entre vous qui ont pu participer au dîner de travail organisé le 27 février dernier. A cette occasion, nous avons pu faire mieux connaissance et échanger utilement sur les objectifs et l’organisation de la future section MODEM Belgique-Benelux.
Après les récentes élections municipales et cantonales, nous sommes à présent en mesure de vous convier à une réunion constitutive de la section:
Le mercredi 7 mai 2008 à partir de 19 heures au siège du Parti Démocrate Européen qui se trouve 4 rue de l’Industrie à Bruxelles (au niveau du square Meeus)
A cette occasion, dans l’attente de l’adoption du règlement intérieur du MODEM qui aura lieu en principe lors du Conseil National le 14 mai prochain à Paris, sera mise en place une équipe de transition chargée d’organiser l’élection d’un Bureau avant l’été.
Ceci nous permettra également de déléguer un représentant à la réunion du MDFE (Mouvement Démocrate – Français de l’Etranger) prévue le 13 mai, la veille du Conseil National.
Dans la perspective de la réunion du 7 mai, nous vous remercions de bien vouloir nous confirmer votre présence avant le 2 mai 2008 à l’adresse suivante: ophelie.spanneut@europarl.europa.eu. Vous pouvez nous faire part éventuellement de votre intérêt à participer à l’équipe de transition à la même adresse et dans le même délai. Nous vous rappelons que seuls les adhérents peuvent voter.
Nous vous transmettons nos salutations les plus cordiales.
Jean-Paul MINGASSON, ancien président de l’UDF Belgique
François PAULI, secrétaire général adjoint du groupe ADLE au Parlement européen
Ophélie SPANNEUT, présidente des jeunes UDF-Modem Belgique
Ophélie SPANNEUT
ALDE Policy adviser
Internal Market and Consumer Protection committee
Regional Development committee
European Parliament
Brussels:
Office PHS 06C59
Tel: +32 2 28 43 592 / +32 484 187 798
Strasbourg:
Office WIC M04021
Tel: +33 3 881 64 105 / +33 6 98 35 21 92
P Please do not print this e-mail unless absolutely necessary
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Veuillez noter que ma nouvelle adresse email est désormais ophelie.spanneut@europarl.europa.eu. Merci d’utiliser cette adresse pour vos envois ultérieurs.
Please note that my new email address is now ophelie.spanneut@europarl.europa.eu. You are invited to use it for all future correspondence.
avril 15, 2008 à 5:09
Pour une Afrique plus ambitieuse et volontaire
http://ravelthombet.canalblog.com/archives/2007/08/09/5850412.html
http://www.bacfrancais.com/bac_francais/366-montesquieu-esclavage-negres.php
Vous allez pouvoir accéder au commentaire composé de l’extrait “De l’esclavage des nègres (XV, 5)” tiré de “De l’esprit des lois” de “Montesquieu”.
Ce fichier contient un commentaire détaillé avec TROIS parties principales, une introduction, une conclusion, les transitions.
PASSAGE : Voir extrait ci-dessous.
Œuvres complètes de Montesquieuavec des notes de Dupin, Crevier, Mably, etc … :
http://books.google.be/books?id=rkcHAAAAQAAJ&pg=PA309&lpg=PA309&dq=si+%22j+avais%22+%C3%A0+soutenir+le+droit+que+nous+avons+de+rendre+les+n%C3%A8gres+montesquieu&source=web&ots=6j37pzP7DE&sig=EUaK9gc6rKnSmH4ILhvFqSReMsk&hl=fr
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La liberté est la condition fondamentale de l’épanouissement de la personnalité d’un être humain, Ce blog est un lien de rassemblement de toute la jeunesse africaine .
Extrait de Montesquieu à propos de l’Esclavagisme .
Montesquieu ne s’accommode pas de l’idée d’esclavage. Il décide donc de ridiculiser les esclavagistes dans le chapitre 5 du livre XV de « De l’esprit des Loi »: “Si j’avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les nègres esclaves, voici ce que je dirais”. Suit alors une liste d’arguments caricaturaux, dont le grinçant “si nous les supposions des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-mêmes chrétiens”, précurseur du “Pangloss” de Candide. C’est pourtant dans ce même livre, intitulé Comment les lois de l’esclavage civil ont du rapport avec la nature du climat, que Montesquieu commence à développer sa théorie sociologique des climats. Montesquieu aurait eu plusieurs intérêts dans les ports négriers de Bordeaux.
Dans la fameuse satire citée, Montesquieu tourne en dérision l’esclavage. Par un étrange retour des choses, ce texte est à tort parfois interprété au premier degré.
Si j’avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les nègres esclaves, voici ce que je dirais :
Les peuples d’Europe ayant exterminé ceux de l’Amérique, ils ont dû mettre en esclavage ceux de l’Afrique pour s’en servir à défricher tant de terres.
Le sucre serait trop cher, si l’on ne faisait travailler la plante qui le produit par des esclaves.
Ceux dont il s’agit sont noirs depuis les pieds jusqu’à la tête ; et ils ont le nez si écrasé qu’il est presque impossible de les plaindre.
On ne peut se mettre dans l’esprit que Dieu, qui est un être très sage, ait mis une âme, surtout bonne, dans un corps tout noir. Il est si naturel de penser que c’est la couleur qui constitue l’essence de l’humanité, que les peuples d’Asie qui font des eunuques, privent toujours les noirs du rapport qu’ils ont avec nous d’une façon plus marquée.
On peut juger de la couleur de la peau par celle des cheveux, qui, chez les Égyptiens, les meilleurs philosophes du monde, étaient d’une si grande conséquence qu’ils faisaient mourir tous les hommes roux qui leur tombaient entre les mains.
Une preuve que les nègres n’ont pas le sens commun, c’est qu’ils font plus de cas d’un collier de verre que de l’or, qui, chez des nations policées est d’une si grande conséquence.
Il est impossible que nous supposions que ces gens-là soient des hommes ; parce que, si nous les supposions des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-mêmes chrétiens.
De petits esprits exagèrent trop l’injustice que l’on fait aux Africains. Car, si elle était telle qu’ils le disent, ne serait-il pas venu dans la tête des princes d’Europe, qui font entre eux tant de conventions inutiles, d’en faire une générale en faveur de la miséricorde et de la pitié ?
Montesquieu, De l’Esprit des lois, XV, 5
Questions d’observation :
http://www.farum.unige.it/francesistica/pharotheque/analyse.textuelle/Texte%205%20Montesquieu.htm
1/ À quel type de texte avons-nous à faire ?
L’Esprit des lois est un texte philosophique, ce qui suppose que l’auteur soutient un certain nombre de thèses, à l’aide d’arguments. La position qu’il défend dans son texte est donc théoriquement la sienne. « De l’esclavage des Nègres », extrait de L’Esprit des lois, relève a priori du même genre de discours : le texte propose une thèse (« le droit de rendre les Nègres esclaves ») soutenue par un certain nombre d’arguments.
2/ Dans ce cadre, quelle est l’utilité de la première phrase ?
La première phrase est une phrase conditionnelle, introduite par « Si ». Elle suppose donc que la position adoptée par Montesquieu est une position théorique, hypothétique, soumise, qui plus est, à une contrainte : « Si j’avais à soutenir… » = si je me trouvais dans l’obligation de soutenir…
La première phrase propose donc un contrat de lecture particulier de l’argumentaire qui va suivre : Montesquieu n’assume pas réellement la thèse qu’il se propose pourtant de défendre ; il adopte une posture théorique, celle du défenseur de l’esclavage.
En faisant débuter son texte par une hypothèse, Montesquieu introduit donc en quelque sorte une distance entre son texte et lui, en laissant supposer que la position théorique qu’il adopte n’est pas sa position réelle.
Question d’analyse :
Comment se manifeste l’ironie dans ce texte ? Pourquoi est-elle difficile à cerner ?
L’ironie du texte est étroitement liée au statut de la première phrase, qui est en quelque sorte l’indice initial d’un décalage entre la position théorique de Montesquieu et sa position réelle.
Cette ironie est difficile à cerner car la distance entre ces deux positions s’établit très progressivement :
- les deux premiers arguments avancés par Montesquieu sont en effet recevables, “convaincants”, dans une logique historique (« Les peuples d’Europe ayant exterminé ceux de l’Amérique, ils ont dû mettre en esclavage ceux de l’Afrique, pour s’en servir à défricher tant de terres. » = c’est une des causes historiques de l’esclavage des Africains) ou économique (« Le sucre serait trop cher, si l’on ne faisait travailler la plante qui le produit par des esclaves. » = c’est le principal argument économique justifiant l’esclavage). Si ces deux arguments peuvent paraître choquants, surtout pour un regard moderne, ils ne constituent pas, en eux-mêmes, une attaque, même voilée, de l’esclavage, étant donné que l’argumentation ne se situe pas ici sur un plan moral. L’ironie n’est donc pas encore perceptible.
- Les deux arguments suivants sont d’un tout autre type, puisqu’ils reposent sur un jugement esthétique (« Ceux dont il s’agit sont noirs depuis les pieds jusqu’à la tête ; et ils ont le nez si écrasé qu’il est presque impossible de les plaindre. »), forcément subjectif, et font appel à une interprétation, partiale, de la religion chrétienne (« On ne peut se mettre dans l’idée que Dieu, qui est un être très sage ait mis une âme, surtout une âme bonne, dans un corps tout noir »). L’argumentation glisse désormais sur le plan moral, mais ne fait que reprendre un discours d’époque, que Montesquieu aurait pu partager avec bon nombre de ses contemporains.
L’ironie n’est donc toujours pas perceptible, mais les arguments deviennent plus choquants, et plus relatifs, en glissant sur le plan moral.
- Voyons désormais les trois arguments suivants : le premier repose sur une comparaison avec les peuples d’Asie qui, à l’époque, et en particulier chez Montesquieu, représentent un anti-modèle (« Il est si naturel de penser que c’est la couleur qui constitue l’essence de l’humanité, que les peuples d’Asie, qui font des eunuques, privent toujours les noirs du rapport qu’ils ont avec nous d’une façon plus marquée. »). Or, le comportement des peuples d’Asie ne pouvait en aucun cas constituer un argument d’autorité, étant donné que ceux-ci incarnaient une anti-valeur. L’argument suivant introduit un soupçon supplémentaire, puisque « chez les Égyptiens, les meilleurs philosophes du monde », c’est la couleur des cheveux (roux), et non celle de la peau, qui décide des limites de l’humanité. Enfin, l’argument suivant consacre réellement la relativité totale de l’argumentation, à travers celle, justement, de la valeur accordée aux choses (« Une preuve que les nègres n’ont pas le sens commun, c’est qu’ils font plus de cas d’un collier de verre que de l’or, qui, chez des nations policées, est d’une si grande conséquence. »). Le goût tout subjectif des “nègres” pour la verroterie renvoie à celui des « nations policées » pour l’or, puisque c’est, dans un cas comme dans l’autre, la rareté qui fait la valeur.
Ainsi, plus on avance dans l’argumentation, moins celle-ci est convaincante, et se contredit elle-même. Or, l’ironie naît justement de ce décalage entre le but déclaré de l’argumentation (légitimer l’esclavage), et son effet réel (rendre les critères justifiant l’esclavage complètement subjectifs). Et dans ce décalage se laisse entendre la polyphonie du texte, autrement dit le double discours que l’on y trouve : celui, hypothétique, de Montesquieu (il fait comme s’il défendait l’esclavage), et son discours réel, implicite.
Les deux derniers arguments marquent une étape supplémentaire dans ce décalage, puisque les arguments avancés veulent exactement dire le contraire de ce qu’ils semblent dire :
- « Il est impossible que nous supposions que ces gens-là soient des hommes ; parce que, si nous les supposions des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-mêmes chrétiens. » est une attaque déguisée de la conception religieuse que suppose l’esclavage = les défenseurs de l’esclavage ne sont pas de vrais chrétiens.
- « De petits esprits exagèrent trop l’injustice que l’on fait aux Africains. Car, si elle était telle qu’ils le disent, ne serait-il pas venu dans la tête des princes d’Europe, qui font entre eux tant de conventions inutiles, d’en faire une générale en faveur de la miséricorde et de la pitié ? » est un appel, politique, à l’abolition de l’esclavage, au nom de la miséricorde et de la pitié.
Dans ce dernier argument, la force illocutoire du discours de Montesquieu éclate au grand jour, amenant ainsi à une relecture de tout le texte, éclairé désormais par sa véritable fonction : abolir l’esclavage.
L’ironie est donc dans ce texte très subtile, puisqu’elle repose sur les failles, de plus en plus visibles, de l’argumentation. Celles-ci laissent apparaître, dans cette distance croissante entre le but théorique de tout discours argumentatif (convaincre), et son but réel dans le texte (susciter le doute), la position réelle de Montesquieu .
avril 16, 2008 à 11:17
Bella Ciao est le chant des partisans italiens. Il s’inspire d’une chanson populaire, traditionnelle et protestataire chantée par les “mondine”, des femmes travaillant dans les rizières de la plaine du Pô.
http://www.youtube.com/watch?v=4UE40dUZL2Q
Bella ciao, le souffle d’une mémoire: http://www.lesgrandslunaires.org/2003/bella-ciao.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bella_ciao_(chant)
http://www.chambre-claire.com/PAROLES/Bella-Ciao.htm
Cette chanson est également utilisée comme hymne dans les meetings du Parti socialiste français et plus particulièrement dans les réunions du Mouvement des jeunes socialistes français. Il représente une bonne alternative à l’Internationale plus rattachée à l’extrême gauche et au Chant des partisans, considéré comme plus triste et morose. Il est également, souvent repris lors des manifestations .
Ce morceau traditionnel, que l’on peut même entendre durant les meetings socialistes français, est emblématique de la gauche italienne. Chanté en son temps par Yves Montand, il provient des plaines du Pô où, à une autre époque, il était repris par les femmes travaillant dans des rizières dans des conditions plutôt difficiles : http://radiolibre.be/608/mais-quest-ce-quils-chantent-3-bella-ciao
http://www.youtube.com/watch?v=uT-axQy92jY&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=55yCQOioTyY
Versions italiennes
Version originelle
Alla mattina appena alzata
O bella ciao bella ciao bella ciao, ciao,ciao
Alla mattina appena alzata
In risaia mi tocca andar
E fra gli insetti e le zanzare
O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
E fra gli insetti e le zanzare
Un dur lavoro mi tocca far
Il capo in piedi col suo bastone
O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
Il capo in piedi col suo bastone
E noi curve a lavorar
O mamma mia o che tormento
O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
O mamma mia o che tormento
Io t’invoco ogni doman
Ma verrà un giorno che tutte quante
O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
Ma verrà un giorno che tutte quante
Lavoreremo in libertà.
Chanson de protestation piémontaise, écrite par une personne anonyme, comme souvent pour les chants populaires. Il exprime la protestation des “mondine”, les femmes travaillant dans les rizières d’Italie du Nord, dans de dures conditions de travail. Celui-ci consistait à ramasser le riz dans les plantations et ce travail s’accomplissait de juin à juillet. Les femmes devaient rester courbées pendant toute la journée, les pieds dans l’eau, sous le regard et les brimades des surveillants.
Sur l’air de la chanson traditionnelle des “mondine”, les paroles ont été écrites pour la lutte antifasciste .
Una mattina mi son svegliato
O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao
Una mattina mi son svegliato
E ho trovato l’invasore
O partigiano porta mi via
O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao
O partigiano porta mi via
Che mi sento di morire
E se io muoio da partigiano
O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao
E se io muoio da partigiano
Tu mi devi seppellire
E seppellirai lassù in montagna
O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao
E seppellire lassù in montagna
Sotto l’ombra di un bel fiore
E la gente che passerano
O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao
Tutte le genti che passerano
Mi dirano chè bel fiore
Questo è il fiore del partigiano
O bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciao
Questo è il fiore del partigiano
Morto per la libertà.
L’expression “Bella ciao” en italien n’a pas vraiment de sens, c’est plutôt une interjection. Elle est utilisée ici pour interpeler le spectateur sur le sort des “mondine”, puis des partisans.
Version originale : Domaine public
http://www.marxists.org/subject/art/music/lyrics/it/bella-ciao.htm
avril 16, 2008 à 4:44
LE CHANT DES PARTISANS
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Chant_des_partisans
L’idée et l’ébauche de la mélodie du Chant des Partisans sont de la chanteuse et compositrice Anna Marly qui le reprit en 1943 à Londres, car celui-ci existait déjà au moment des périodes de soulèvements bolchéviques en Russie. Ainsi donc, elle composa la musique et les paroles originales dans sa langue maternelle, le russe. Puis Joseph Kessel et son neveu, Maurice Druon, tous deux auteurs ayant quitté la France pour rejoindre l’Angleterre et les Forces françaises libres du Général de Gaulle, et futurs académiciens, récrivirent les paroles, ayant proposé la variante française du texte le 30 mai.
Devenu l’indicatif de l’émission de la radio britannique BBC “Honneur et Patrie”, puis comme signe de reconnaissance dans les maquis, “Le Chant des Partisans” était devenu un succès mondial. On avait choisi de siffler ce chant, car la mélodie sifflée restait audible malgré le brouillage de la BBC effectué par les Allemands.
C’est la sœur de Jean Sablon, Germaine, qui l’amena à sa forme finale et en fit un succès.
Largué par la Royal Air Force sur la France occupée, et écouté clandestinement, ce succès se répandit immédiatement tant en France qu’ailleurs dans les milieux de la Résistance et des Forces Françaises de l’Intérieur. Il se prolongea dans de nombreuses interprétations ultérieures dont celle d’Yves Montand est la plus célèbre.
Outre Germaine Sablon, Armand Mestral, Marc Ogeret, Yves Montand, Léo Ferré, Jean Ferrat, Johnny Halliday, Jean-Louis Murat et René Binamé ont interprété cette chanson que le groupe Zebda a également adapté sous le nom de Motivés.
Créée par la même équipe, la Complainte du partisan a connu un succès populaire en France dans les années 1950[réf. nécessaire] mais s’effaça devant le Chant des Partisans, relancé par André Malraux lors de la cérémonie d’entrée des cendres de Jean Moulin au Panthéon de Paris.
Le manuscrit original du Chant des partisans a été classé monument historique par le ministère de la Culture en décembre 2006[1].
http://www.dailymotion.com/video/x34rlg_le-chant-des-partisans_politics
http://www.youtube.com/watch?v=fcdoaNsaQos
http://www.youtube.com/watch?v=QRhg-Ioik8c
Chansons populaires
Le chant des partisans
Paroles: Maurice Druon, Joseph Kessel. Musique: Anna Marly 1943
© Editions Breton
autres interprètes: Anna Marly, Germaine Sablon, Bordas, Yves Montand, Johnny Hallyday, Pierre Nougaro, Claude Voincy, Luc Barney, Armand Mestral, Lucien Lupi
note: Textes original en russe d’Anna Marly, puis adapté en français.
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Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme.
Ce soir l’ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.
Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau : dynamite…
C’est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève…
Ici chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l’ombre à ta place.
Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute…
Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu’on enchaîne ?
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh…
http://www.fndirp.asso.fr/chantpartisans.htm
Le Chant des Partisans, “La Marseillaise de la Résistance”, fut créé en 1943 à Londres. Immédiatement, il devint d’hymne de la Résistance française, et même européenne. La génération des 20-30 ans se le réapproprie, sur un rythme au goût du jour, sans pour autant en changer un seul mot, dans son combat contre la xénophobie…Ce n’est pas un hasard : “ami, entends-tu… ” est un chant de fraternité, de combat contre les forces de la nuit, un appel intemporel à résister . La Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes tient donc à ce que son histoire soit connue.
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” Ce chant est à jamais inscrit dans l’histoire”
( Pierre SEGHERS, “La Résistance et ses poètes”, Ed. Seghers, 1975).
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Il est né le 30 mai 1943 dans la banlieue de Londres, entre midi et 16 heures.
Chanté à voix basse, sifflé sourdement, le Chant des Partisans évoque la chape de plomb
qui s’est abattue sur le pays occupé,
la censure, les souffles et murmures de la clandestinité,
la nuit où des ombres furtives collent des affiches, sabotent les voies ferrées,
se glissent dans les maquis, se cachent loin des poteaux d’exécutions .
Mais l’âpreté des paroles en dit long sur la lutte implacable des maquisards et des combattants de l’ombre, sur le nécessaire recours aux armes, sur les risques de chaque minute.
Hymne de la Résistance, “Le Chant des Partisans” est aussi un appel
à la lutte fraternelle pour la liberté :
“C’est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères ;
la certitude que le combat n’est jamais vain “si tu tombes, un ami sort de l’ombre”.
Et si la fin de ce chant semble absorbée par la nuit et se perdre, c’est que la nuit est l’heure de tous les rêves, à commencer par le rêve d’une liberté à conquérir éternellement.
Chant de fraternité, nul ne peut confisquer le Chant des Partisans à des fins contraires
à ses origines et son sens profond…
Comme nul ne peut confisquer La Marseillaise, hymne de la Révolution Française
fondatrice des valeurs d’égalité, et de démocratie qui sont celles de la Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes .
http://www.revoltes.net/spip.php?article15
avril 16, 2008 à 7:43
Base antarctique Princesse Élisabeth
- Wikipédia
La Base antarctique Princesse Élisabeth est une nouvelle base scientifique belge en Antarctique. Elle a été construite lors de l’Année polaire internationale
.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Base_antarctique_Princesse_Elisabeth#Missions
Après plusieurs années sans aucune expérimentation belge en Antarctique et l’Année Polaire Internationale 2007-2008 coïncidant avec le cinquantième anniversaire de la construction de la Base Roi Baudouin, il fut décidé à l’initiative de la Fondation polaire internationale avec le soutien de la Fondation Roi Baudouin de construire une nouvelle base scientifique non loin de la précédente.
avril 19, 2008 à 10:36
Prodi quitte la présidence du Parti démocrate
Rédaction en ligne http://www.lesoir.be/actualite/monde/prodi-quitte-la-presidence-du-2008-04-17-592250.shtml
jeudi 17 avril 2008, 09:45
Le chef du gouvernement de centre-gauche sortant en Italie Romano Prodi quittera prochainement la présidence du Parti démocrate (PD) pour laisser la place « à un nouveau groupe dirigeant » capable « de regarder vers l’avenir », a-t-il annoncé à la presse italienne.
EPA
Le président du conseil démissionnaire qui cèdera sa place début mai au chef de la droite Silvio Berlusconi — vainqueur des législatives de dimanche et lundi — répondait à une question de journalistes italiens mercredi soir à New York où il se trouvait pour participer à une réunion consacrée à l’Afrique au siège des Nations-Unies.
M. Prodi abandonne ainsi la seule responsabilité politique qu’il aurait pu conserver à la suite de la défaite de son camp aux élections législatives des 13 et 14 avril. Le Parti démocrate est né à l’automne dernier de la fusion entre les anciens communistes du PDS et des catholiques de gauche.
M. Prodi a laissé entendre qu’il allait s’entretenir très rapidement de son départ de la présidence du PD avec Walter Veltroni, le secrétaire du PD qui était le candidat de la gauche lors du scrutin législatif, mais que sa décision était irrévocable.
M. Prodi s’est défendu d’avoir pris sa décision à la suite de la défaite de la coalition de gauche, en précisant qu’il avait écrit à Walter Veltroni avant les élections pour lui faire part de son intention.
avril 19, 2008 à 10:52
POLITICA
16 aprile 2008 http://diegomelchior.ilcannocchiale.it/post/1873369.html
Ultime leçon pour la gauche française.
« Comunque vada. Grazie Walter. » Ce sont les mots d’un ancien militant du PCI, une fois connu la défaite du centre-gauche aux élections du 13 et 14 avril dernier. Oui, nous pouvons remercier Walter Veltroni pour la formidable campagne électorale menée ces trois derniers mois, mais aussi pour avoir su porter le centre-gauche au plus haut résultat de son histoire. Le Pd a totalisé 33,3% des voix à la Chambre des députés et 33,8% au Sénat. La coalition Pd+Italia dei Valori totalise 37,7% des voix à la Chambre et 38,1% au Sénat. L’Ulivo mené par Romano Prodi en 2006 n’avait totalisé que 31,3% des voix. Grazie, Walter !
Le retour de Silvio Berlusconi… La Ligue du Nord triomphe .
La victoire de la droite est sans appel. La coalition Pdl+Lega Nord remporte 340 sièges à la Chambre des députés et 167 au Sénat ce qui permet à Silvio Berlusconi de gouverner sans compromis. L’Italie est à nouveau entre les mains du Cavaliere. Que dire de cette victoire de la droite ? D’abord que, du point de vue de la stratégie, c’est grâce au Pd qu’elle est victorieuse. Après que Walter Veltroni a déclaré que le Pd se présenterait seul aux élections, Berlusconi lui a immédiatement emboîté le pas en ne commettant pas l’erreur de présenter une vaste coalition. Alleanza nazionale et Forza Italia confluant dans le Popolo della Libertà, Berlusconi s’est allié, au Nord, avec la Ligue, et au Sud, avec le Mouvement pour les Autonomies.
Ensuite, le score du Pdl n’est pas exceptionnel en soi : 38,5% alors qu’en 2001, il avait été de 41,4%. En revanche, c’est la Ligue du Nord qui a surpassé son score habituel et permet à Berlusconi, d’ailleurs, au Sénat, d’avoir la majorité suffisante pour gouverner. Dans un article précédent, j’avais parlé d’une contamination croissante des citoyens par « l’esprit de la Ligue ». Je crois que, cette fois, nous y sommes : les idées de la Ligue, au Nord, ont définitivement un poids réel chez les citoyens. C’est grave, très grave. La Ligue du Nord qui ne présentait que des candidats dans les régions du Nord et dans quelques régions du centre a totalisé environ 8% des voix. Même en Emilie-Romagne, région rouge peu réceptive au discours populiste de la Ligue, son score a été de 7% ! Cette élection avant d’être la victoire de Berlusconi est la victoire de Bossi et de ses acolytes, Maroni et Calderoli. La Ligue est tout ce qui a de plus nauséabond en Italie : populisme, xénophobie, racisme, campanilisme, sécessionnisme, exagération verbale, anticulture et sportivisme, extrémisme. Mais, pourtant, la Ligue est la condition de la victoire de Silvio Berlusconi. La Ligue qu’on croyait morte est de retour et se pose dans certaines villes telles que Turin comme le second parti politique. La Ligue sort triomphante de ces élections qu’elle en vient même à gêner la droite de Fini et Berlusconi, étonnée par l’excellent résultat d’un allié sur qui elle a toujours compté mais tout en le méprisant continuellement. Aujourd’hui, c’est la Ligue du Nord qui tient la démocratie italienne dans sa main : les 23 sénateurs sont la condition à la survie du gouvernement Berlusconi, toute défection de leur part, à l’avenir, pourra le faire chuter.
Les grandes idéologies du XXe siècle envoyées aux oubliettes de l’histoire .
Ci-gît le socialisme italien. Ci-gît : l’écologisme politique. Ci-gît la gauche néo-communiste.
Avec 0,9% des voix, le Parti Socialiste Italien n’a pas de sièges au Parlement : c’est la première fois depuis l’entrée au Parlement italien du PSI que le socialisme italien n’aura pas de représentants. Le socialisme et la social-démocratie ont définitivement vécu. Leur échec prouve que leur projet de société n’est pas viable au XXIe siècle.
La grande surprise de cette élection aura été bien sûr l’anéantissement de la gauche radicale à laquelle s’étaient alliés les Verts qui, du coup, ne pourront pas faire entendre leur voix au Parlement. Alors qu’elle avait totalisé plus de 10% des voix en 2006, la gauche radicale incarnée cette fois-ci par La Sinistra/L’Arcobaleno n’a obtenu que 3,2% des voix, perdant ainsi tout espoir d’avoir des députés et des sénateurs. Les reliques du communisme italien sont définitivement mortes au soir du 14 avril, au Hardrock Café, à Rome, devant l’ambassade américaine. Ironie du sort… Fausto Betinotti, leader historique, se retire de la vie politique tandis que Rifondazione comunista semble bien partie pour des années de déchirements politiques internes. Le modèle de société proposée par la gauche radicale n’a pas su convaincre les Italiens. L’anéantissement de la gauche radicale italienne est un avertissement pour toutes les autres formations de la gauche radicale européenne qui voudraient suivre cette voie politique : le guévarisme à la sauce européenne comme le refus de la mondialisation sont des impasses qui mènent droit à la défaite. La gauche radicale italienne n’était pas une gauche de posture. Au contraire, même si idéologique, elle avait un programme bien clair et bien défini. Mais c’est ce programme qui a été sanctionné, l’électorat traditionnel de la gauche radicale se reportant soit sur le Pd, principale force de gauche, soit sur la Ligue du Nord…
Comment expliquer l’ « échec » du centre-gauche ?
Indéniablement, le fait d’avoir exercé le pouvoir dans la législature précédente n’a pas aidé, mais il est quand même assez difficile de parler d’un échec pour le Parti démocrate. Le Parti démocrate s’est imposé comme le parti de gauche par excellence : il a été capable de rassembler, derrière ses couleurs, toute la gauche, La Sinistra/L’arcobaleno se réduisant dès lors à une peau de chagrin. Néanmoins, le Parti démocrate n’a pas su rassembler au-delà de son électorat traditionnel puisque c’est la droite qui a gagné finalement ces élections. Il faut l’avouer : personne au Parti démocrate n’avait prévu une telle issue pour ces élections, c’est-à-dire une nette victoire de la droite et un très gros résultat pour le Pd, absorbant les voix de la gauche radicale. L’objectif était, en plus de rassembler à gauche, de prendre les voix de l’électorat modéré. Or cet électorat modéré s’est maintenu : l’Union du centre de Casini a totalisé 5,5% des voix ce qui la fait devenir troisième parti du Parlement et la coalition de Silvio Berlusconi n’a pas été repoussée assez loin à droite puisque émerge une force d’extrême droite, La Destra, totalisant 2,5% des voix, soit presque autant que la gauche radicale.
La relique de démocratie chrétienne la plus traditionnelle incarnée par l’Udc devait elle aussi mourir à ces élections comme cela été le cas pour le socialisme, l’écologisme et le communisme. Malheureusement, le centre/centre-droit existe toujours en tant que tel. Les voix qu’a pris l’Udc devaient être pour le Parti démocrate. Ce sont ces voix qui devaient faire gagner le Parti démocrate. Qu’en déduire ? Le Parti démocrate a atteint l’objectif de rassembler à gauche. Mais n’a pas réussi à convaincre un électorat modéré. La conséquence est directe : le centre modéré reste autonome et une fuite en avant de voix s’est opérée vers la Ligue du Nord.
Le Parti démocrate avait un excellent programme économique ni trop à gauche ni trop modéré, un vrai programme de centre-gauche. À juste titre, Walter Veltroni a axé sa campagne sur la lutte contre la précarité, thème de gauche par excellence. Et d’ailleurs, si le Pd a obtenu autant de voix, c’est parce que ce discours exigeant a su convaincre les Italiens. Cependant, sur certains sujets, le Pd a fait l’impasse. Les démocrates ont bien peu parlé d’Europe et de la question fédérale pendant cette campagne alors que, caricaturés au possible, ces deux thèmes, en plus de celui de l’immigration, ont été portés sans interruption par la Ligue du Nord. Pour pouvoir surpasser le seuil des 35% et gagner les élections, il faut, dès à présent, apporter un projet modéré alternatif à l’extrémisme de la Ligue sur la question européenne et le fédéralisme en Italie. Enfin, tout en restant attaché à l’idée de laïcité, il faut aussi revoir le discours vis-à-vis du catholicisme et de l’Eglise. Être plus clair et plus consensuel sur les questions de mœurs permettra de drainer définitivement les voix du centre catholique qui voterait encore pour le centre-droit.
Malgré la défaite, le Parti démocrate ne doit ni succomber aux divisions internes entre anciens ds et anciens dl ni aux querelles de personnes. Uni derrière son leader, le Parti démocrate reste une formidable machine de guerre politique.
Vers la Troisième république italienne… avec Silvio Berlusconi .
La nouvelle saison politique souhaitée par Walter Veltroni ne s’ouvrira donc pas. Le retour de Silvio Berlusconi s’inscrit au contraire dans la continuité politique : les mêmes idées, les mêmes méthodes, les mêmes personnes. Le berlusconisme n’est pas mort et vivra encore quelques années. Le berlusconisme triomphant à ces élections, c’est la victoire d’un modèle européen pour la droite. Si en termes d’idées politiques, c’est Margaret Thatcher qui la première renouvelle le logiciel de la droite, en termes de stratégie et d’image politique, Silvio Berlusconi est le premier en Europe à avoir fait sortir la droite des sentiers battus. L’alliance avec la droite extrême, le populisme, le contrôle des médias, les petites phrases, l’étalement de la vie privée : c’est Berlusconi qui a tout inventé. Le berlusconisme est aujourd’hui une référence indispensable pour la droite, référence que Nicolas Sarkozy, en France, a fait sienne….
Si effectivement, l’Italie ne connaîtra pas une nouvelle saison politique, une nouvelle saison institutionnelle s’est néanmoins déjà ouverte. C’est la grande nouveauté de cette élection : l’apparition d’un bipolarisme au sein du Parlement italien. Le Pd et le Pdl totalisent à eux deux environ 70% des voix. Les Italiens ont fait le choix de la clarté politique, donc du bipolarisme. Les Italiens ont aussi fait le choix de la légalité : le score significatif réalisé par Italia dei Valori menée par l’ancien juge Di Pietro prouve bien que les Italiens souhaitent voir un parlement honnête et intègre. L’antipolitique n’a pas triomphé, même si l’abstention a légèrement augmenté. Les Italiens se sont intéressés à ces élections et ont choisi. La droite devra gouverner pendant cinq ans. Espérons que les réformes seront convenablement menées pour que naisse une Troisième République digne de ce nom.
Le fil éditorial de ce blog était clair dès le départ : montrer en quoi l’expérience italienne du Parti démocrate pouvait être un sujet de réflexion pour la gauche française. Je crois bien qu’avec ces élections qui sont arrivés à l’improviste mon étude ce clos. Que retenir alors ? La création du Parti démocrate, le 14 octobre dernier, a été l’accouchement d’un processus et la naissance d’une nouveauté. Ce parti est né démocratiquement : 3 millions d’électeurs ont participé à la désignation du leader et des membres de la constituante. Des primaires italiennes, le PS devrait s’inspirer. Je pense qu’à l’avenir, il sera plus judicieux de faire désigner le candidat à la Présidence de la République par des primaires nationales, non limitées aux seuls adhérents du parti. Grâce à cette forte légitimité démocratique, Walter Veltroni a pu démarrer une campagne électorale sans accros, une fois la chute imprévue du gouvernement Prodi en janvier 2008.
Le Parti démocrate avait choisi dès le départ de se placer au centre-gauche de l’échiquier politique en proposant un programme ambitieux, clair et modéré où primait le consensus. En rompant avec la gauche radicale, le Pd s’est émancipé. Le centre-gauche a refusé d’être plus longtemps l’otage d’une gauche idéologique et maximaliste. Cette stratégie a payé puisque le Pd est à l’heure actuelle la seule force de gauche capable de tenir tête à la droite berlusconienne. Le boulet au pied de la gauche réformiste qu’était la gauche radicale s’est détaché aux dernières élections une fois La Sinistra/L’arcobaleno anéantie. La crédibilité du Parti démocrate, et donc son résultat très satisfaisant aux dernières élections, résument clairement ce que j’ai cherché à démontrer sur ce blog depuis septembre. La gauche française, si elle veut gouverner, doit d’abord ouvrir un dialogue important avec le centre pour mettre au point un programme modéré qui reçoive le maximum de consensus. En parallèle, le PS doit rompre tous ses liens avec la gauche radicale tout en continuant à s’adresser à son électorat pour à la fois rassembler à gauche, mais pas seulement. Le recentrage est indispensable et doit, je pense, s’opérer, à l’heure actuelle, même au-delà du Modem.
L’aboutissement du processus qui a donné naissance au Pd a été particulièrement long. Si la gauche italienne en est déjà arrivée à la fin, la gauche française a à peine entamé un processus de ce genre. La voie réformiste de centre-gauche où sont conciliés tenants de la tradition socialiste et tenants du christianisme social est la seule voie possible pour battre la droite française. Le centre-gauche italien nous a montré le chemin suivre, emboîtons-lui le pas .
(A lire sur Quindi…, l’article d’Arnaud qui montre bien notamment que les gouvernements Berlusconi précédents ont été des désastres…)
Pour continuer à me lire à l’avenir : c’est par ici, maintenant. A bientôt.
berlusconi, pd, elezioni, veltroni, centro-sinistra, ségolène royal, françois bayrou, ps, modem, pdl, centre-gauche,
avril 22, 2008 à 12:05
Alitalia: Rome va proposer un plan pour convaincre Air France-KLM
jeu 10 avr http://www.rtlinfo.be/rtl/news/article/117562/–Alitalia:+Rome+va+proposer+un+plan+pour+convaincre+Air+France-KLM
Le gouvernement italien va proposer la semaine prochaine un plan à Air France-KLM pour convaincre la compagnie franco-néerlandaise de reprendre les négociations de rachat d’Alitalia avec les syndicats, a indiqué jeudi un haut responsable.
“Le gouvernement peut prendre une initiative afin de rassembler toutes les parties”, a déclaré le sous-secrétaire à la présidence du conseil, Enrico Letta lors d’une réunion avec les syndicats de la compagnie.
“Une première phase est celle des contacts informels et une seconde sera formelle avec la présentation d’un document pour faire revenir Air France la semaine prochaine”, a ajouté le responsable, sans donner aucun détail sur cette proposition.
L’Etat italien est actionnaire d’Alitalia à 49,9%. Une telle initiative interviendra après les élections législatives de dimanche et lundi et alors que la prise de fonction du nouveau gouvernement devrait intervenir mi-mai au plus tôt.
Auparavant, M. Letta avait affirmé que “la porte d’Air France-KLM peut se rouvrir”. “Nous sommes dans une cristallerie et le moindre mouvement peut tout casser”, avait-il averti.
En ouvrant la réunion, Enrico Letta avait appelé les syndicats d’Alitalia à saisir “la dernière chance” de reprendre les négociations avec Air France-KLM sur son offre de reprise.
“Il est indispensable que cette deuxième et dernière chance se concrétise à partir d’aujourd’hui et dans les prochains jours, loin de la pollution de la campagne électorale qui a tant nui à la compagnie”, a déclaré M. Letta, selon le texte de son intervention diffusé par la présidence du conseil.
Air France-KLM a entrouvert une porte lundi à la reprise des contacts avec les syndicats d’Alitalia après la rupture des négociations le 2 avril tout en soulignant que ce rachat ne pourrait se faire que sur la base de son plan de rachat.
De leur côté, les syndicats ont demandé au gouvernement de s’impliquer directement dans les négociations entre syndicats et Air France-KLM.
“Nous demandons au gouvernement de prendre une responsabilité directe pour éviter les diktats et ultimatums”, a déclaré le secrétaire général de la branche transport de la Cisl (catholique), Claudio Genovesi.
Le ministre du Développement économique, Pierluigi Bersani, a rappelé qu’un éventuel prêt-relais en faveur d’Alitalia ne pourrait intervenir qu’après un accord avec Air France-KLM.
Alitalia disposait fin mars de ressources financières d’environ 170 millions d’euros et a averti en début de semaines qu’elle ne pouvait poursuivre son activité “qu’à très court terme”.
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Le lundi 21 avril 2008
Quand les parents dérapent
Isabelle Hachey
La Presse
La ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, dévoile lundi un plan de lutte contre la violence à l’école. Il était temps, disent les profs, de plus en plus troublés par la violence dont ils sont victimes. Une violence qui se manifeste parfois là où on ne l’attend pas. Dans les classes de maternelle, par exemple. Ou chez les parents rendus fous furieux par une mauvaise note de leurs petits chéris.
Quand Serge Morin était directeur d’une école secondaire à Cap-de-la-Madeleine, il s’est frotté à des parents encore plus indisciplinés que les élèves dont il avait la charge. Des parents parfois carrément dangereux. «J’ai même été séquestré pendant une heure et demie dans mon bureau!», s’exclame le président de la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement (FQDE).
Les parents étaient furieux parce que leur fille rebelle avait été suspendue. Ils sont arrivés à l’école sans crier gare. «Ils sont entrés dans mon bureau, raconte M. Morin. Le père s’est installé de façon à bloquer la porte. Ils ont dit: «On va sortir d’ici quand tu auras réadmis notre fille.» Il y a eu une demi-heure de silence, pendant laquelle je me suis caché derrière mon crayon et mes feuilles en faisant semblant de travailler.»
Le directeur d’école s’en est tiré avec une belle frousse. «Au bout d’un moment, je me suis dit que le pire qui pouvait m’arriver, c’est qu’ils me battent.» Il a rompu le silence. L’atmosphère s’est détendue, et les parents ont fini par s’en aller. «Je n’ai pas porté plainte parce que cela n’aurait aidé en rien la jeune fille.»
En Grande-Bretagne, on appelle ça la school rage. Là-bas comme ailleurs, le phénomène des parents enragés qui s’en prennent aux profs et aux directeurs d’école semble de plus en plus fréquent. «On en parle beaucoup entre nous, confie M. Morin. Dans un établissement moyen, une école primaire de 300 à 400 élèves, je suis certain que ça doit arriver une dizaine de fois par an.»
Mesures de protection
http://www.cyberpresse.ca/article/20080421/CPPRESSE/80420150/6488/CPACTUALITES/?utm_campaign=retention&utm_source=bulletin&utm_medium=email
Plusieurs écoles ont adopté des mesures de protection contre ces adultes déchaînés. «Désormais, on suggère aux profs de ne pas rencontrer les parents sans être accompagnés d’un collègue, et jamais après 17h, quand ils risquent de se retrouver seuls dans l’école», dit le chercheur Denis Jeffrey, auteur du livre Enseignants dans la violence.
«Dans toutes les écoles primaires, maintenant, il faut sonner pour entrer, ajoute Luc Allaire, conseiller à la recherche de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ). La mesure s’est répandue parce qu’il y avait trop de parents qui entraient dans l’école comme dans un moulin pour aller engueuler l’enseignante en pleine classe. Ce n’est pas évident d’avoir un parent en furie qui vous invective devant tout le monde!»
Il s’agit la plupart du temps de violence verbale. Mais elle fait parfois encore plus mal que les coups, dit M. Morin. «J’ai déjà renvoyé une fille à la maison à cause de sa tenue vestimentaire. Elle portait une robe vraiment très courte. Sa mère m’a téléphoné pour me dire: «Cou’donc, la retournes-tu parce qu’elle te fait bander?» Ils viennent vraiment nous chercher dans notre intégrité personnelle.»
Les profs sont loin d’être à l’abri dans les écoles privées, souligne Francine Lamoureux, présidente de la Fédération du personnel des enseignements privés. «Parce que les parents payent, ils pensent avoir tous les droits, déplore-t-elle. Des enseignants qui font l’objet d’une vendetta d’un groupe de parents, c’est de plus en plus fréquent, et ça peut ruiner une carrière. Souvent, ça n’a aucun fondement. C’est un parent mécontent d’une note ou d’une punition pourtant parfaitement justifiée.»
Josée Bruneau, enseignante à l’école Charles-Lemoyne, à Saint-Hubert, se souvient d’une collègue harcelée pendant des mois par une mère qui n’acceptait tout simplement pas que les yogourts trop coulants soient bannis des collations en classe, question d’éviter les dégâts. «Elle l’engueulait comme du poisson pourri, lui envoyait sans cesse des lettres. C’était assez épouvantable.»
Comment réagir?
Si le phénomène des parents violents n’est pas très médiatisé au Québec, il en est autrement en Grande-Bretagne, où l’Association nationale des directeurs d’école va jusqu’à dénoncer ces parents comme étant «une plus grande menace à la discipline et à l’harmonie» que les élèves turbulents. Il y a quelques années, les directeurs d’école britanniques ont même exigé le droit de renvoyer les enfants dont les parents se montraient agressifs envers le personnel enseignant.
Ça n’est pas la solution, estime M. Morin. «L’enfant ne doit pas payer pour ses parents.» Le président de la FQDE croit plutôt qu’il faut traiter chaque cas individuellement, et avec beaucoup de délicatesse, dans ce genre de situation. «Je vois ça comme un signe de détresse, dit-il. Et j’ai vu beaucoup d’enfants gênés par le comportement de leurs parents.»
Reste à espérer que les écoles du Québec n’en viendront pas à adopter des mesures aussi draconiennes qu’aux États-Unis, où plusieurs directeurs embauchent désormais des gardiens de sécurité pour monter la garde à l’extérieur de leur bureau lors des rencontres de parents. Il faut dire qu’il y a de quoi être nerveux: il y a trois ans, l’entraîneur d’une école secondaire texane s’est fait tirer dessus à bout portant, en plein milieu du terrain de football, par le père d’un joueur exclu de l’équipe!
L’équipe de Cyberpresse vous suggère :
La terreur gagne même la maternelle
La violence augmente à un rythme vertigineux
17 millions contre la violence à l’école
avril 22, 2008 à 2:18
Santinon è specifico del trevigiano e del padovano:
http://jeantosti.com/noms/s2.htm
http://www.usinadesolucoes.com.br/santin.html
http://www.cognomiitaliani.org/cognomi/cognomi0017an.htm
La moglie di Santinon Antoine si chiama Italia Donnno. Viene dalla città di Lecce dove ha ancora della famiglia. Donno è tipicamente pugliese, del Salento in particolare, di Corigliano d`Otranto, Lecce, Sogliano Cavour, Taviano, Martano, Cursi, Cutrofiano e Galatina nel leccese e di Brindisi,
http://www.cognomiitaliani.org/cognomi/cognomi0004om.htm
avril 22, 2008 à 10:31
—– Original Message —–
From: Santinon Antoine
To: Danielle Jean
Sent: Tuesday, April 22, 2008 11:55 AM
Subject: Fw: votre texte est très émouvant… vous avez l’autorisation de laisser le mien ainsi…
Merci chère Danielle, c’est possible et je le fais immédiatement. Bon voyage. Votre ami, Antoine.
—– Original Message —–
From: danielle jean
To: AsWalEuro
Sent: Tuesday, April 22, 2008 8:36 AM
Subject: votre texte est très émouvant… vous avez l’autorisation de laisser le mien ainsi…
Merci cher Antoine… votre texte est très émouvant… vous avez l’autorisation de laisser le mien ainsi… comprenez tout simplement que l’Association évite d’apparaître sur des sites qui ne sont que de couleur politique, ce qui n’est pas le cas de votre blog car il traite plusieurs sujets qui me tiennent à coeur surtout en matière d’environnement…
… cependant j’aimerais que vous ajoutiez le nom de l’Association avec le lien vers MYSPACE si c’est possible… je dois partir sur Nice … je vous reviendrai ce soir ou demain … très amicalement, danielle
Association Danielle JEAN
http://www.myspace.com/daniellejeanislemadame
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From: saantoine@voo.be
To: daniellejean_8@hotmail.com
CC: santinon_antoine@voo.be
Subject: Fw: Ne vous laissez pas démoraliser au point de vous effondrer à votre tour. J’espère que vous repre
Date: Tue, 22 Apr 2008 02:33:33 +0200
Chère Danielle,
J’ai inséré votre missive électronique dans mon blog http://innovatorieuropeibelgio.wordpress.com/2008/02/13/bonjour-tout-le-monde/#comment-211
(voir ci-dessous, au bas de la page, l’extrait publié dans le courrier des lecteurs des Innovateurs européens).
Puis-je le maintenir ou bien dois-je l’enlever ? A moins de le laisser en le modifiant … Qu’en dites-vous ?
Avec mon amicale affection,
Antoine.
—– Original Message —–
From: danielle jean
To: AsWalEuro
Sent: Monday, April 21, 2008 1:37 PM
Subject: RE: Ne vous laissez pas démoraliser au point de vous effondrer à votre tour. J’espère que vous repre
Non Antoine, vous n’avez rien rajouté… on s’encourageait l’une et l’autre afin d’éviter le pire chacune de son côté… je prends bien soin de moi afin de pouvoir ensuite continuer à donner un coup de main aux autres… bonne semaine à vous et à très bientôt, très amicalement, danielle
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From: saantoine@voo.be
To: daniellejean_8@hotmail.com
Subject: Ne vous laissez pas démoraliser au point de vous effondrer à votre tour. J’espère que vous reprendrez le dessus. Je regrette profondément d’avoir ajouté une grosse dose de cafard à votre douleur. Veuillez m’en excuser.
Date: Mon, 21 Apr 2008 01:17:46 +0200
—– Original Message —–
From: danielle jean
To: Santinon Antoine
Sent: Monday, April 21, 2008 12:43 AM
Subject: RE: Partageons ensemble notre douleur.
Oui Antoine, cette douleur est plus qu’intense… Monica était si présente… là c’est la totale… oui Antoine, à très bientôt avant de disparaître…
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—– Original Message —–
From: Santinon Antoine
To: danielle jean
Sent: Monday, April 21, 2008 12:35 AM
Subject: Partageons ensemble notre douleur.
Bonjour chère Danielle,
Merci également. Merci de m’avoir répondu si rapidement. Merci du beau texte que vous avez conçu en hommage à Monica.
De ces jours-ci, je ne sais pas pourquoi, j’ai essayé, mais en vain, de joindre Monica. C’est la raison pour laquelle, j’ai décidé de chercher à savoir par la voie du web ce qu’elle devenait, et voilà la triste surprise !…
Sale coup pour le moral ! Un vrai sale coup ! Surtout parce nous pensons qu’il est toujours temps de rétablir le contact et que nous laissons le temps filer, nous échapper, d’autres affaires nous accaparant, nous occupant, nous neutralisant …
Ma femme est très affectée elle aussi. Elle avait fait la connaissance de Monica lorsque nous lui avions rendu visite chez elle.
Je reprendrai contact dans les prochains jours, plus longuement? … avant de disparaître à notre tour …
Amitiés sincères
Antoine
—– Original Message —–
From: danielle jean
To: santinon_antoine@voo.be
Sent: Monday, April 21, 2008 12:03 AM
Subject: DECES ET REHABILITATION DE MONICA MELODY
Merci Antoine de votre envoi… je viens tout juste de terminer un commentaire chez Noëlla…
quelle télépathie ! j’espère que vous et vos êtres bien-aimés vous portez bien… ici un énorme vide
mais il n’est rien comparativement aux souffrances que vivaient Monica… je suis vraiment abattue… danielle
Traducteur
http://babelfish.altavista.com/
De : Association Danielle JEAN
Date : 20 avr. 2008, 17:15
Sujet : DECES ET REHABILITATION DE MONICA MELODY
L’Association Danielle JEAN est personnellement et profondément affectée par le décès de sa plus précieuse amie et confidente MONICA MELODY et désire réhabiliter l’honneur de cette grande dame qui a sorti de l’ombre de nombreux artistes reconnus, qui a toujours soutenu et encouragé les autres et qui a tant contribué à la communauté artistique internationale tout au long de sa vie… grâce à Monica, une grande partie de patrimoine de la Chanson française a été sauvegardé…
… Internet s’attarde beaucoup sur son suicide… au nom de notre Association et tout comme ma très chère amie, je soutiens le « droit de mourir dans la dignité »… vos commentaires seront les bienvenus dans ce passage extrêmement difficile… merci de votre sincère compassion, danielle et l’Association éponyme
RECONNAISSANCE et
REHABILITATION à
MONICA MELODY
16 janvier 1938 – 13 avril 2008
…/…
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Innovatori Europei Belgio Says:
Avril 20, 2008 at 10:02 e
Barbaroux Monique (Monica Mélody, boulevard du Mont Boron 95 à O63OO Nice) est morte. Il y a des coeurs qui ne peuvent supporter aucune consolation, même des amis les plus proches. Monica était de ceux-là. Malgré notre contrariété, nous devons, dans ce cas, comprendre et admettre ce silence autour d’une décision qui lui est propre car tous les mots sonnent creux devant la douleur qui poignarde de façon insoutenable que ne peut soulager aucun réconfort. J’exprime ici publiquement mon affliction et mon chagrin qui accompagnent la respectueuse sympathie à Monica dont le renoncement et le courage ont jalonné toutes les étapes de sa vie. Sans omettre de déposer une pensée émue envers l’ensemble de ses amis touchés par une profonde tristesse, car ce deuil nous atteint tous. L’épreuve est rude. Nous n’oublierons pas celle que nous pleurons sincèrement et dont nous déplorerons indéfectiblement le vide qu’elle laisse déjà, sachant qu’une personne qui disparaît c’est une bibliothèque qui brûle. La perte est terrible aussi bien sur celui de l’amitié qui nous attache que sur ce plan-là.
Adieu Monica.
Antoine Santinon
PS Je tiens à mentionner le bel hommage de Jacques VIETSEL à MONICA MELODY
http://noellaspectacle.musicblog.fr/731473/Hommage-de-Jacques-VIETSEL-a-MONICA-MELODY/
Innovatori Europei Belgio Says:
Avril 20, 2008 at 11:02 e —– Original Message —–
From: daniellejean_8@hotmail.com
To: santinon_antoine@voo.be
Sent: Monday, April 21, 2008 12:03 AM
Subject: DECES ET REHABILITATION DE MONICA MELODY
Merci Antoine de votre envoi… je viens tout juste de terminer un commentaire chez Noëlla…
quelle télépathie ! j’espère que vous et vos êtres bien-aimés vous portez bien… ici un énorme vide
mais il n’est rien comparativement aux souffrances que vivaient Monica… je suis vraiment abattue… danielle
Traducteur
http://babelfish.altavista.com/
De : Association Danielle JEAN
Date : 20 avr. 2008, 17:15
Sujet : DECES ET REHABILITATION DE MONICA MELODY
L’Association Danielle JEAN est personnellement et profondément affectée par le décès de sa plus précieuse amie et confidente MONICA MELODY et désire réhabiliter l’honneur de cette grande dame qui a sorti de l’ombre de nombreux artistes reconnus, qui a toujours soutenu et encouragé les autres et qui a tant contribué à la communauté artistique internationale tout au long de sa vie… grâce à Monica, une grande partie de patrimoine de la Chanson française a été sauvegardé…
… Internet s’attarde beaucoup sur son suicide… au nom de notre Association et tout comme ma très chère amie, je soutiens le « droit de mourir dans la dignité »… vos commentaires seront les bienvenus dans ce passage extrêmement difficile… merci de votre sincère compassion, danielle et l’Association éponyme
RECONNAISSANCE et
REHABILITATION à
MONICA MELODY
16 janvier 1938 – 13 avril 2008
MONICA MELODY
http://monicamelody.musicblog.fr/home/
Très chère MONICA… le 13 avril 2008, vous décidiez d’aller rejoindre votre chère siamoise FIONA disparue 19 jours plus tôt, le 26 mars… 18 ans de complicité et d’amour… extrêmement difficile de faire piquer votre bête pour lui éviter la souffrance… quelle grande preuve d’amour et que de solitude après… vous reposez désormais à ses côtés, ensemble pour toujours… vous ne viviez que pour elle afin qu’elle ne devienne pas orpheline… c’était votre plus cher souhait et VOUS l’avez exaucé…
… tous vos nombreux amis et la communauté internationale artistique doivent SAVOIR et COMPRENDRE QUE depuis fort longtemps, vous souffriez physiquement un réel martyr et QUE vous avez tenu le coup (toujours dans le silence) QUE pour FIONA et QUE pour la MUSIQUE…
… pour ceux et celles qui ne comprennent pas votre geste, je viens l’expliquer afin de réhabiliter la merveilleuse personne que vous étiez et QUE serez à tout jamais…
… vous avez voulu partir dans la DIGNITE DE VOTRE ETRE et qui peut vous le reprocher ? PERSONNE ! … vous avez mis fin à vos énormes et multiples souffrances qui vous diminuaient de plus en plus, de jour en jour… depuis plusieurs années je les ai vécues à vos côtés et je viens en TEMOIGNER…
… le mot suicide est trop simple à utiliser à votre égard… qui peut mesurer la souffrance morale et physique de votre personne disparue ??? je la connais et j’ai toujours admiré votre extrême force physique et morale qui m’ont fortement aidée à poursuivre ma route… vous avez toujours et ardemment défendu le “droit de mourir dans la dignité”… vous avez quitté cette terre, VOUS et FIONA, dans la plus grande DIGNITE…
… je vous remercie de votre extrême confiance, de votre passion de la musique et de la vie… des instants simples et créatifs… de votre investissement si humain quant à la conception des jaquettes publicitaires de notre Association depuis 2006… et de ces milliers d’autres moments où patiemment vous m’expliquiez cette technologie informatique afin que je puisse un jour devenir autonome devant l’écran…
… merci de tout coeur Chère MONICA de votre sincère amitié et de votre réel dévouement A NOS AMIS LES BETES, aux ARTISTES, à la CHANSON FRANCAISE et à l’ACADIE… vous n’êtes que de l’autre côté, à quelques kilomètres… je porte précieusement vos deux pyjamas en soie couverts de roses et qui sont à la source de ma chanson pour vous “Des roses en soie”…
… que votre douce étoile scintille à tout jamais au-dessus de la mer dressée devant mes yeux rivés depuis toujours sur votre belle âme qui désormais repose en paix… avec ma si profonde affection, danielle
http://monicamelody.musicblog.fr/430691/Une-vie-de-chienne-abandonnee-MONICA/
Des roses en soie
http://monicamelody.musicblog.fr/408373/Des-roses-en-soie-Danielle-JEAN/
MONICA MELODY
Membre de la Sauvegarde du Patrimoine de la Chanson Française
http://monicamelody.musicblog.fr/home/
MONICA MELODY – Chanson Française d’hier et d’aujourd’hui … Claudine Mahy (Mémé Loubard) à Monsieur Antoine SANTINON, un ami de longue date, en prévision de l’émission à laquelle elle participera le …
monicamelody.musicblog.fr/r21355/Coffret-Souvenirs/4/ – 84k
http://monicamelody.musicblog.fr/430714/CLAUDINE-MAHY-De-penibles-et-douloureuses-confidences-a-partager-Ma-derniere-etoile/
Innovatori Europei Belgio Says:
Avril 22, 2008 at 12:16 e —– Original Message —–
From: Santinon Antoine
To: danielle jean
Sent: Monday, April 21, 2008 12:35 AM
Subject: Partageons ensemble notre douleur.
Bonjour chère Danielle,
Merci également. Merci de m’avoir répondu si rapidement. Merci du beau texte que vous avez conçu en hommage à Monica.
De ces jours-ci, je ne sais pas pourquoi, j’ai essayé, mais en vain, de joindre Monica. C’est la raison pour laquelle, j’ai décidé de chercher à savoir par la voie du web ce qu’elle devenait, et voilà la triste surprise !…
Sale coup pour le moral ! Un vrai sale coup ! Surtout parce nous pensons qu’il est toujours temps de rétablir le contact et que nous laissons le temps filer, nous échapper, d’autres affaires nous accaparant, nous occupant, nous neutralisant …
Ma femme est très affectée elle aussi. Elle avait fait la connaissance de Monica lorsque nous lui avions rendu visite chez elle à Nice.
Je reprendrai contact dans les prochains jours, plus longuement, … avant de disparaître à notre tour …
Amitiés sincères
Antoine
—– Original Message —–
From: danielle jean
To: santinon_antoine@voo.be
Sent: Monday, April 21, 2008 12:03 AM
Subject: DECES ET REHABILITATION DE MONICA MELODY
avril 23, 2008 à 8:08
Visitez MYSPACE
http://www.myspace.com/daniellejeanislemadame
Objet
Défendre, humaniser, pacifier, sauvegarder et promouvoir l’individu par la culture francophone dans les pays francophones-philes à travers les arts, la culture, l’écriture, l’éducation, la musique, les média, la dialectique des échanges linguistiques, la formation et des actions de développement civique, écologique, économique et sociologique ; des actions humanistes et pacifiques menées sur les territoires national et international s’inscrivant dans une dynamique mondiale viable et durable.
Concerne l’asbl ” ASSOCIATION WALLONIE-EUROPE & ACADÉMIE DES ÉCRIVAINS PUBLICS DE WALLONIE ” (AsWalEuro).
http://www.webdonline.com/fr/services/guestbook/messages.asp?id=448618
http://www.societedesecrivains.com/index.asp
http://cours.funoc.be/essentiel/article/article.php?idart=51&id_result=Sommets/Forum
http://books.google.be/books?id=qwne4vSvCHAC&pg=PA125&lpg=PA125&dq=ecrivains+publics+de+langue+fran%C3%A7aise&source=web&ots=A_s1Gp8rcQ&sig=a04gViKGrrIazpon5X-d7URo-Nk&hl=fr#PPA126,M1
Aswaleuro
* Le mouvement AsWalEuro dont les statuts publiés le 31 mai 1979 aux annexes du Moniteur belge, journal officiel, sous le n°7489 ont été modifiés le 4 janvier 2OO6 et le 23 mai 2OO6 democrate
http://www.bonvote.com/infosite/aswaleuromouvement-aswaleuro-dont-statuts-publi-31-mai-1979-annexes-moniteur-belge-journal-officiel-sous-7489-b1331949.html
http://www.bonvote.com/infosite/aswaleuromouvement-aswaleuro-dont-statuts-publi-31-mai-1979-annexes-moniteur-bel... – 10k – En cache – Pages similaires
Les photos du vernissage de l’exposition des élèves du groupe acg.art sont en ligne.
Un autre site excellent: http://www.acg-art.be/
avril 26, 2008 à 9:55
La Vieille – Danielle JEAN (Chanson)
http://monicamelody.musicblog.fr/La_Vieille_Danielle_JEAN—lp-377643.php
Elle sort de son logis toute recroquevillée
Avec la modestie d’une rose fanée
Vêtue d’une pèlerine qu’on dit cache misère
Elle rase les vitrines en regardant par terre
Elle traîne sa vie comme on traîne les pieds
La Vieille
Elle prie en marchant comme pour s’encourager
Ne voit pas les passants, elle est dans son passé
Serrant sur sa poitrine trois branches de lilas
Doucement elle chemine, elle pense à petits pas
Elle traîne sa vie comme on traîne les pieds
La Vieille
Elle va au cimetière où dorment désormais
Ceux qu’elle aima de la guerre
Chaque jour que Dieu fait elle va leur rendre visite
Raconte sa mémoire, elle cause, elle récite
Même si c’est dérisoire, elle traîne sa vie
Comme on traîne les pieds
La Vieille
Puis quand le soir s’avance, elle refait le chemin
Laissant ses souvenances aux portes du grand jardin
Elle n’est pas maintenant triste
En pensant au moment du dernier tour de piste
Elle attend simplement
Elle traîne sa vie comme on traîne les pieds
La Vieille
Elle rentre dans son logis, machinalement pose les clefs
Range son parapluie, allume la télé
Enfile son peignoir, s’assoit dans son fauteuil
Elle reste dans le noir, elle n’est pas vraiment seule
Elle reste dans le noir, elle survit en trompe l’œil
Elle traîne sa vie comme on traîne les pieds
La Vieille
Elle traîne sa vie comme on traîne les pieds
La Vieille
Statuts de l’Association Danielle JEAN qu’Aswaleuro soutient.
http://peintrecchambion.free.fr/perso-25517.htm
Cette association, indépendante de toute organisation confessionnelle, syndicale et politique a pour buts de :1) humaniser, pacifier, sauvegarder, soutenir et promouvoir l’individu, les êtres humains et culturels ainsi que les règnes animal/minéral/végétal, et plus spécifiquement, les laissers-pour-compte ;2) développer de façon durable les conditions favorables à leur croissance et à leur développement sous toutes les dimensions possibles et combattre tout avilissement ;3) défendre et représenter toutes les minorités individuelles et/ou collectives francophones/philes sur les territoires nationaux et/ou internationaux ;4) créer des liens d’amitié et de solidarité entre eux sur le territoire international via les nouvelles technologies de communication telles internet et ses autoroutes de l’information en matière d’art, de culture, d’éducation, de santé, de social et autres et rompre ainsi tout isolement des personnes ;5) humaniser toutes les actions menées et instaurer de réels liens durables en développant les sentiments d’appartenance, de fraternité, de tolérance et de paix rendant les êtres humains, dans leurs différences et dans leur diversité culturelle, physiquement et moralement libres ;6) offrir de divers services, selon les besoins exprimés, en matière de conseil, d’échange, d’écriture publique, d’entraide, d’expertise en plusieurs domaines, d’écoute, d’éducation et de formation professionnelle ;7) créer un fonds financier par le biais d’actions humanistes et rendre accessibles de multiples produits éducatifs et socio-culturels en les important/exportant au sein de la francophonie/philie internationale, et ce, sans aucun but lucratif ;8) susciter une réelle prise de conscience quant à l’écologie globale de la planète et provoquer des changements positifs de comportement afin de la préserver car il y a urgence ! ;9) sensibiliser et ainsi changer les comportements de tous et chacun face à l’urgence de la protection juvénile et combattre la pédophilie exercée dans le monde et de plus en plus présente sur internet – envahir internet d’ondes heureuses – ;10) rassembler les femmes et les hommes de bonne volonté afin de fonder de nouvelles bases solides et durables en matière de respect et de paix ; reconstruire un monde meilleur et laisser à tous les enfants de cette terre et à leurs futures générations, une planète viable et pacifique ;11) enfin, intervenir de façon humaniste sur toute situation, présente et à venir, portant atteinte au respect et à la dignité des êtres vivants et à la protection de l’environnement, conformément aux présents statuts.
avril 27, 2008 à 5:10
Le MoDem est-il mort sur le blog http://www.goubelle.net ? J’ai jamais vu un patient avec une telle énergie de vivre ! http://www.goubelle.net/article-19093649.html
avril 29, 2008 à 8:49
—– Original Message —–
From: Marc-Hugues Santinon
To: AsWalEuro
Sent: Monday, April 28, 2008 10:32 PM
Subject: Définition du MODEM
Mouvement démocrate (France)
Le Mouvement démocrate (MoDem) est un parti politique créé par François Bayrou à la suite du premier tour de la présidentielle de 2007. Le principe de sa création a été adopté le 10 mai 2007 par une résolution votée par le Conseil national de l’Union pour la démocratie française (UDF). Le MoDem a la forme d’un parti politique qui entend rassembler les démocrates soucieux d’un positionnement indépendant sur l’échiquier politique. En s’abstenant lors du vote de confiance au gouvernement Fillon, les quatre députés revendiqués par le MoDem ont confirmé le positionnement « indépendant » de leur formation, à la fois en dehors de la majorité et de l’opposition parlementaires. Le Mouvement démocrate a été officiellement fondé le 2007 à l’occasion de son congrès fondateur à Villepinte (Seine-Saint-Denis). Le mouvement de jeunesse du Mouvement Démocrate s’appelle les Jeunes Démocrates.
msantinon@voo.be
Santinon Marc-Hugues, directeur de MédiaStyle,
un organisme intégré à la Commission culturelle wallonne
(Ccw) de l’asbl AWE-AEPW (AsWalEuro)
http://msantinon.ifrance.com/
avril 29, 2008 à 1:54
—– Original Message —–
From: Alertes Google
To: santinon_antoine@voo.be
Sent: Tuesday, April 29, 2008 1:45 PM
Subject: Alerte Google – santinon
Alerte Google Web : santinon
santinon raymond alain identité juridique, informations …
santinon raymond alain : Information légale, financière et économique gratuite ainsi que les dernières publications officielles.
Adresse : 24 RUE DU COLLEGE
82100 CASTELSARRASIN
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Retrouvez les 4 millions d’entreprises inscrites au Registre du Commerce et des Sociétés sur CD-Rom
Devise de l’asbl AsWalEuro: AD AUGUSTA PER ANGUSTA. Méthodologie …
Marc-Hugues Santinon Directeur de MédiaStyle de la Commission culturelle wallonne …. “Equipe du MoDem” equipe-modem@lesdemocrates.fr To: AsWalEuro …
http://msantinon.ifrance.com/
http://innovatorieuropeibelgio.wordpress.com/
Partito Democratico Arcisate info@partitodemocraticoarcisate.it
http://www.partitodemocraticoarcisate.it/Contatti.htm
Romeo Santinon: santinon@partitodemocraticoarcisate.it
http://influenceurs.net/news/mnw-cafe
Ars industrialis vous invite à ses prochains débats au Théâtre de la Colline :
http://influenceurs.net/news/ars-industrialis-le-12-mai-au-theatre-de-la-colline-paris
NOUVELLES ECRITURES ET RESEAUX SOCIAUX
avec
Alain Giffard et Christian Fauré
Théâtre National de La Colline, 15 rue Malte Brun – Paris 20°
17 mai 2008 – 14 heures
entrée libre
***
Ars Industrialis vous invite à assister à son séminaire :
DU PSYCHOPOUVOIR A LA NOOPOLITIQUE
Bernard Stiegler
Mercredi 14 mai, de 18h30 à 20h30
Collège international de philosophie – Amphi Stourdzé, 1 rue Descartes – Paris 5°
entrée libre – Les deux premières séances sont téléchargeables ICI
***
Pour consulter l’agenda : Agenda
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***
Présentation de l’association
Notre époque est menacée, dans le monde entier, par le fait que la vie de l’esprit a été intégralement soumise aux impératifs de l’économie de marché, c’est à dire à la loi de l’amortissement rapide, à travers la monopolisation des technologies de l’information et de la communication, dites aussi culturelles et cognitives, et qui forment le secteur de ce que nous appellerons ici des technologies de l’esprit.
Or, ces technologies peuvent et doivent devenir un nouvel âge de l’esprit, un renouveau de la « vie de l’esprit ». Tandis que le modèle classique de la société industrielle paraît caduc, cet objectif doit constituer le motif d’une économie politique et industrielle de l’esprit – qui doit aussi être une écologie industrielle de l’esprit.
Ces technologies visent aujourd’hui à contrôler et à façonner hégémoniquement les modes d’existence individuels et collectifs, et ce, à tous les âges de la vie. Or, ce contrôle des existences est un contrôle et une manipulation des désirs des individus et des groupes et conduit à détruire les possibilités mêmes, pour ces individus et pour ces groupes, d’exister et de désirer : la démotivation empoisonne le monde. Le capitalisme, au XXè siècle, en vue d’absorber les excédents de la production industrielle, a fait de la libido sa principale énergie en la canalisant sur les objets de la consommation. Or, aujourd’hui, cette captation de la libido a fini par la détruire. Ce fait majeur constitue une immense menace pour la civilisation industrielle.
Reste que les technologies d’information et de communication sont précisément les technologies spirituelles, et cela signifie tout aussi bien qu’elles relèvent de la question des techniques de la mémoire dont Michel Foucault analysa le sens comme techniques de « l’écriture de soi ». La relation des hommes à ces technologies ne peut en aucun cas continuer de se limiter aux usages prescrits par les modes d’emploi et les campagnes de marketing : ce sont, comme disait Foucault, des hypomnémata.
La question d’économie politique que pose l’avenir industriel est la relance du désir – et non simplement la relance de la consommation. Et dans la mesure où le désir est en son essence orienté vers la sublimation, une politique industrielle de l’esprit peut et doit devenir une politique industrielle de relance du désir – à l’heure des technologies de l’esprit. Nous sommes convaincus, en particulier, que là est l’avenir de l’Europe – et- au-delà, des démocraties industrielles.
ARS INDUSTRIALIS est située à Paris, en France, mais se définit avant tout comme européenne. Elle veillera dès ses premiers pas à trouver des interlocuteurs, des partenaires et des adhérents dans les pays d’Europe, et à organiser ses activités hors de France aussi souvent que ce sera possible. Pour autant, c’est une association internationale, et non seulement européenne, qui entend développer des échanges internationaux bien au-delà du continent européen.
Elle entend porter sa réflexion au niveau mondial, pour ce qui concerne tous les points évoqués précédemment, et, par voie de conséquence, dans les domaines de l’enseignement, de la recherche, de la science, de l’art, des médias, de l’organisation des services publics de l’audiovisuel, des industries culturelles et des industries de programmes privées, et des politiques d’aménagement du territoire.
Outre ses partenaires et adhérents d’Europe et des autres continents, ARS INDUSTRIALIS visera à développer dans les villes de France un réseau de lieux d’activités, d’adhérents et de correspondants. ARS INDUSTRIALIS animera ces différents réseaux en utilisant tous les moyens contemporains de communication disponibles, et recherchera pour cela le soutien d’organismes et de collectivités publics et privés.
Le site de l’association ARS INDUSTRIALIS est actuellement en cours de construction, si vous souhaitez être informé des activités de l’association, ou en devenir membre, merci d’envoyer un message en cliquant ici.
Pour lire le manifeste, allez ici.
ARS INDUSTRIALIS
ASSOCIATION INTERNATIONALE POUR UNE POLITIQUE INDUSTRIELLE DES TECHNOLOGIES DE L’ESPRIT
Motifs de constitution de l’association ARS INDUSTRIALIS
1. Notre époque est menacée, dans le monde entier, par le fait que la ” vie de l’esprit “, pour parler avec des mots de Hannah Arendt, a été entièrement soumise aux impératifs de l’économie de marché et aux impératifs de retours sur investissement des entreprises qui promeuvent les technologies de ce que l’on appelle les industries culturelles, les industries de programmes, les médias, les télécommunications, et enfin les technologies du savoir, ou technologies cognitives. Tous ces secteurs, étant donnée l’expansion de la numérisation, tendent à s’intégrer, ce que l’on a décrit voici une dizaine d’année comme la convergence de l’audiovisuel, des télécommunications et de l’informatique.
Nous appelons cet ensemble le secteur des technologies de l’esprit (malgré la surcharge métaphysique et théologique qui pèse sur ce mot, ” esprit “, que nous entendons aussi au sens anglais de mind).
Et si le processus d’intégration en quoi consiste la convergence a jusqu’à présent essentiellement et brutalement aggravé les possibilités de contrôle du marché sur la vie de l’esprit, nous soutenons que les technologies de l’esprit peuvent et doivent devenir un nouvel âge de l’esprit, un renouveau de l’esprit, une nouvelle ” vie de l’esprit “.
Nous pensons que ce renouveau et cette renaissance de l’esprit doivent constituer le motif de ce que nous appelons une politique industrielle de l’esprit.
2. Or, une telle politique industrielle doit aussi être une écologie industrielle de l’esprit.
La soumission des technologies de l’esprit aux seuls critères du marché les maintient dans une fonction de technologies de contrôle, au service de ” sociétés de contrôle ” (nous empruntons cette expression à William Burroughs, à qui Gilles Deleuze l’emprunta lui-même). Cette fonction, qui a pour but de systématiser le développement des applications et des usages des moyens de calcul, de communication et d’information au seul service d’une massification des comportements de production et de consommation dans le sens des intérêts financiers investis à très court terme et très forts rendements dans les entreprises industrielles, bloque l’accès à ces technologies pour toute autre finalité. Et en particulier, elle interdit et obstrue systématiquement le développement des pratiques sociales nouvelles et inédites que non seulement elles permettent, mais qu’elles appellent et par lesquelles seulement, là est notre thèse, ces technologies pourront devenir la base d’une nouvelle époque de la civilisation et permettront d’éviter le chaos dont chacun sent bien qu’il constitue désormais une menace imminente.
3. Ces technologies de ” l’âme ” ou ” de la conscience “, auxquelles sont en train de s’ajuster des technologies du corps et du vivant, visent aujourd’hui à contrôler et à façonner hégémoniquement les modes d’existence individuels et collectifs, et ce, à tous les âges de la vie. Or, ce contrôle des existences, qui est un contrôle et une manipulation des désirs des individus et des groupes, conduit à détruire les possibilités mêmes, pour ces individus et pour ces groupes, d’exister : exister, cela ne peut être qu’exister comme singularité. Et plus précisément, ce contrôle détruit le désir des individus et des groupes – ce que depuis Freud on appelle leur énergie libidinale.
Le capitalisme, au XXè siècle, a fait de la libido sa principale énergie : l’énergie qui, canalisée sur les objets de la consommation, permet d’absorber les excédents de la production industrielle, en suscitant, par des moyens de captation de la libido, des désirs entièrement façonnés selon les besoins de la rentabilité des investissements.
Or, aujourd’hui, cette captation de la libido a fini par la détruire, et ce fait majeur constitue une immense menace pour la civilisation industrielle : elle conduit inévitablement, à terme, à une crise économique mondiale sans précédent.
4. Cette menace contre le désir est une menace contre l’humanité toute entière : la ruine du désir est aussi celle des possibilités de sublimation et de la constitution d’un surmoi, et elle produit conséquemment, au-delà des perturbations économiques induites par le modèle qui oppose production et consommation, des désordres géopolitiques, politiques, sociaux et psychiques extrêmement alarmants. Ces dysfonctionnements, qui deviennent pour l’humanité de véritables fléaux, constituent les manifestations récentes de problèmes que doit résoudre ce qu’il convient donc d’appréhender comme une écologie industrielle de l’esprit et du désir.
5. Le désir est constitué par des pratiques symboliques, que soutiennent des techniques ou des technologies symboliques. Les objets du désir sont intrinsèquement singuliers, et en tant que tels, ils intensifient la singularité du désirant. Or, la fabrication industrielle du désir, qui est rendue possible par les technologies d’information et de communication, consiste à catégoriser les singularités, c’est à dire à rendre calculable ce qui, étant incomparable (le singulier est par essence ce qui ne se compare à rien), est irréductiblement incalculable. Pour autant, les singularités ne sont pas du tout ce qui échappe à la technique ou au calcul, mais ce qui se constitue au contraire par la pratique des techniques, technologies et calculs, en vue d’intensifier ce qui n’est pas réductible au calculable. C’est ce que rendent par exemple immédiatement sensible toutes les formes d’art, comme le poème, dont Claudel écrit :
” Il faut qu’il y ait dans le poëme un nombre tel qu’il empêche de compter. ”
Reste que les technologies d’information et de communication sont précisément les technologies spirituelles, et cela signifie tout aussi bien qu’elles relèvent de la question des techniques de la mémoire dont Michel Foucault analysa le sens comme techniques de ” l’écriture de soi “. Il reprit pour les qualifier le terme grec d’hypomnémata, qui fut la grande question de la philosophie dès Platon : celui-ci définit déjà l’écriture comme hypomnésis, c’est à dire comme mémoire technique.
En tant que mnémo-technologies, les technologies industrielles de l’esprit sont de nouvelles formes d’hypomnémata. Et comme les hypomnémata de l’âge antique, en particulier dans les écoles stoïciennes et épicuriennes et dans le christianisme primitif, dans la Rome où la skholè grecque devient la pratique romaine de l’otium, les technologies industrielles de l’esprit appellent de nouvelles pratiques, c’est à dire, au bout du compte, de nouvelles organisations sociales.
Car la relation des hommes à ces technologies ne peut en aucun cas continuer de se limiter aux usages prescrits par les modes d’emploi et les campagnes de marketing, qui ne tendent qu’à garantir les retours sur investissements les plus rapides possibles, pour des actionnaires qui veulent, comme on dit, des ” taux à deux chiffres ” – et, si possible jamais inférieurs à 15%.
6. Une telle politique est en effet suicidaire : ce capitalisme est autodestructeur. En affirmant la possibilité d’une politique industrielle de l’esprit, notre association s’assigne tout aussi bien pour but de lutter contre cette tendance autodestructrice du capitalisme, en contribuant à l’invention de pratiques des technologies de l’esprit qui reconstituent des objets de désir et des expériences de la singularité. Nous pensons que le développement de telles pratiques est une condition fondamentale pour un avenir pacifique et mondial de la société industrielle.
7. La question d’économie politique que pose l’avenir industriel est donc la relance du désir – et non simplement la relance de la consommation, comme s’y obstinent frénétiquement les mesures technocratiques et artificielles mises en œuvre dans les pays industriels, et en particulier l’Europe, qui ne cessent d’aggraver le mal qu’elles prétendent réduire. Les industries de l’esprit, qui existent donc déjà, mais qui sont mal orientées et détruisent la société au lieu d’en constituer une nouvelle époque, produisent toutes sortes de technologies d’échanges symboliques toujours accrus, et qui ne vont cesser de se développer dans les décennies à venir – dès à présent, avec les réseaux à haut débit et les liaisons wifi, par exemple, et demain, avec les nanotechnologies. Or, ces appareils et services ne sauraient continuer à croître contre la cohésion sociale et l’intérêt général. Et c’est dans la mesure où la question de l’intérêt général est en effet inscrite dans celle du symbolique que la définition d’une politique industrielle de l’esprit nécessite aussi l’invention d’une nouvelle forme de puissance publique, associant des compétences de toutes natures et de tous horizons, acteurs économiques et institutions publiques, instituts de recherche et associations, économistes, artistes, scientifiques, philosophes, investisseurs, partenaires sociaux, collectivités locales et territoriales, etc.
8. ARS INDUSTRIALIS est située à Paris, en France, mais se définit avant tout comme européenne. Et elle veillera dès ses premiers pas à trouver des interlocuteurs, des partenaires et des adhérents dans les pays d’Europe, et à organiser ses activités hors de France aussi souvent que ce sera possible. Pour autant, c’est une association internationale, et non seulement européenne, qui entend développer des échanges internationaux bien au-delà du continent européen. Elle entend porter sa réflexion au niveau mondial, pour ce qui concerne tous les points évoqués précédemment, et, par voie de conséquence, dans les domaines de l’enseignement, de la recherche, de la science, de l’art, des médias, de l’organisation des services publics de l’audiovisuel, des industries culturelles et des industries de programmes privées, et des politiques d’aménagement du territoire.
9. Outre ses partenaires et adhérents d’Europe et des autres continents, ARS INDUSTRIALIS visera à développer dans les villes de France un réseau de lieux d’activités, d’adhérents et de correspondants.
10. ARS INDUSTRIALIS animera ces différents réseaux en utilisant tous les moyens contemporains de communication disponibles, et recherchera pour cela le soutien d’organisme set de collectivités publics et privés.
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Sur la base de ces préalables, ARS INDUSTRIALIS, association internationale pour une politique industrielle de l’esprit, se fixera pour but
. d’animer une réflexion collective, internationale et transdisciplinaire, par des moyens tels que des rencontres, des séminaires, des colloques,
. de diffuser les résultats de ces travaux par des publications, un site Internet, la rédaction de motions,
. de réaliser des études et de faire des propositions, et, chaque fois que ce sera possible, de les mettre en œuvre, par des actions ou par des expérimentations,
. de défendre les intérêts de ses membres contre tout préjudice résultant d’une atteinte à l’intérêt collectif qu’elle s’est donné pour objet de défendre.
Dans l’immédiat, ARS INDUSTRIALIS organisera des rencontres à Paris en particulier sur les thèmes de
. la politique européenne passée et à venir dans le domaine des industries de l’esprit,
. l’initiative prise par Google dans le domaine des bibliothèques numériques et les politiques françaises et européenne en la matière,
. la question de la recherche scientifique dans le cadre d’une politique industrielle de l’esprit,
. les enjeux du sommet mondial de la société de l’information organisé par l’ONU à Tunis en novembre 2005,
. les rôles du marketing et de la publicité dans la société industrielle d’hier, d’aujourd’hui et de demain,
. l’art et la société industrielle d’hier, d’aujourd’hui et de demain,
. la question des langues en Europe, et, au-delà, de la différence idiomatique entendue au sens large,
. les désordres psychologiques et les questions de santé publique du point de vue d’une écologie industrielle de l’esprit,
. les questions de propriété industrielle,
. les points de vue existants aux USA, en Amérique Latine, en Chine, au Japon, notamment, quant à la question d’une politique industrielle de l’esprit et d’une nouvelle puissance publique, en particulier d’une nouvelle puissance publique internationale en ces matières.
Georges Collins, philosophe et critique d’art
Marc Crépon, philosophe
Catherine Perret, philosophe et critique d’art
Bernard Stiegler, philosophe
Caroline Stiegler, juriste
avril 29, 2008 à 4:50
14ème Rencontre du Cinéma Italien
100ème Anniversaire de la naissance d’Anna Magnani http://www.iicstrasburgo.esteri.it/IIC_Strasburgo/webform/SchedaEvento.aspx?id=93
14ème Rencontres du Cinéma Italien Du 7 mai au 3 juin 2008 Du 7 mai au 20 mai 2008 /Rome Ville Ouverte de Roberto Rossellini avec Anna Magnani, Aldo Fabrizi, Marcello Pagliero Italie-1945-1h40-VOST- Hiver 1944. Dans Rome déclarée “ville ouverte”, se joue l’un des derniers drames de la Résistance italienne. L’ingénieur Giorgio Manfredi, traqué par les Allemands, se réfugie chez son ami Francesco typographe de la presse clandestine, qui est sur le point d’épouser une jeune veuve, Anna, mère d’un résistant en herbe. Anna met en contact Manfredi et le curé de la paroisse, Don Pietro qui accepte une mission périlleuse auprès des partisans : un transfert de fonds. Prévenus par Marina, la maîtresse de Manfredi (une danseuse de music-hall aliénée par la drogue), les Allemands cernent le quartier et capturent Francesco ainsi que quelques-uns de ses camarades. Ils seront bientôt libérés par d’autres patriotes, mais Anna est abattue. Don Pietro et Manfredi sont arrêtés par les SS. et interrogés par un colonel dont la cruauté polie confine au sadisme. Soumis à la torture, l’ingénieur garde le silence. Et meurt. Le prêtre est fusillé./ Le Metteur en Scène du Mariage de Marco Bellochio avec Sergio Castellito, Donatella Finocchiario, Sami Frey Italie-2006-1h40-VOST- Franco Elica, metteur en scène, est désespéré par le mariage de sa fille avec un fervent catholique. Quand on lui demande, par ailleurs, de réaliser une énième version du film Les fiancés d’Allessandro Manzoni, il s’enfuit en Sicile. Réfugié au fin fond d’un petit village, il fait la connaissance de trois personnes : un homme qui vit de ses films de cérémonie de mariage, un réalisateur qui se fait passer pour mort afin de bénéficier de la renommée qu’il n’avait pas de son vivant, et un prince cultivé mais ruiné. Le prince Ferdinando Gravina di Palagonia lui propose de filmer le mariage de sa fille Bona. Franco tombe instantanément amoureux de la sublime princesse et décide de la sauver de ce mariage de raison./ Liscio, la Musique de ma Mère de Claudio Antonioni avec Laura Morante, Umberto Morrelli, Antonio catania Italie-2006-1h17-VOST- Monica, chanteuse de bal populaire, aimerait pouvoir se tourner vers un autre style de musique et multiplie les histoires d’amours compliquées. Son fils Raul, las des aventures sans lendemain de sa mère, décide de se mettre en quête de l’homme parfait. D’ailleurs son professeur de musique pourrait bien faire l’affaire…/ Le Jardin des Finzi Contini de Vitorio de Sica avec Dominique Sanda, Fabio Testi, Romolo Valli Italie-1970-1h34-VOST- Italie, 1938. Ayant entrepris depuis peu de se convertir à l’antisémitisme, le régime fasciste multiplie les mesures vexatoires contre les Juifs italiens. Mais la famille Finzi-Contini, pilier de l’aristocratie de Ferrare depuis des générations, ne croit pas à l’imminence de la menace. Les deux enfants adultes, Micól et Alberto, aiment bien donner des parties et jouer au tennis dans l’immense parc qui entoure le palazzo familial. Comme les clubs sportifs viennent d’être interdits aux Juifs, des jeunes gens de milieux plus modestes sont désormais invités à jouer dans le jardin des Finzi-Contini. C’est ainsi que Giorgio a l’occasion de rencontrer la lointaine Micól et tombe peu à peu amoureux d’elle, qui lui en préfère un autre, cependant qu’hors des murs, le pire se prépare…/ L’Ami de la Famille de Paolo Sorrentino avec Giacomo Rizzo, Fabrizio Bentivoglio, Laura Chiatti Italie-2006-1h43-VOST- Geremia de’Geremei, soixante dix ans, usurier, monstrueusement laid, sale, riche et radin, cynique et ironique. Il a un rapport morbide avec l’argent, obsessionnel. Tout le rend malade, sa mère, son père, l’argent, les femmes, en somme la vie. C’est pour cette raison qu’il a l’impression d’être seul. Et pourtant il ne l’est pas. Tout le monde est avec lui. Nous sommes tous avec lui./ Du 14 mai au 3 juin 2008 /Répétitions d’Orchestre – Prova d’Orchestra de Federico Fellini avec Balduin Baas, Clara Colosimo, Claudio Ciocca Italie/France-1978-1h10-VOST- « Répétition d’orchestre » nous montre un chef d’orchestre (d’origine allemande !) diriger de main de fer son orchestre italien. Le conflit commence, et l’orchestre finit par se mutiner. Le film se déroule uniquement en huis clos et ne montre finalement que des artistes loin a priori des réalités du monde, et cela n’est évidemment pas le cas. Ainsi, Fellini fait éclater une guerre interne lors des répétitions de l’orchestre et dévoile les béances actuelles. Qui a le pouvoir ? Qui a le droit de l’avoir ? Pourrait-on se passer d’un chef ? Mais tout chef n’est-il pas forcément monstrueux ? Et la meute est-elle forcément bête et dangereuse ?/ Innocents – The Dreamers de Bernardo Bertolucci avec Michael Pitt, Eva Green, Louis Garrel USA/GB/France-2002-1h56-VOST- Isabelle et son frère Théo, restés seuls à Paris pendant les vacances de leurs parents, invitent chez eux Matthew, un étudiant américain. Dans cet appartement où ils sont livrés à eux mêmes, ils vont fixer les règles d’un jeu qui les amènera à explorer leur identité émotionnelle et sexuelle. Au fil des heures, la partie s’intensifie, les sens et les esprits s’exacerbent. Avec pour toile de fond la France déchirée de Mai 68, reflet d’une jeunesse dont la voix résonne dans toute l’Europe, The Dreamers est un voyage initiatique : celui de trois adolescents testant leurs propres limites pour enfin se trouver./ Nous nous sommes tant aimés de Ettore Scola avec Vittorio Gassman, Stefania Sandrelli, Nino Manfredi Italie-1974-1h55-VOST- Trente ans déjà… Les derniers épisodes de la guerre, de la Résistance italienne contre le nazisme… Gianni, Nicola et Antonio sont trois amis… Mais, la guerre finie, la paix sépare le trio. L’un, Nicola, est marié et professeur dans une petite ville de province. L’autre, Antonio, brancardier dans un hôpital de Rome. Le troisième, Gianni, avocat-stagiaire chez un grand du barreau. Mais dans l’Italie de l’immédiate après-guerre, il est difficile de réussir avec des idées de gauche : communistes et socialistes sont écartés du gouvernement par les démocrates-chrétiens. Chacun des trois amis va donc suivre sa propre voie selon son caractère et le hasard des rencontres. Les années passent. Nicola, Antonio et Luciana se retrouvent par à coups et par hasard : au détour d’une rue, d’une émission de télévision, d’une liaison éphémère… Le temps des bilans est arrivé./ Du 21 mai au 3 juin 2008 /A Casa Nostra de Francesca Comencini avec Valeria Golino, Luca Zingaretti, Giuseppe Battiston Italie-2006-1h39-VOST- Dans le Milan d’aujourd’hui, des personnages aux trajectoires très différentes se croisent et s’effleurent autour d’une même obsession : l’argent. Argent amassé, perdu, volé, gagné, exhibé, caché, rêvé… Cet argent circule d’une histoire à l’autre, d’une personne à l’autre. Ugo est un banquier affirmé, un homme intelligent, volontaire et mélancolique à la fois, qui vit de trafics illicites. Rita est un capitaine de police, une femme forte et têtue qui enquête sur lui. Autour d’eux une galerie de personnages : Elodie, jeune top modèle et maîtresse de Ugo, Gerry, un employé de supermarché marié qui perd la tête pour elle, et puis un couple de retraités, un ex-taulard, une infirmière, une prostituée aux mains de son proxénète roumain, des marginaux et des gens tout à fait ordinaires, chacun avec ses faiblesses et ses violences, avec toutes les contradictions des êtres humains./ Mon Frère est Fils Unique de Daniele Luchetti avec Elio Germano, Riccardo Scamarcio, Diane Fleri Italie-2007-1h40-VOST- Accio, La Teigne, créé le désespoir de ses parents. Il est farouche, polémique, bagarreur et a les nerfs à fleur de peau. Il vit par instinct, vivant chaque bataille comme une guerre. Son frère Manrico est beau, charismatique, aimé de tous, mais tout aussi dangereux… Dans la province italienne des années 60 et 70, les deux jeunes hommes se battent sur deux fronts politiques opposés, ils aiment la même femme, francesca, et traversent, dans une confrontation sans fin, une période de leur vie faite de fugues, de retours, d’échanges de coup et de grandes passions. C’est l’histoire de leur parcours pendant 15 ans d’une histoire italienne. Accio et Manrico, deux frère très différent, mais peut être pas tant que ça…/ Tickets de Ermano Olmi, Ken Loach, Abbas Kiorastami avec Valeri Bruni Tedeshi, Carlo Delle Piane, Silvana de Santis Italie/Iran/GB-2005-1h55-VOST- Trois histoires qui se passent dans un train en Italie. Dans la première, un vieux professeur revient bouleversé d’un séjour. Il a rencontré une jeune femme qui a réveillé en lui des sentiments enfouis. Il essaie de lui écrire mais n’y arrive pas. Autour de lui, des familles de toutes origines voyagent, plus ou moins bien traitées. Dans la deuxième, une veuve haute en couleurs n’en fait qu’à sa tête. Son jeune homme de compagnie subit ses caprices, mais décide bientôt de prendre la fuite. Dans la troisième, trois copains écossais vont voir un match de foot, et discutent avec un adolescent albanais qui voyage avec sa famille. Un des trois billets disparaît et sème la pagaille dans le wagon, jusqu’au quai de gare d’arrivée./ Le Voyage de Primo Levi de Davide Ferrario avec Davide Ferrario Italie-2006-1h32-VOST- Le 27 juin 1945, Primo Levy est libéré d’Auschwitz. Il mettra dix mois à rentrer à Turin traversant la Pologne, l’Ukraine, la Roumanie, la Hongrie, l’Autriche et l’Allemagne. Il raconter ensuite les aventures, rencontres et observation de ce voyage dans son livre « La trêve ». Soixante ans plus tard, Davide Ferrario et son scénariste Marco Belpotili suivent à leur tour cet itinéraire à travers l’Europe post communiste. Ce road movie suit les pas de Primo Levy est aussi une peinture de cette nouvelle Europe encore reliée aux restes de l’Union Soviétique, ses mouvements néo nazis Tchernobyl, les villages d’immigrés…/ Mamma Roma de Pier Paolo Pasolini avec Anna Magnani, Ettore Garofalo Italie-1962-1h50-VOST- Mamma Roma est une prostituée romaine. Lorsque l’homme qu’elle a aimé et qui l’a réduite à sa condition se marie avec une paysanne, elle décide de se retirer pour un honnête emploi de maraîchère. Malgré l’insatiable appétit de son ancien souteneur, elle a pu mettre assez d’argent de côté pour reprendre auprès d’elle Ettore, son fils de 16 ans abandonné aux soins d’un pensionnat depuis sa naissance, et investir dans un appartement d’une banlieue neuve de Rome. Nouveau métier, nouveau quartier… nouvelle vie ?/
Informations
Date: mercredi 7 mai 2008 – mardi 3 juin 2008
Horaires: horaires du Cinéma Odyssée
Lieu: Cinéma Odyssée
Organisé par: Cinéma Odyssée
En collaboration avec: Istituto Italiano di Cultura
Tipologia di invito (seconda lingua)
avril 29, 2008 à 7:54
—– Original Message —–
From: Alertes Google
To: santinon_antoine@voo.be
Sent: Tuesday, April 29, 2008 9:40 PM
Subject: Alerte Google – station polaire Princesse Elisabeth
Alerte Google Web : station polaire Princesse Elisabeth
Eyecone – visites virtuelles 360°&photographies panoramiques
Eyecone réalise des visites virtuelles 360° ainsi que des photographies panoramiques quicktime vr.
http://www.eyecone.com/stationpolaire/
mai 9, 2008 à 10:28
La famille fondée sur le mariage
Le 09 mai 2008 – (E.S.M.) – Vous trouverez ci-dessous les propos de Mgr Cattenoz lors de la journée diocésaine des fiancés, le dimanche 6 avril 2008.
http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=0905085_mgr_cattenoz
Monseigneur Cattenoz, archevêque d’Avignon – Pour agrandir l’image: ► Cliquez
Journée diocésaine des fiancés :
Monseigneur Cattenoz répond aux questions posées par les futurs mariés
La foi
Comment rencontrer Jésus vivant ?
Jésus a dit aux femmes le jour de la Résurrection “Dites à mes apôtres et à Pierre, allez en Galilée, c’est là que vous me verrez”. Or, la Galilée pour les apôtres, c’était leur lieu de vie ordinaire, de travail, là où ils habitaient. C’est dans votre vie, dans votre cœur que vous rencontrerez Jésus, ne le cherchez pas dans le ciel ou les théories car il vous précède dans le lieu de vos Galilée quotidiennes, c’est là que vous le rencontrerez, vivant.
Les moyens sont divers, mais d’abord, mettez vous à l’écoute. Les chrétiens, je les appellerais “la tribu des grandes oreilles”. Dieu va me parler par les événements, par mes frères, mon conjoint, mes enfants… mais il faut être à l’écoute et en premier lieu de la Parole de Dieu. Chaque jour on perd au moins une heure en choses inutiles… je vous propose donc de prendre ensemble 5 minutes chaque jour pour lire un paragraphe de l’Evangile et vous laisser imprégner par ces lignes que vous lirez. Écoutez Dieu également par la prière ensemble et personnellement : ouvrez-Lui votre cœur, rentrez en dialogue intime avec Jésus, le Vivant ; là est une source bouleversante pour votre couple et votre amour d’ouvrir votre cœur.
Quelle est la “valeur ajoutée” du Christ dans nos vies quand tout va bien a priori ?
De toutes façons, sans Lui, rien ne va, c’est clair : regardez comment le monde tourne, comment couples et familles se déchirent, alors que nos contemporains se détournent de plus en plus de Dieu. La grandeur de nos vies humaines, c’est de vivre la réalité divine à laquelle on est appelé. Il n’y a que l’amour qui peut donner à la vie quotidienne sa dimension d’éternité. Je souhaite que vous n’oubliez jamais que Dieu est présent avec vous, en vous-même si vous en doutez. Lorsque vous allez échanger vos consentements, Dieu s’engagera avec vous avec à la fois toute sa puissance divine et toute sa discrétion divine. Si vous faites appel à Lui, alors en permanence vous aurez cette source d’amour qui jaillira de vos cœurs pour vous permettre d’aimer divinement et de vous ouvrir à des enfants, des amis, des voisins, que votre foyer sera ouvert à tous, et connaîtra un bonheur que le monde sans Dieu ne peut donner. Avec le Christ, je désire que votre “joie soit complète” malgré et à travers les inévitables épreuves : cette profonde joie de la foi dans le Dieu ressuscité, voici ce qu’est la valeur ajoutée de la foi.
L’Église se vide, quelle est votre stratégie ?
Lorsque j’étais récemment au Brésil, j’ai vécu un rassemblement avec 100.000 jeunes dans une sorte de “rave party” chrétienne. C’était fabuleux. A Paray le Monial, il y a 4000 à 5000 jeunes qui passent une semaine de vacances tous les étés entre chrétiens, 5000 à 7000 couples et familles y passent également chaque année quelques jours. Que l’on ne me dise pas que l’Église se vide ! Dans certaines paroisses oui, certainement, mais en même temps il y a des lieux où elle est rayonnante de beauté, de croissance, de dynamisme : renseignez-vous !. L’Église c’est nous, c’est vous.
Est-ce que notre Église dans le Vaucluse va retrouver son dynamisme ? Je n’en sais rien, mais pendant 15 ans j’ai été servir l’Église dans les pays d’Afrique. Aujourd’hui, c’est notre Église en France qui a besoin d’aide et je n’ai pas honte d’avoir fait appel à des Brésiliens, des Italiens, des Polonais, des personnes venant du monde entier. Finalement, les jeunes évangélisent les jeunes, donc il nous faut accueillir des jeunes vocations d’autres pays. Je pars avec 600 jeunes à Lourdes et les sœurs brésiliennes d’Orange, il y a une joie formidable. Puis j’irai aussi en retraite avec 50 jeunes, et nous allons va certainement vivre des choses fabuleuses. Oui, l’Église est belle et je souhaite que vous y preniez votre place vous vivre ensemble ce nouveau printemps qui s’annonce.
Peut-on vivre sa foi sans faire d’efforts ?
La foi comme l’amour, est en même temps un don et un combat : il ne nous est pas évident d’aimer d’un amour pur et désintéressé, toute relation d’amour exige de notre part le concours de notre volonté, de nos actes, de notre énergie. De même, la foi est un don, mais aussi un acte de notre volonté qui engage toutes les forces de notre être, cœur, âme, esprit. Les commentaires de la Bible dès ses premiers chapitres affirment qu’on ne peut obtenir le bonheur sans effort. Tout dans notre humanité est marqué par l’effort : le nier est contraire à l’évidence. Un sportif n’arrive à rien sans persévérance, un musicien ou un artiste de même, tout travail requiert un effort, toute réalisation exige que l’on y consacre sa volonté. Lorsque le Christ est Ressuscité, Thomas, l’un des 12 apôtres, ne voulait pas croire en la Résurrection de Jésus sans voir ses mains et ses pieds transpercés, son côté ouvert… Jésus s’est manifesté à Thomas pour conforter sa foi mais il a ajouté : “heureux ceux qui croiront sans avoir vu !”. Demandons donc la grâce de la foi pour qu’elle grandisse en nous même si nous ne le voyons pas directement. Dans un autre passage de l’Évangile, le Christ affirme que la foi est comme une graine de moutarde, minuscule, mais quand elle grandit, l’arbre dépasse tous les autres arbres et même les oiseaux y font leur nid ! Lorsque nous prenons soin de nourrir notre foi, petit à petit elle devient plus importante dans notre vie que tout le reste !
Beaucoup de jeunes s’éloignent et quittent l’église, est-ce un passage “inévitable” ? Que propose l’Église à ces jeunes en attente ou en désertion ?
Comme la foi est avant tout une rencontre intérieure avec le Christ, il est donc incontournable que chacun fasse une expérience personnelle de Dieu. Se sentir aimé d’un amour incommensurable par Dieu est une expérience unique, bouleversante, et éminemment personnelle. Ainsi, lorsque l’on grandit dans un terreau chrétien, cela ne nous dispense pas pour autant de cette rencontre personnelle. Certains trouveront dans leur chemin avec le Seigneur des petits jalons qui, ajoutés les uns aux autres, tisseront une histoire d’amour suffisamment riche pour que, devenu adulte, la foi soit une évidence et poursuive sa croissance. Pour d’autres, au contraire, les distractions du monde, les perturbations de l’adolescence seront propices à la remise en cause d’un héritage chrétien qui ne signifie plus rien pour eux, ou seulement quelques valeurs plus ou moins imprécises. S’approprier la foi est par excellence une démarche adulte : l’Église propose donc des lieux propices pour faire cette rencontre personnelle du Christ Vivant. Elle invite, et seuls ceux qui le désirent y viennent ; il y a en cela beaucoup d’occasions. Les plus connues sont les grands rassemblements comme les JMJ, mais dans toutes les coins du monde il est possible d’aller prendre un temps de silence dans un monastère, d’aller prier dans une église, de rencontrer un moine, un prêtre ou des chrétiens, de suivre des parcours de redécouverte de la foi comme les cours alpha ou les week-ends Kekako sur notre diocèse, de participer à des week-ends comme Jeunesse 2000, des sessions, etc. Mais il demeure incontournable que la rencontre attendue du Christ est le fruit d’une démarche et d’un cheminement personnel dans le cœur de chacun. Personne ne peut contraindre quelqu’un à reconnaître dans son cœur profond la soif d’amour qui l’habite et que seul Dieu peut combler ; c’est pourtant la profonde conviction de l’Église depuis 2000 ans, et elle en témoigne comme ici. Les chrétiens se doivent de témoigner de leur foi avec ceux qui les entourent car ils ne peuvent cacher ce qui fait leur joie, le cœur de leur vie.
Peut-on se sauver soi-même ?
Avec un peu d’humour, nous pourrions dire que si c’était possible, ça se saurait ! Le monde ne continuerait pas à subir les assauts de la souffrance, de la mort, de l’absurdité de la violence et de tout le reste… Se sauver cela signifie être capable de dominer toutes ses passions négatives, mauvaises qui habitent le cœur de l’homme et établir un monde de paix et d’harmonie. Nous en sommes encore loin ! Pour nous chrétiens, nous avons compris qu’il était vain de compter sur nos seules forces, même si nous devons y consacrer toute notre énergie. Seul le Christ sauve, Il a donné sa vie par amour, non pas pour effectuer un exploit en subissant un martyre abominable, mais pour vaincre toutes ténèbres, toute souffrance, toute l’horreur du mal par l’amour, la paix et le pardon. Et le signe de cette victoire nous est donné par sa Résurrection. Pendant toute sa vie et surtout sa Passion, pas une once de rancœur ou de ressentiment de sa part, mais tant d’amour, de foi, de vérité, de pardon et de paix,… A cause du Christ, nous savons maintenant que les portes de la mort sont à jamais ouvertes vers la Vie et qu’il ne nous reste qu’à le suivre ! Facile à dire, moins à faire certes ! mais “sans moi, vous ne pouvez rien faire”, nous dit le Christ à chacun. Sa parole est claire, et nous l’expérimentons chaque jour. Alors je formule un vœu : que chacun ici tente de se laisser sauver par le Christ pour puiser en lui ce qu’il ne peut donner ou recevoir de lui-même.
Comment savoir lorsque ma vie s’améliore, que c’est l’action de Dieu et non les fruits du hasard ?
“Dieu est sans idée du mal”, comme l’affirme un théologien. C’est-à-dire qu’il ne peut nous vouloir que du bien, et il nous a créés pour le bonheur, pour la plénitude absolue ! Lorsque j’accepte de reconnaître dans ma vie la présence douce et prévenante de Dieu qui garde sans cesse son regard d’amour sur moi, je découvre à quel point sa tendresse m’entoure :
“Comme est la tendresse d’un père pour ses fils, tendre est le Seigneur…
Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour,…
Il te couronne d’amour et de tendresse…” (Psaume 102)
Ainsi ma vie est toujours sous son regard et c’est mon regard qui change : quand on est amoureux, tout change, n’est-ce pas ! et pourtant c’est la même vie… on se lave toujours les dents le matin, on continue à travailler, à manger, à dormir… pourtant rien n’est plus pareil et ma vie me semble “rose” ! Dans le domaine de la foi, c’est sans doute “pire” ! Lorsque je découvre en effet l’amour du Seigneur pour moi, toute ma vie change, ce n’est pas qu’elle s’améliore ou se détériore dans les événements mais simplement qu’elle est toute autre ! Et alors je commence à voir l’action de Dieu dans ma vie, quel émerveillement !
De toutes façons quand ma vie s’améliore, quelle qu’en soit la raison, je peux louer et bénir Dieu car Il est “la” vie.
Comment la foi peut-elle aider à la restructuration la société en France ?
La foi transforme le cœur et la vie des chrétiens et donc c’est à eux qu’il revient d’agir pour une société plus proche de la civilisation de l’amour dont parlait si souvent Jean-Paul II. Aux côtés de tous les hommes de bonne volonté, les chrétiens ont donc une mission toute particulière au cœur de ce monde : ils peuvent aider la société en France et partout où ils sont appelés, en s’engageant où cela leur semble utile pour le bien de tous et pour faire évoluer nos sociétés vers une vie plus intense, plus belle, plus juste. Au-delà, la rencontre personnelle du Christ pour quelqu’un, pour un couple le(s) conduit à une vie vraiment nouvelle, transformée, qui va tôt ou tard irradier et fructifier dans la vie civile, sociale, familiale, dans le monde du travail, etc… Quand l’Église évangélise et conduit des personnes à rencontrer le Christ, elle réalise de fait un bien immense pour la société : nos hommes politiques et les milieux laïcs français ne s’en rendent pas compte, mais c’est une très grande réalité.
Y a-t-il un seul Dieu ? Y a-t-il quelqu’un au-dessus des autres ? N’y aurait-il qu’un seul chemin vers la Vérité ?
Ce qui fait la spécificité de la foi chrétienne, c’est que Dieu est venu à ma rencontre, à ma recherche. En ce sens, ce n’est pas moi qui l’ai cherché, c’est Lui qui est venu. C’est l’histoire de celui qui en regardant sa vie comme des traces de pas sur le rivage, a vu deux traces de pas sur la plage marchant côte à côte : celles de Dieu et les siennes. Mais aux moments difficiles de sa vie, il n’y avait qu’une trace de pas. Il a pensé que Dieu l’avait abandonné lors des épreuves de sa vie or Dieu lui le contraire : “c’est justement à ces moments là que je t’ai porté dans mes bras”.
J’ai eu des échanges profonds avec des musulmans lorsque j’étais berger en Haute-Volta : ils étaient stupéfaits de découvrir que pour nous, Dieu se donnait à nous dans l’eucharistie par exemple. Nous pouvons entrer en dialogue avec eux, mais nous devons surtout rayonner l’amour de Jésus et crier à tous que Jésus les aime et qu’il n’a qu’une envie, c’est de vous entraîner à sa suite. Il faut admettre que les chemins des hommes sont très divers, que l’Esprit de Dieu habite le cœur de tous les hommes, même s’ils ne le reconnaissent et même le trahissent si souvent. Comme Jésus le dit lui-même, “Je suis le chemin, la vérité et la vie” et non “un chemin, une vérité, une vie”. Saint Paul le dit également, et avec lui toute l’Église, : “Jésus-Christ est le seul Sauveur”, et Jésus est l’envoyé du Père, comme il ne cesse de le rappeler dans son ministère.
Comment Dieu peut nous oublier quand on a un problème ?
Dieu ne nous oublie jamais, c’est nous qui l’oublions et négligeons sa présence. (Je vous renvoie à l’histoire de l’homme marchant dans le sable ci-dessus). Cependant, jamais Dieu ne s’imposera, comme le dit Jésus : “Voici je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui pour souper, moi près de lui et lui près de moi”. Ainsi, c’est seulement lorsque nous ouvrons notre cœur à sa présence qu’Il peut se manifester à nous. La seule chose qu’il lui est absolument impossible de faire, c’est de forcer la porte d’un cœur ; l’Amour ne peut s’imposer, sinon ce n’est pas l’amour.
Le mariage
Comment agit le sacrement de mariage ? Comment s’en servir concrètement dans la vie de couple ?
Pour moi, il y a trois lieux déterminants qui font le cœur de la vie familiale où se vit l’amour au quotidien : la chambre conjugale où se vit l’amour, la table conjugale et familiale où l’on est heureux d’être ensemble, la table de l’Église qui ressource le couple et la famille à l’amour même de Dieu. Lieu de l’accueil de l’autre, de l’écoute puis des enfants, des hôtes de passage, où l’on se dégage de soi pour être attentif à l’autre, où l’on expérimente le don de soi. Chaque table est un lieu vital. Prenez du temps pour réfléchir à la façon dont vous vivez votre liturgie de la table. De même pour votre liturgie conjugale : dans la chambre nuptiale, se vit l’apprentissage du don pour l’autre, de la communion intime et intérieure, lieu où en même temps est donné la vie. Pour donner la vie il faut être 3, l’homme, la femme et Dieu.
Avec le sacrement de mariage, Dieu s’engage lui-même avec nous, il est reconnu et accueilli comme Sauveur : les couples chrétiens reconnaissent qu’ils sont des pauvres, qui, comme les autres ont besoin d’un Sauveur. Vous le vérifierez si vous reconnaissez que vous êtes des pauvres de l’amour. Si – par la prière, le dialogue en vérité, le pardon, la vie sacramentelle, etc – vous accueillez l’Esprit et vivez de cette foi dans le Christ, alors vous verrez comme ce “Salut” fructifie dans vos vies : vous en bénirez à jamais le Seigneur pour les fruits de grâce en vos vies et celle de vos enfants.
Condition du mariage : baptisé, non baptisé ?
Voici les conditions au mariage, telles que rappelées par les Évêques à Lourdes en novembre 2002 :
- au moins l’un des deux conjoints doit être catholique (baptisé) ;
- aucun des conjoints ne doit être lié par un mariage antérieur valide ;
- ils doivent être vraiment libres dans leur consentement (liberté) ;
- l’homme et la femme s’engagent définitivement l’un envers l’autre (indissolubilité) ;
- ils veulent persévérer dans la fidélité de leur amour pour toute la vie (fidélité) ;
- ils acceptent la responsabilité d’être parents (fécondité) ;
- ils s’engagent à élever leurs enfants dans la foi catholique.
Le sacrement de mariage est un sacrement qui s’inscrit dans la suite des autres sacrements, et notamment de l’Eucharistie, du sacrement de Pénitence (Réconciliation) et de la confirmation. L’Église propose donc le sacrement de la confirmation si les futurs mariés ne l’ont pas reçu. Sa préparation se déroule dans un délai convenable, avant ou après la célébration du mariage.
Je vous invite à rencontrer votre curé pour plus de précisions.
Pourquoi faut-il passer à la mairie avant de passer à l’Église ?
C’est le cadre le cadre de l’accord régulant les rapports entre l’Église et l’État : il y est clairement stipulé que l’engagement civil était une condition pour contracter un mariage religieux. L’acte en mairie constitue le registre officiel qui définit les droits et les devoirs des conjoints comme l’indique le code civil. C’est le droit civil qui assure notamment la protection des personnes en cas de rupture du lien conjugal et en définit les règles ; l’Église ne peut qu’approuver cette protection.
“Tout ministre du culte qui procédera, de manière habituelle, aux cérémonies religieuses de mariage sans que ne lui ait été justifié l’acte de mariage préalablement reçu par les officiers de l’état civil s’expose à six mois de prison et de 7 500 euros d’amende”.
Quand contacter le prêtre quand on veut se marier et comment ? Est-ce le prêtre qui nous rappelle ou pas ?
L’Église mesure tout le sérieux et l’enjeu de votre demande et vous invite à vous préparer à cette aventure fantastique qu’est le mariage au travers de nombreuses propositions. En premier lieu, adressez vous au prêtre de la paroisse dont vous dépendez, un an ou au minimum neuf mois avant la date choisie. Il établira avec vous le dossier nécessaire puis vous proposera une série de rendez-vous de préparation : rencontres avec le célébrant – prêtre ou diacre – et l’équipe de préparation au sacrement de mariage (PSM) qui propose en général plusieurs dates dans l’année. Les sessions de préparation au mariage sont souvent regroupées par secteur que l’on appelle doyennés. En moyenne, les fiancés participeront à environ 6 à 8 rencontres et jusqu’à une par mois selon les équipes de PSM.
Si vous n’avez pas de nouvelles du prêtre que vous avez contacté depuis 2 semaines, rappelez-le, il est certainement très sollicité, mais il ne faut pas laisser passer les dates des rencontres de préparation au mariage qui sont obligatoires.
Est-ce que les mariés peuvent rentrer dans l’église avec leurs enfants plutôt qu’avec leurs parents ?
L’entrée dans l’église au bras des parents est une tradition culturelle qui relève donc de choix personnels et n’a rien à voir avec la liturgie (même si le symbole est beau et compréhensible), c’est-à-dire le déroulement de la célébration en tant que telle. Vous avez donc toute liberté pour organiser cette entrée dans l’église comme bon vous semble, en respectant pour autant la dignité de la célébration et les consignes du célébrant, car il ne s’agit pas non plus d’un défilé mais bien d’une façon de signifier que les époux entrent librement dans l’église pour s’engager devant Dieu et devant la communauté chrétienne.
Vous trouverez d’autres informations sur ce point en consultant le site suivant : http://catholique-nanterre
Le mariage civil et non sacramentel est-il forcément voué à l’échec ?
Dans l’absolu, certainement pas , heureusement, mais reconnaissez avec moi que tout semble aujourd’hui conduire le nombre de divorces à rejoindre progressivement celui des mariages, c’est donc qu’il y a un vrai problème au seul mariage civil !
Nous pouvons reprendre les mots de Jean-Paul II dans sa lettre aux familles qui nous éclairent sur cette question :
“L’amour humain est-il envisageable sans l’Époux qui, le premier, nous a aimés jusqu’à la fin ? C’est uniquement s’ils prennent part à Son amour et à ce grand mystère que les époux peuvent s’aimer “jusqu’à la fin”’ : ou bien ils deviennent participants à cet amour ou ils ne savent à fond ce qu’est l’amour… Cela constitue alors indubitablement un grave danger pour eux”.
Ainsi, il est fort dommage de s’exposer ainsi au “danger” et de se priver délibérément des grâces de Dieu, créateur et source de tout amour ; mais comme le rappelait Vatican II, l’Esprit Saint agit partout, où il veut, et n’est pas réservé aux chrétiens ; il peut donc irradier la vie de tel ou tel couple dans la mesure où les conjoints recherchent avec droiture la vérité de l’amour.
La célébration du sacrement de mariage n’est pourtant pas une assurance tout risque pour l’amour et un mariage réussi : tout sacrement, pour fructifier, doit être nourri par la grâce et la vie dans l’Esprit comme nous l’avons exprimé plus haut ; sans cela, il n’est pas opérant dans vos vies. Je vous rappelle l’expression entendue ce matin : ce serait comme avoir une magnifique voiture sans essence ou un trésor sur son compte en banque sans en connaître le code d’accès.
Comment faire rentrer Dieu dans le couple quand l’un des deux ne croit pas ?
Mon fiancé n’est pas baptisé et il est totalement éloigné de l’Église, il n’a pas souhaité venir aujourd’hui. Quand j’entends que de nos jours il faut que le couple vive Dieu pour avoir une chance de tenir, cela me désespère. Si je lui parle de Dieu, c’est sûr que ce sera une occasion de tension et cela risque de mettre en danger la stabilité de notre couple. Que me conseillez-vous ? Comment garder l’espérance ?
Dans la première lettre aux Corinthiens, Saint Paul dit que si ton conjoint non-croyant est prêt à rester avec toi, et désire de tout son cœur vivre une vie juste et droite comme l’y invite l’Évangile et l’Église, ta foi et ton amour vont le sanctifier à travers ce que toi, tu vivras. Si le conjoint catholique vivant sa foi est convaincu que le Christ vit en elle, son amour va rayonner, il se vivra des choses formidables et cet amour pourra passer aux enfants. Au regard de tout ce qui s’est dit précédemment, je ne peux vous cacher cependant que c’est une grande grâce de pouvoir vivre sa foi à deux, et la réalité montre que vivre sa foi seul est parfois particulièrement délicat, surtout lorsque le conjoint non-croyant semble hostile ou fermé au dialogue alors qu’un sacrement va ou a été être célébré dans l’Église. De tels blocages ne sont pas insignifiants, et il faudrait prendre le temps d’une réponse personnelle.
Comment la foi peut-elle concrètement améliorer notre vie de couple ?
Je partirai d’un exemple concret : lorsque j’étais dans une paroisse, le curé a proposé des rencontres après le mariage. Seulement deux personnes sont venues ! Alors j’ai proposé à ces deux jeunes femmes d’inviter 4 couples d’amis et de les inviter à me rencontrer chez elle. Depuis 7 ans ils se réunissent régulièrement et creusent leur foi ensemble. Ce n’est que de la négligence qui les avait éloignés de l’Église et, en s’entraidant, ils s’encouragent à vivre leur foi et ont découvert la beauté d’une vie chrétienne conjugale. N’hésitez pas à faire de même, à vous retrouver autour d’une table, à prendre les minutes de lecture de la Parole, d’émerveillement, de prière dont nous avons parlé, les temps de “devoir de s’asseoir” comme disent les équipes Notre-Dame. Tout cela mis bout à bout, c’est cela qui fait qu’on vit en chrétien.
Aussi, n’oubliez pas de faire un voyage de noce tous les ans ! Prenez du temps pour replonger votre amour dans sa source tous les ans. Le couple doit savoir retrouver et nourrir l’amour de sa jeunesse.
A Sault-de-Vaucluse, il y a des bâtons qui permettent de trouver la route sous la neige, l’église fait pareil, elle met des balises pour nous éviter de tomber. Elle est bienveillante, sachez suivre ses balises, elles sont fort utiles, que ce soit par grand beau temps ou dans la tempête.
Enfin, je dirais qu’un couple seul dans sa vie est en danger : rejoignez d’autres coules pour cheminer, échanger, grandir dans la foi ; consultez pour cela l’offre importante de mouvements et d’équipes de couples chrétiens sur le diocèse, les communautés de laïcs qui vous accueillent ; demandez conseil à vos parrains ici présents, à l’équipe diocésaine de pastorale familiale, à votre curé, etc…
L’épreuve, la maladie est-elle la condition de la foi ? faut-il connaître l’épreuve pour être chrétien ? faut-il attendre l’épreuve pour retrouver la foi dans notre vie de couple ?
Je pense que la foi vient surtout de l’écoute de la Parole de Dieu. Beaucoup parmi nous ont la vision d’un Dieu “sonnette d’alarme” : on fait appel à Dieu en cas d’urgence. Au premier jour de la Pentecôte, la première chose qu’ont fait les apôtres est de proclamer les merveilles de Dieu. Il nous faut apprendre à nous émerveiller, c’est cela qui devrait faire le fond de notre vie, s’émerveiller les uns des autres, et de même pour nous : “quelle merveille je suis !”. Tout ce que nous sommes, c’est Dieu qui l’a fait. Si vous pouviez découvrir que l’Église est le rayonnement de l’amour de Dieu qui veut que nous apprenions à découvrir tout ce qu’il y a de beau dans notre vie ! On ne fait pas assez attention à chacun, je l’ai découvert comme une certitude : il faut apprendre à voir la beauté que Dieu a fait en chacun, quel qu’il soit. C’est là où il faut rencontrer Dieu, n’attendez pas d’avoir une maladie, de vive une épreuve.
Mais il y a comme des sessions de rattrapage, ce que vous n’avez pas été capable de faire dans l’émerveillement, parfois Dieu peut vous le donner de le faire dans la souffrance. Pourquoi ne pas apprendre dès aujourd’hui à le reconnaître vivant et présent dans notre vie ?
Je vous invite ainsi tous les matins au réveil à prendre 4 minutes pour vous émerveiller de tout ce que vous allez vivre de beau dans la journée ! La louange en couple et en famille est une école de bonheur : souvenez vous en, et surtout mettez le en pratique !
La fécondité, la sexualité
Comment combiner une sexualité dite “chrétienne” avec une vie de “femme active” ? Quelle est la position de l’Église par rapport à la contraception ?
L’Église n’est pas contre quelque chose, elle est plutôt à 100% pour l’amour et pour la vie ! L’Église est contre les moyens qui sont une totale fermeture à la vie et limitent donc le sexe (qui doit être toujours une expression directe de l’amour) à un simple moyen de plaisir, à un gadget sympa et ludique !
La relation sexuelle pose naturellement la question de l’ouverture à un vie nouvelle qui viendrait. Si le couple n’est pas prêt à se marier, il n’est pas prêt à accueillir un enfant si celui-ci devait venir. Et il est dangereux de partitionner l’homme, de limiter la sexualité au plaisir sans vouloir la possibilité de la transmission de la vie. Cet égoïsme ne va pas dans le sens de l’épanouissement dans la durée mais d’une frustration, d’un certain enfermement, particulièrement pour la femme.
L’Église propose à ceux qui vivent en couple une méthode de régulation des naissance basée sur l’observation du cycle de la femme (appelée “méthode naturelle de régulation”), respectueux de ce qu’elle est.
Cette méthode exige certes une abstinence de quelque jours par cycle menstruel, mais cela permet aux couples de vivre une vie sexuelle conforme aux attentes légitimes des conjoints qui s’aiment, et restant adaptée à la vie moderne. Cette méthode semble également enrichissante car elle conduit le mari à connaître et respecter le rythme naturel de sa femme ; elle permet également de nourrir le désir de la communion conjugale, tout en ouvrant à d’autres modes d’intimité que le seul rapport sexuel ce qui est aussi une bénédiction.
Je vous invite pour toute ces questions à prendre contact sur le diocèse avec les moniteurs de ces méthodes dites “Billings”.
Enfin, certains moyens dits “contraceptifs” ont de manière certaine un caractère abortif ; or toute vie est un cadeau de Dieu. L’Église affirme le prix inestimable de chaque vie, de la naissance à la mort naturelle et les chrétiens participent à cette protection de toute vie au respect de toute existence.
En quoi notre foi peut-elle purifier et sanctifier notre sexualité conjugale ?
Jean-Paul II a consacré la plus grande catéchèse de tous les temps (4 années d’audiences du mercredi) pour commenter dans les Écritures toute la beauté de ce qu’il a appelé “la théologie du corps”. Le Pape affirme que la sexualité est un chemin privilégié pour que les époux célèbrent leur amour et qu’elle est un moyen unique de réaliser le “une seule chair” qui est leur appel spécifique. “Une seule chair” signifiant un seul être, de deux faire un par la communion et l’amour. La sexualité est donc une expression d’amour ultime qui produit des fruits de vie pour les époux lorsqu’elle est vécue dans la beauté d’un amour qui recherche en premier lieu le bonheur de l’autre et le respect infini de ce qu’il est.
Aimer s’oppose donc radicalement à toute idée d’utilisation, de retour égoïste sur soi, de recherche exclusive du plaisir. Lorsque j’ai en face de moi une personne, il ne peut être question de l’utiliser. Car utiliser l’autre, c’est en faire un objet, c’est dégrader la personne du rang de sujet à celui de chose.
C’est ainsi que l’Église, telle une mère bienveillante, rappelle un certain nombre de principes fondamentaux sur la sexualité, de façon à favoriser le respect des corps, qui sont, selon les mots de Saint Paul, des “temples de l’Esprit Saint”. (1 Co 6, 19). Elle invite à entrer dans une sexualité qui atteint une beauté que le monde ne peut donner car elle devient expression visible d’un mystère invisible, c’est-à-dire “liturgie propre des époux” comme le dit Jean-Paul II.
Or, comme nous l’avons déjà expliqué ce matin, pour chacun de nous notre cœur est partagé entre des aspirations bienveillantes et des pulsions égoïstes. La sexualité, parce qu’elle est par essence une expression existentielle, est le lieu par excellence ou se vit ce combat : personne n’en fait l’économie. Pour entrer dans une sexualité qui respecte l’autre, il me faut travailler à convertir et purifier mes passions, non pour tuer le désir, bien au contraire, mais pour le purifier par une maîtrise de mon comportement, une attention incessante à l’autre au cœur même de ma relation sexuelle.
Les méthodes naturelles, en respectant la nature profonde de la femme et son rythme de fécondité, sont un outil essentiel (quoique insuffisant) aux époux de rentrer afin de respecter la vie, d’exercer une paternité-maternité responsable, et de nourrir un dialogue concernant leur tendresse.
A contrario, la sexualité que le monde nous propose s’appuie sur une illusion selon laquelle il faudrait tout essayer, pourvu d’obtenir de “nouvelles expériences” et de multiplier ses orgasmes dans une course sans fin de jouissance qui par essence restera limitée et tôt ou tard insaisissable. Ceux qui pratiquent ce genre de “sport” sont tôt ou tard fort déçus par les effets secondaires de ces curieuses pratiques : on devient l’esclave de ses passions quand on réduit son existence à assouvir sans frein ses insatiables pulsions sexuelles. Le sentiment de n’être qu’un objet enferme dans la solitude, la névrose, l’addiction comme l’est l’alcool ou la drogue. Comme le dit Saint Paul : “Qui sème dans sa chair, récoltera de la chair la corruption ; qui sème dans l’esprit, récoltera de l’esprit la vie éternelle.” (Gal 6, 8). Le résultat de ces pratiques provoque tôt ou tard et à des degrés divers une amertume, un vide, une désespérance, un dégoût de soi-même et enfin une perte du désir. Le plaisir lui-même devient rare car il fuit à mesure que l’on cherche à le saisir et le provoquer de façon pulsionnelle : il fuit à mesure qu’il est pourchassé.
De nombreux couples qui ont accepté de vivre leur sexualité telle que l’Église les y invite, sont souvent bouleversés de la profondeur qu’ils acquièrent au fur et à mesure des années dans leur relation intime, de la fraîcheur de leur union malgré les jours qui passent, de l’intimité que cela induit dans leur dialogue conjugal. Les difficultés sont certes présentes, le cheminement est semé d’embûches, qu’importe : l’important est de grandir dans l’amour avec la miséricorde de Dieu. De cela, l’Église se doit d’en être inlassablement, quoi que cela lui en coûte, le témoin, et elle ne cesse d’en proposer le chemin car il mène au bonheur.
Le pardon
Peut-on tout pardonner ?
Avant de répondre à cette question, mettons-nous bien d’accord sur ce qu’est ou n’est pas le pardon, d’après un livre du Père Daniel-Ange (”L’amour fraternel”)
Pardonner n’est pas forcément oublier. Il ne suppose pas l’amnésie de l’offense mais il permet que la mémoire ne soit plus asphyxiée par le souvenir.
Pardonner ne signifie pas nier. Je reconnais la réalité de ce que j’ai subi ou souffert, je n’occulte pas les faits.
Pardonner n’est pas un simple acte de volonté, il ne se fait pas sur commande, c’est une grâce à mendier
Pardonner n’est ni magique, ni spontané. Il touche et implique toutes les dimensions de la personne.
Pardonner ne veut pas dire se retrouver comme avant l’offense car quelque chose a changé pour toujours dans la relation blessée, une autre relation doit être trouvée.
Pardonner n’exige pas que l’on renonce à ses droits, il n’y a pas de démission devant les exigences de la justice.
Pardonner à l’autre ne veut pas dire l’excuser, le décharger de ses responsabilités.
Pardonner n’est pas une démonstration de supériorité morale qui humilie l’autre.
Le pardon n’est pas de l’ordre du marchandage, il est inconditionnel, gratuit.
Pardonner ce n’est pas s’écraser devant l’autre mais simplement signifier que l’on redonne notre confiance à l’autre.
Demander pardon n’est pas réclamer un dû, exiger un droit, c’est de l’ordre de la gratuité
Pardonner n’implique pas l’immédiateté, il suppose souvent un long processus, il faut laisser Dieu se saisir du temps.
Mais une chose est sûre, rien ne rend esclave comme un refus de pardon : si je reste rivé au souvenir de tel événement, de telle personne qui m’a blessé, trahi, déçu…je reste incapable d’aller de l’avant. Le pardon brise ces chaînes, me libère de mon passé, il ouvre à l’avenir. Rien ne rend plus triste qu’un refus de pardon. Ce qui me libère, c’est pardonner comme mon Dieu m’a pardonné. Lorsque je me capsule en moi-même, je ressasse infiniment l’offense, je concocte une vengeance, je multiplie ma souffrance en agissant ainsi. La blessure secrète l’amertume, la plaie devient purulente. Le ressentiment, la rancune, la vengeance, tout cela est du poison, l’abcès se forme et enfièvre tout mon être. Seul le pardon peut parer à l’infection. C’est douloureux sur le moment, mais la blessure se nettoie et cicatrise. Que d’existences gâchées pour des pardons non donnés, parfois durant des décennies : gâchis de sa vie, mais aussi de celle des autres car mon amertume empoisonne et blesse à son tour celle des autres… Le pardon est donc vital, il nous donne d’exister, d’apprendre à vivre ensemble en s’aimant.
Je comprends cependant qu’il y ait des situations très difficiles pour pardonner en vérité : accueillir le Christ pour que ce pardon soit possible est donc essentiel, vital je pourrais dire.
Nous sommes donc appelés à entrer dans le pardon avec le Christ, c’est-à-dire à le désirer, à lutter contre ce qui nous y empêche en nous et à supplier le Seigneur de nous en donner la grâce. C’est en constatant les fruits de cette démarche dans nos vies que nous vérifierons si le pardon a vraiment été donné… même si ce peut être très long. L’essentiel est d’avancer sur ce chemin, de persévérer.
Alors oui, tout peut-être pardonné car “à Dieu tout est possible”… mais quel chemin exigeant, quelle libération quand le pardon est passé sur notre histoire !
Comment l’Église peut-elle pardonner des comportements impardonnables ?
Les apôtres ont reçu de Jésus ce pouvoir de pardonner les péchés. Mais pour donner l’absolution, le prêtre qui agit au nom du Christ doit s’assurer de la sincérité du repentir de la personne, c’est-à-dire de son désir de changer son comportement, et de faire en sorte qu’il puisse même réparer dans la mesure du possible. Dans l’Évangile, quand Jésus a parlé à la femme adultère, il lui a dit : “Tes péchés sont pardonnés. Va et désormais ne pèche plus”. C’est pourquoi l’Église s’efforce d’encourager les pêcheurs que nous sommes tous à ne pas recommencer dans le péché et à poser des gestes pour réparer, dans la mesure du possible, les conséquences de ses actes.
Il y a des péchés graves pour lesquelles l’Église peut refuser de donner le pardon, mais ceci doit rester un secret entre la personne et le prêtre (voir l’évêque pour certains), condition indispensable de la confiance en celui à qui on se confesse.
Il y a aussi des personnes qui se confessent sans dire toute la vérité au prêtre de manière volontaire. Elles reçoivent peut-être l’absolution mais le Seigneur qui connaît toute choses sait, Lui, ce qu’il y a d’hypocrite ou non dans cette démarche.
Cependant, lorsqu’une personne demande la grâce du pardon, l’Église ne peut la lui refuser, dès lors que sa démarche apparaît sincère et conforme à ce qui précède.
Comment peut-on se dire chrétien en ayant des comportements déviants ?
Un chrétien est un homme pécheur, comme tous les autres hommes, mais qui connaît sa faiblesse et la reconnaît. Les comportements déviants n’ont aucune justification mais ils manifestent l’action du mal dans notre humanité. Un chrétien, plus qu’un autre, peut trouver des moyens pour éviter de retomber dans des comportements déviants même si cela ne le dispense pas d’avoir à assumer son combat intérieur pour dominer ces pulsions malsaines. Il arrive, hélas, que des chrétiens ne parviennent pas à se défaire de comportements graves, ce devrait être alors à la communauté chrétienne et à la société d’intervenir en protégeant ceux qui subissent les conséquences de tels actes, en dénonçant ce type d’agissements pour empêcher de nuire (c’est le cas par exemple à grande échelle dans l’Église des USA où de nombreux prêtres ont été reconnus coupables d’actes de pédophilie). Il n’est pas rare que ces situations restent longtemps cachées, inconnues ou masquées, ce qui ne rend pas la tâche facile. C’est pourquoi la vigilance de l’Église doit s’exercer avec beaucoup d’exigence et de discernement.
L’après-mariage
Nous avons peur que la dynamique spirituelle retombe après notre mariage. Comment très concrètement conserver cette dynamique spirituelle après notre mariage ?
La dynamique spirituelle de votre préparation au mariage est – je l’espère – un petit avant-goût de ce que vous êtes appelés à vivre dans le mariage : ce n’est qu’après le mariage que tout commence, et pour un amour en crescendo, si on se rappelle ce qui a été dit ce matin sur l’Évangile de Cana !
Un chrétien seul est un chrétien en danger, a t-on déjà dit : petit à petit, submergé par le quotidien, le travail, les enfants, les mille occupations et sollicitations de la vie, tout ce qui est de l’ordre de la relation à Dieu passe progressivement à la trappe ! Si votre désir est de continuer votre cheminement spirituel, il vous est certes nécessaire de prendre un peu de temps de lecture de la Parole de Dieu, d’échange en profondeur, de prière, dont nous avons parlé. Dans la durée, il n’y a pas d’autres solutions que de s’appuyer sur des membres de la communauté chrétienne pour nourrir ces exigences : c’est cela l’Église. Sur le site Internet du diocèse, tous les mouvements familiaux du diocèse sont présentés pour vous permettre de prendre contact avec eux et de choisir celui qui vous convient le mieux pour vous soutenir dans votre foi. Ce peut être aussi en vous mettant au service d’autres couples de votre paroisse par exemple, que vous trouverez un soutien fraternel : quand vous serez affermis dans votre foi, je vous dirai avec Saint Paul, redonnez gratuitement ce que vous avez reçu gratuitement.
Ne pourrait-il pas y avoir des piqûres de rappel, après le mariage, de journées comme celle-ci, pour pouvoir ressourcer notre couple, reprendre des forces, par exemple pour les anniversaires de mariage ?
De même qu’il est très fortement conseillé de prendre au moins un week-end de voyage de noce par an, une session de couple ou de famille par an nourrit notre vie spirituelle et conjugale. Il existe aujourd’hui de nombreuses propositions que vous devriez retrouver aussi sur le site internet de l’Église d’Avignon. Comme je l’ai déjà évoqué, vous pouvez contacter l’équipe de la Pastorale Familiale pour qu’ils en parlent avec vous. Il existe par exemple :
des week-ends couples “Amour et Vérité”,
les sessions “famille” d’été à Paray-le-Monial avec la Communauté de l’Emmanuel,
les sessions ou week-ends Cana de la Communauté du Chemin-Neuf, les sessions du mouvement des Equipes Notre Dame,
les festivals des familles de la Communauté du Verbe de Vie,
les sessions St Jean-Famille de la communauté des Frères et Sœurs de St Jean,
les retraites pour couples et/ou famille des Foyers de Charité,
et beaucoup d’autres que nous ne pouvons énumérer.
Sur notre diocèse, j’invite régulièrement le peuple de Dieu à se rassembler pour des occasions : fête de la sainteté, ordinations, journée des fiancés, des divorcés, des veuves, chemin du croix du vendredi saint dans les rues, la Présence chrétienne au Festival avec plus de 100 jeunes missionnaires, manifestations exceptionnelles comme la journée des étudiants du 1er mars dernier, le forum “Communion et Évangélisation” de fin mai, ou celles qui auront lieu en 2009 pour l’anniversaire de l’arrivée des Papes ! Surveillez le site Internet de l’église, normalement tous les événements sont annoncés.
Comment transmettre la foi à ses enfants … puisqu’il s’agit finalement d’une rencontre individuelle ?
Voici ce que nous dit Jean-Paul II dans sa belle lettre aux familles :
“Époux, vous devez naître de l’Esprit Saint. Pères et mères sont les premiers témoins et ministres de cette nouvelle naissance dans l’Esprit Saint : vous qui engendrez les enfants dans leur vie humaine, n’oubliez pas que vous les engendrez aussi pour Dieu !”
Ainsi, nous sommes appelés en tant que parents chrétiens à assumer notre responsabilité pour les enfanter à leur vie de chrétien. En nous appuyant sur l’Église, mettre cette exigence comme première dans notre éducation, privilégier les occasions où nos enfants vont être mis en présence de Dieu par l’intermédiaire de mouvements de jeunesse, d’aumôneries, de camps, de célébrations, de sessions adaptées,… Ainsi, ils auront une plus grande facilité pour vivre cette rencontre personnelle déterminante. Mais si la musique, le sport ou les loisirs – et même les études – passent avant le Seigneur dans nos priorités éducatives, si notre foi reste avant tout cérébrale ou seulement “horizontale”, il ne faudra pas s’étonner que nos enfants ne se soucient plus un jour ou l’autre de leur croissance intérieure ou de la foi chrétienne !
Table des articles 2008 : ► La famille fondée sur le mariage
Sources : Diocèse d’Avignon
Ce document est destiné à l’information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie, sacrement de la miséricorde – (E.S.M.) 09.05.08 – T/Famille
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La famille migrante et itinérante – 07.05.08
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Sensibiliser Mexico à la Rencontre Mondiale des Familles convoquée par Benoît XVI – 29.02.08
La vocation de père – 29.02.08
VIe Rencontre Mondiale des Familles à Mexico, préparatifs pour la venue de Benoît XVI – 26.02.08
Benoît XVI présente la « Lettre sur le devoir urgent de l’éducation » au diocèse de Rome – 24.02.08
L’ « enfant désiré » et l’ « enfant refusé » – 16.02.08
Reconnaissance constitutionnelle maximale pour le mariage et la famille à Porto Rico – 15.02.08
Benoît XVI recevra les les participants de l’Académie pontificale pour la vie – 14.02.08
La dure bataille pour la vie – 01.02.08
Un principe non négociable pour Benoît XVI, la Famille – 01.02.08
Lettre du pape Benoît XVI au diocèse de Rome sur le devoir d’éducation – 24.01.08
Benoît XVI rappelle les priorités aux Administrateurs de la Région Latium – 12.01.08
Seul l’Infini peut remplir le cœur, affirme Benoît XVI – 12.01.08
Benoît XVI demande de ne pas sacrifier la jeunesse – 06.01.08
mai 10, 2008 à 12:52
N’oublions pas de lui dire: “Je t’aime maman!”.
Aimante, patiente, toujours présente quand vous avez besoin d’elle… Faut-il d’autres bonnes raisons pour la remercier et lui souhaiter une bonne fête des mères ?
mai 13, 2008 à 3:43
Belgique
L’Europe se penche sur le cas des bourgmestres des communes à facilités
http://www.levif.be/actualite/belgique/72-56-16954/l-europe-se-penche-sur-le-cas-des-bourgmestres-des-communes-a-facilites.html
13/05/2008 12:37
Trois représentants du Conseil de l’Europe ont entamé mardi matin une série de consultations pour s’informer de la situation à la suite de la non-nomination des trois bourgmestres des communes à facilités de Linkebeek, Crainhem et de Wezembeek-Oppem par le ministre flamand des Affaires intérieures.
Leur premier rendez-vous était fixé au cabinet du ministre-président de la Région bruxelloise Charles Picqué qu’ils ont rencontré durant près de deux heures, aux côtés des ministres bruxellois flamand Guy Vanhengel (Open VLD) et francophones Benoît Cerexhe (cdH). Ceux-ci président les Commissions communautaires flamande et française de Bruxelles.
En fin de matinée, ils se sont rendus chez le ministre fédéral de l’Intérieur Patrick Dewael. La délégation du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe veut travailler dans la discrétion, durant son séjour de deux journées à Bruxelles. A sa sortie du cabinet de Charles Picqué, elle s’est refusée à tout commentaire.
Les ministres bruxellois francophones et flamands ont quant à eux souligné qu’ils étaient les seuls à rencontrer la délégation du Conseil de l’Europe ensemble, ce qui s’est fait dans un “face à face amical”, ont-ils dit à la fin de la rencontre.
Levif.be avec Belga
mai 24, 2008 à 7:32
Hé oui il est évident que les français ont des problèmes, que la France n’a plus d’avenir dans ses structures actuelles, et que de plus en plus, on se moque d’être gouverné par des idéologues de droite ou de gauche. Il nous faut des gens raisonnables c’est tout. Et Bayrou fait encore partie des gens raisonnables, à mon avis. Et il est honnête; ça compte non? S’il s’agit de choisir entre
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/05/15/le-reve-elyseen-de-multiplication-des-centres-par-patrick-roger_1045332_3232.html
Analyse
Le rêve élyséen de multiplication des centres, par Patrick Roger
LE MONDE | 15.05.08 | 13h56 • Mis à jour le 15.05.08 | 13h56
Le Nouveau Centre, créé après l’élection présidentielle de 2007 par les députés de l’UDF ayant lâché François Bayrou pour rallier Nicolas Sarkozy, tient son congrès de fondation, vendredi 16 et samedi 17 mai, à Nîmes. Un Nouveau Centre, pour quoi faire ? A cet égard, la note confidentielle de l’Elysée, publiée dans Le Monde du 11 avril, détaillant la stratégie visant à affaiblir M. Bayrou, qualifié par M. Sarkozy, le 6 mai, de “conseiller municipal de Pau”, a plus d’un mérite. Elle témoigne de l’attention sans relâche que prête M. Sarkozy à son ancien rival. Le président de la République s’implique lui-même dans l’animation des multiples succursales de la majorité : il reçoit, consulte, préside, promeut… Bref, il s’active pour un enjeu de taille : empêcher M. Bayrou de “se refaire”…
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Compte rendu L’Elysée envisage de constitutionnaliser l’équilibre budgétaire à moyen terme
Le deuxième intérêt de cette note est d’expliciter le plan de bataille en direction du président du Mouvement démocrate (MoDem) : après l’avoir dépouillé, le neutraliser. Pour éviter l’émergence d’une force politique revendiquant son indépendance, M. Sarkozy s’est efforcé d’appâter des personnalités et des élus venus des rangs de l’opposition ou de la famille centriste en permettant à chacun de constituer sa propre chapelle.
“Nicolas Sarkozy adore le centre. Il l’aime tellement qu’il préfère en avoir plusieurs”, plaisante Jérôme Peyrat, un de ses conseillers politiques, chargé du suivi des élus. La stratégie mise en oeuvre porte un nom : la multiplication des centres. Les innombrables principautés dont la création a été encouragée par l’Elysée sont autant de mines placées sous les pas de M. Bayrou. Les élections législatives, puis les élections municipales et cantonales, avant les sénatoriales de septembre, ont jalonné cette offensive. Seul point commun entre ces satellites propulsés au gré de la stratégie élyséenne : leur autonomie est proche de zéro.
Pour continuer à désagréger les soutiens à François Bayrou, il faut aussi leur promettre quelque chose qui en vaille la peine. Aux uns, on a ménagé les conditions de leur réélection ; aux autres, on a promis un poste ministériel ; aux derniers, on assurera de valorisantes situations. La distribution, cependant, a ses limites. Certains s’inquiètent de la durée éphémère des fonctions ministérielles ; ils souhaiteraient bénéficier d’une clause de retour vers l’Assemblée ou le Sénat. Qu’à cela ne tienne : elle sera inscrite dans la prochaine révision constitutionnelle. Elle pourra aussi profiter aux actuels détenteurs d’un portefeuille ministériel. “Ceinture et bretelles”, dit-on en langage courant…
Bien servi dans le premier gouvernement Fillon, avec trois postes ministériels (Hervé Morin, Valérie Létard, André Santini), auxquels est venu s’ajouter un quatrième strapontin lors du mini-remaniement d’après-municipales (Christian Blanc), doté d’un groupe parlementaire acquis grâce à la bienveillance de l’UMP, le Nouveau Centre n’a pas fait la preuve de sa pertinence politique. Construction artificielle et sans avenir, il n’apparaît pas susceptible de devenir un point d’ancrage crédible aux yeux des personnalités “ciblées” par l’Elysée : “Il ne recrutera pas plus”, constate la note élyséenne. Les prétentions du Nouveau Centre commencent d’ailleurs à agacer dans les rangs de l’UMP.
D’où, aujourd’hui, la nécessité pour les stratèges de l’Elysée de pousser à l’émergence d’un nouveau parti que l’on tenterait de parer du label d’”UDF historique”. Après avoir siphonné les élus ayant accompagné M. Bayrou jusqu’en 2007, il s’agit à présent de faire main basse sur les ressources de son mouvement. Michel Mercier, président du groupe centriste du Sénat et trésorier du MoDem après avoir été celui de l’UDF, tiendrait le rôle, dans ce cadre, du “cheval de Troie”.
Pour l’Elysée, l’enjeu de ces manoeuvres ne se résume pas à l’anéantissement de l’ex-”troisième homme” de l’élection présidentielle. Après les revers subis par la majorité dans les diverses élections locales, l’exécutif s’inquiète des sénatoriales à venir et des pertes qu’elles vont entraîner. L’accélération des tentatives de regroupement au sein de la majorité présidentielle vise, comme l’explique la note, à “permettre de continuer à compter sur l’ensemble de la famille centriste pour la recherche d’une majorité au Sénat et d’une majorité au congrès”.
LE PIÈGE INSTITUTIONNEL
A travers le “comité de liaison”, constitué le 9 avril à l’Elysée sous son égide, M. Sarkozy entend structurer la majorité et prévenir toute tentative d’émancipation. Le groupe de travail mis en place sur les européennes de 2009 et les régionales de 2010 pour réfléchir à une modification du mode de scrutin montre que la proposition faite, “à titre individuel”, par François Fillon, dans L’Express du 27 mars, ne devait rien au hasard. Une proportionnelle à un tour aurait pour effet de pousser au rassemblement lors du tour unique.
Cette note confidentielle montre aussi que, si M. Sarkozy peut s’accommoder d’une myriade de satellites qui, tous, lui sont plus ou moins inféodés, il n’apprécie guère les tentatives de fédération, ou d’agrégation, susceptibles d’échapper à sa maîtrise. Pas question de laisser Jean-Louis Borloo et le Parti radical valoisien organiser un pôle qui risquerait de devenir une force de pression dans la majorité. Aussi, après avoir tenté d’en dissuader son ministre, veut-il à présent le devancer. M. Sarkozy aime la concurrence, mais sous contrôle. Aussi bien l’idée qu’il puisse y avoir une force alliée mais “différente” au sein de la majorité rencontre-t-elle une forte hostilité dans son entourage.
Mais les dernières consultations électorales ont douché l’euphorie de l’après-présidentielle. Les ralliements à la majorité parés du label d’”ouverture” ne se sont pas traduits par un élargissement de sa surface électorale. Le piège institutionnel a fonctionné, entre le second tour de la présidentielle et les législatives, puis aux municipales, pour “corneriser” M. Bayrou, selon l’expression d’un conseiller du chef de l’Etat. Il n’est pas sûr que le tripatouillage des prochains modes de scrutin suffise à endiguer les tendances de fond qui ont commencé à se manifester, en France, mais également à l’échelle européenne, préfigurant un déplacement des lignes politiques. A bien des égards, la percée de M. Bayrou à l’élection présidentielle et le mouvement qu’il a suscité n’en sont qu’une des manifestations. Un cycle se clôt : la décomposition des blocs actuels n’est pas encore achevée, tandis que la reconstruction ne fait que commencer. De ce point de vue, les petits calculs des stratèges de l’Elysée apparaissent bien dérisoires.
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Toute l’actualité des élections américaines par e-mail.
juin 4, 2008 à 5:31
Obama-Clinton : quel sera le prix du ralliement ?
http://www.levif.be/actualite/monde/72-58-18028/obama-clinton—quel-sera-le-prix-du-ralliement–.html
04/06/2008 12:03
Les primaires démocrates ont pris fin, hier, dans le Montana, mais Hillary Clinton a refusé de reconnaître sa défaite. Pourquoi ? Qu’a-t-elle à négocier ?
Avant même de connaître le résultat des deux dernières consultations (l’ex-Première Dame a remporté le Dakota du Sud et son rival Barack Obama a raflé le Montana), le sénateur de l’Illinois était assuré d’avoir suffisamment de délégués pour revendiquer l’investiture démocrate, fin août, à Denver.
La campagne la plus serrée de l’histoire.
Mais, à New York, Hillary Clinton n’a pas admis son échec au terme de la campagne la plus longue et la plus serrée de l’histoire récente des Etats-Unis. « Je veux que les 18 millions d’Américains qui ont voté pour moi soient respectés, entendus et qu’ils ne comptent pas pour rien », a lancé la sénatrice à ses partisans. Une façon cryptée, selon certains observateurs, de briguer à présent la candidature à la vice-présidence sur un ticket « Obama-Clinton ».
Un responsable du parti démocrate a lui-même indiqué de l’ex-Première Dame, entrée en campagne il y a dix-sept mois avec l’étiquette de favorite, se déclare disposée à être la colistière de Barack Obama. Ce serait un « atout formidable », assure Terry McAuliffe, directeur de l’équipe de campagne de la candidate
…/…
juin 4, 2008 à 6:05
Société
L’éphéméride du mercredi 4 juin 2008
http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/societe/20080604.FAP7674/lephemeride_du_mercredi_4_juin_2008.html
AP | 04.06.2008 | 00:00
4 juin 1932: formation d’un ministère Edouard Herriot
Né le 5 juillet 1872 à Troyes, Edouard Herriot entra à l’Ecole normale supérieure avant d’être reçu à l’agrégation de lettres en 1893. Mais sa carrière littéraire -il fut professeur aux lycées de Nantes et de Lyon et chargé de cours à l’université de cette ville- fut en quelque sorte marginale. Dès 1904, Herriot entra au Parti radical et, en 1905, il fut élu maire de Lyon. En 1919, après son élection comme député du Rhône, il devint l’un des grands ténors de la scène politique française. Remarquable orateur, il fut élu président du Parti radical. Après la victoire du cartel des gauches en 1924, il constitua le nouveau gouvernement (juin 1924-avril 1925), pratiquant à l’extérieur une politique de détente en réaction contre celle de Poincaré, marquée par l’évacuation de le Ruhr et la reconnaissance de l’URSS. A l’intérieur, sa politique fut moins heureuse. Son intention d’abolir le concordat irrita l’Alsace-Lorraine et le projet d’impôt sur le capital aggrava la situation financière. Il dut donc démissionner. Après un deuxième cabinet éphémère, il revint au pouvoir le 4 juin 1932. A la conférence de Lausanne, il accepta la fin du régime des réparations mais dut se retirer sur le problème des dettes de guerre aux Etats-Unis que le Parlement, soutenu par une grande partie de l’opinion publique, refusa de reconnaître. En dépit de cet échec, Herriot conserva une grande influence comme ministre d’Etat dans différents gouvernements avant d’occuper la présidence de la Chambre de 1936 à 1940. En juillet 1940, il conseilla le ralliement à Pétain, mais ses réserves croissantes à l’égard de Vichy provoquèrent sa mise en résidence surveillée. Déporté puis libéré en 1945, Herriot retrouva ses fonctions de président de l’Assemblée avant de quitter la vie politique en 1954. Il mourut le 26 mars 1957.
Cela s’est aussi passé un 4 juin:
1997 — Timothy McVeigh, reconnu coupable de l’attentat perpétré le 19 avril 1995 contre un immeuble fédéral d’Oklahoma City (168 morts), est condamné à mort.
1989 — Des centaines de manifestants sont tués dans la vague de répression militaire qui s’abat sur Pékin. Solidarnosc gagne les élections polonaises.
1986 — L’étude des données transmises par la sonde américaine Voyager II montre qu’Uranus est entouré de 20 anneaux et de 16 satellites.
1970 — Le royaume de Tonga, dans le Pacifique, devient membre du Commonwealth britannique.
1959 — Les plantations et sucreries américaines à Cuba sont nationalisées.
1956 — L’Egypte annonce qu’elle ne renouvellera pas la concession de la compagnie du canal de Suez, à son expiration, en 1959.
1948 — Décès de Louis Lumière, chimiste et industriel français, né en 1864, qui, avec son frère, Auguste, inventa le cinéma en 1895.
1946 — Le général Juan Peron devient président de l’Argentine.
1944 — Les forces alliées font leur entrée dans Rome.
1943 — L’armée renverse le gouvernement du président argentin Ramon Castillo.
1942 — Début de la bataille de Midway, dans le Pacifique: la marine américaine inflige les premières défaites décisives aux Japonais.
1936 — Formation en France d’un ministère incluant des communistes et dirigé par Léon Blum.
1932 — Formation d’un cabinet Edouard Herriot en France.
1921 — Décès de l’écrivain français Georges Feydeau, né en 1862.
1920 — Le traité de Trianon consacre le démembrement de l’empire austro-hongrois.
1859 — Les Autrichiens sont défaits à Magenta par les Français, qui libèrent Milan.
1831 — Léopold Ier de Saxe-Cobourg est élu roi des Belges.
1814 — Louis XVIII accorde une Charte constitutionnelle.
1813 — La France et la Prusse signent l’armistice de Poischwitz.
1800 — Gênes se rend aux Français.
1798 — Casanova meurt.
1783 — Premier vol inhabité en montgolfière à Annonay (Ardèche).
1647 — Le roi d’Angleterre Charles Ier est pris en otage par l’armée.
Ils sont nés un 4 juin:
– Le roi d’Angleterre George III (1738-1820)
– Le philosophe français Jean-Paul Sartre (1905-1980). AP
juin 19, 2008 à 2:31
La demi-soeur de Carla Bruni stagiaire à l’Elysée
http://www.20minutes.fr/article/237986/Politique-La-demi-soeur-de-Carla-Bruni-stagiaire-a-l-Elysee.php
«C’est une fille d’une très grande qualité.» C’est ainsi que l’Elysée justifie le fait d’avoir pris en stage de quelques mois – stage non rémunéré – Consuelo Remmert. Rien à voir, donc, avec le fait qu’elle est la demi-soeur de Carla Bruni-Sarkozy.
La jeune femme, fille de Mauricio Remmert, le père biologique de l’épouse du chef de l’Etat, a intégré la cellule diplomatique depuis quelques semaines, affirme «Le Figaro» ce mercredi. Le quotidien précise qu’elle est présentée comme une spécialiste des questions de la faim dans le monde.
Diplômée de l’université de Columbia
Contactée par 20minutes.fr, l’Elysée précise: l’Italo-Brésilienne, âgée «d’environ 25 ans», est diplômée d’un master en sciences de l’université de Columbia à New York et a travaillé quelque temps aux Nations Unies. Elle est par ailleurs polyglotte, parlant l’anglais, l’italien, le portugais, l’espagnol et le français.
Selon Mauricio Remmert, interviewé dans le quotidien italien «La Repubblica» en janvier dernier, Carla Bruni est née d’une relation entre lui et Marisa, mariée avec Alberto Bruni-Tedeschi. C’est au décès de ce dernier, en 1996, que la chanteuse a appris qu’il n’était pas son père biologique. Depuis, elle entretient des relations suivies avec Mauricio Remmert, sa femme, Marcia de Luca, et sa demi-sœur, Consuelo. Ils étaient invités à son mariage avec Nicolas Sarkozy, le 2 février 2008.
VILLARD/NIVIERE/NIKO/LE FLOCH/SIPA ¦ Carla Bruni en juin 2008
C. F.
juin 20, 2008 à 7:01
Bienvenue sur le site du Modem de Fontenay-sous-Bois
Par Philippe Modem fontenay, mercredi 21 novembre 2007 à 05:52 | General | #1 | rss
http://www.fontenay-modem.fr/index.php?2007/11/21/1-first-post&PHPSESSID=2de4df488617b8f81e09e2395fa003bc
6. marie thérèse � vendredi 23 novembre 2007 à 21:19
Extra cette initiative !
Belle visibilité au Modem!
Cela renforce notre position dans la sphère centriste de Fontenay.
continuons dans ce sens jusqu’en mars prochain!
N’oublions pas non plus notre blog : fontenaycentre.hautetfort…
A bientôt !
Marie-Thérèse
7. AsWalEuro (AWE-AEPFW-CCW-MédiaStyle) � vendredi 11 janvier 2008 à 23:16
De: AsWalEuro
À: Noredine Abriak ; contrepoing.asbl@yucom.be ; kno@skynet.be ; Giuseppe Piccoli Editore di Presenza Comunitaliana ;
contact@jeunes-democrates.org; Massimo PREZIUSO, coordinateur du groupe Innovatori Europei;
Antoine Santinon Président d’AsWalEuro Référent du PDE en Wallonie.
Déposé le 11, 2008 9:40 PM
Sujet: BON VENT.
Les Jeunes Démocrates sont nés !
A l’occasion du Congrès fondateur du Mouvement Démocrate, l’Assemblée Générale des Jeunes du MoDem a donné naissance aux Jeunes Démocrates. Ce nouveau mouvement regroupera les adhérents du MoDem jusqu’à 32 ans qui veulent s’y investir. Il sera officiellement lancé mercredi 6 décembre à 19h00 au siège du Mouvement Démocrate : 133bis rue de l’Université, 75007, Paris.
Retrouvez dès aujourd’hui toutes les informations sur le nouveau mouvement sur le site provisoire des Jeunes Démocrates.
> Jeunes Démocrates
juin 23, 2008 à 7:55
Législatives2007 Bayrou , mouvement démocrate
http://www.communique-de-presse.com/200705106491/Politique/Legislatives2007,Bayroumouvement,democrate.html
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Écrit par FERDJANI
La liberté de notre démocratie n’est plus en sécurité ,allons-nous enter dans la nuit sans combattre ?
“La liberté d’une démocratie n’est pas en sécurité si le peuple tolère la croissance du pouvoir privé au point que sa puissance dépasse celle de l’état démocratique lui-même. Cela, dans son essence, est le Fascisme – l’accaparement du gouvernement par un individu, par un groupe, ou par tout pouvoir de contrôle privé.”
Franklin Roosevelt
Le pouvoir absolu est en marche :
En absorbant le front national et en prenant sa place à l ‘extrême droite,l UMP de M SARKOSY ne veut pas s’arrêter là. Il veut ,M. SARKOSY,le pouvoir absolu en marginalisant Bayrou et en récupérant ses 7 millions de voix du premier tour au profit d’une aile UDF aux ordres de l ‘UMP
Des législatives qui engagent l’avenir de la France , de la démocratie et de l ‘équilibre du pouvoir.
Mes chers compatriotes,
Au nom de l ‘honneur, du bon sens , de l ‘intérêt supérieur de la Nation ,
dites non au totalitarisme rampant, agissez pendant qu’il est encore temps.Réservez-vous le droit de donner congé à Mr Sarkozy dans 5 ans, en 2012, en soutenant : Le mouvement démocrate et François Bayrou.
Le devoir citoyen est la résistance et l’engagement pour un parti libre pour défendre les intérêts des citoyens à l ‘assembléé nationale, pour un contre pouvoir .
“Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression.”
Article 2Déclaration des Droits de l’homme et du citoyendu 26 août 1789
L’isolement politique de Bayrou est inacceptable
[..Dans un communiqué mis en ligne ce soir sur le site du Figaro, la quasi-totalité des parlementaires UDF trahit François Bayrou en lançant un drôle d’appel à un centre libre à l’intérieur de la future majorité présidentielle de Nicolas Sarkozy.
Ces élus,
« Jean-Pierre Abelin, Pierre Albertini, Pierre-Christophe Baguet, Christian Blanc, Charles de Courson, Stéphane Demilly, Jean Dionis du Sejour, Philippe Folliot, Francis Hillmeyer, Olivier Jarde, (suppléant de Gilles de Robien), Yvan Lachaud, Maurice Leroy, Claude Leteurtre, Hervé Morin, Nicolas Perruchot, Jean-Luc Preel, François Rochebloine, Rudy Salles, André Santini, François Sauvadet, Francis Vercamer, et Philippe Vigier, (candidat dans la 4 e circonscription d’Eure-et-Loir)
… soutenaient encore François Bayrou, il y a quinze jours. Ceux-ci voulaient faire de la politique autrement. En soutenant Nicolas Sarkozy, ils cherchent simplement à sauver leur siège de député. Les convictions n’ont plus leur place dans ce genre d’attitude. Et il faudra se souvenir de ce manque de courage pour l’avenir.....]
Lire la suite sur Blog politique d’un journaliste, militant de l’Union pour la Majorité Présidentielle….
Romdane FERDJANI,candidat présidentielle 2012
http://www.rf-elysee.net
juin 25, 2008 à 9:08
Mardi 24 Juin 2008
Immigration : l’U.E. met la main sur un réseau de trafic de personnes
[Fenêtre sur l'Europe]
http://www.fenetreeurope.com/php/page.php?section=actu&id=11498
Résultat d’une action conjointe, l’Union européenne a arrêté 50 personnes accusées de participer à la contrebande de sans papiers, essentiellement des irakiens kurdes qui se déplaçaient jusqu’au nord de l’Europe.
Nommée “Opération Bagdad”, cette campagne de recherche internationale s’est achevée hier en démantelant tout un réseau de passeurs qui permettait à des sans papiers en provenance d’Irak, d’Afghanistan, de Turquie, de Chine ou du Bangladesh de venir s’installer en Grande-Bretagne, en Irlande, en France ou encore dans les pays scandinaves plus récemment.
Le plus grand nombre de sans papiers furent arrêtés à Paris (24), néanmoins le réseau était très bien organisé car il avait des “antennes” dans pas moins de huit autres pays européens : Allemagne, Belgique, Grande-Bretagne, Grèce, Pays-Bas, Irlande, Norvège et Suède.
Pour être transférés en Europe, les sans papiers payaient des sommes allant de 9.300 à 21.000 dollars, selon les autorités françaises et allemandes. Les clandestins en question ont tous entre 20 et 60 ans. Leur prétendu leader est un irakien de 28 ans qui vit en Allemagne. P.G.
juin 27, 2008 à 6:44
«Sabordage orchestré de l’audiovisuel public», «régression», «parfum de Ve République du début», «procédé digne de Berlusconi»: les réactions, cassantes, pleuvent après le discours de Nicolas Sarkozy sur le futur de la télévision publique (France2, France3, France4, France 5 et RFO).
A l’origine du tollé: la taxe sur les opérateurs téléphoniques et surtout, la nomination des chefs de France Télévisions et de Radio France par… l’Elysée. Comment ces médias resteront-ils indépendants alors?, s’alarme-t-on en coulisses. «Il y aura un double contrôle, du CSA et du Parlement», explique François Fillon pour qui, de toute façon, le système actuel de nomination du président de France Télévisions est «hypocrite» et n’a «jamais été indépendant et autonome».
SNCF, EDF, France Télévisions: même principe
Interrogé par 20minutes.fr, le ministère de la Culture et la Communication s’amuse: «Mais enfin, si vous me dites que Radio France se sarkozise, j’ai envie de rigoler!». Selon le cabinet de la ministre, la nomination des patrons de l’audiovisuel public, c’est «comme celle des présidents de la SNCF et d’EDF», également à la discrétion de l’Elysée. «La liberté de la presse est aussi importante dans la vie quotidienne des Français que la liberté de se déplacer en train ou la liberté de s’éclairer», lance le ministère.
Thierry la fronde, c’est Plus belle la vie
http://www.20minutes.fr/article/239558/Culture-Malgre-le-tolle-le-gouvernement-defend-son-plan-pour-l-audiovisuel-public.php
Autre point qui fait débat: les programmes. Nicolas Sarkozy a bien plaidé pour des «Thierry la Fronde du futur», mais à la rédaction de 20minutes.fr, on ne voyait pas trop à quoi cela pouvait ressembler. «C’est “Plus Belle la vie”, une fiction française qui rassemble avec des personnages auxquels les gens s’identifient», tranche le cabinet de la ministre de la Culture.
>> Quels programmes voulez-vous sur la télé publique? Choisissez ici >>
Le rapport Copé préconise de diffuser des sports confidentiels, comme la pelote basque ou la voile. «Les sports de niche n’empêcheront pas Roland-Garros ou le Tour de France, rassure-t-on en haut lieu. Mais aujourd’hui, pour voir le tir à l’arc, il faut être abonné à Sport+. Or on veut que tous les Français puissent y avoir accès sans payer.»
Même topo pour les films d’auteur en provenance des pays en voie de développement, qui devraient être davantage programmés sur les chaînes publiques. «Actuellement, seuls les abonnés de Canal+ peuvent voir des films d’Amérique latine: on veut changer ça.» Même si l’audience n’est pas au rendez-vous? «L’audience, c’est un critère important. Mais la course à l’audimat, non. A la télé française, on doit pouvoir regarder ce qu’il n’y pas ailleurs.» Pourtant, la Société des réalisateurs français (SRF) redoute un «formatage des programmes accru» et la «désinvolture avec laquelle l’audiovisuel public est traité».
Et les émissions de divertissements? Le rapport Copé demande des concepts franco-français. Dans l’hexagone, «on est capable de créer des émissions qui marchent bien comme Fort Boyard ou Taratata», justifie le ministère. Alors pas besoin de toujours adapter des «formats venus de l’étranger».
Mais tout cela devrait être précisé avec la «rédaction d’un cahier des charges» fait par le gouvernement. D’ici un mois. Car Nicolas Sarkozy a montré sa volonté de faire «cette réforme rapidement et ne pas laisser l’entreprise (France Télévisions, ndlr) entre deux eaux.»
Pour donner votre avis et débattre avec les autres internautes, cliquez ici
Bertrand Guay AFP/archives ¦ Une personne passe devant des écrans de télévision, au siège de Médiamétrie, le 27 juillet 2006 à Paris
Alice Antheaume
juin 30, 2008 à 9:37
MoDem : de la CNAC au CCC, retour vers le futur
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=41499
Il y a quelques semaines M. Philippe Arnaud, alors président de la Commission nationale d’arbitrage et de contrôle (CNAC), s’était illustré en adressant un certain nombre de lettres d’exclusion à des adhérents MoDem pour de multiples raisons en période électorale.
Sans contester le bien-fondé de ces lettres, qui pouvaient être justifiées en raison de la situation électorale difficile voire chaotique du MoDem[1] un peu partout dans les régions, j’avais été sidéré par l’amateurisme de M. Arnaud, qui bien qu’étant sénateur (Poitou-Charentes), donc au fait des questions de procédure, avait accepté d’apposer sa signature au bas d’une décision fort contestable en droit, du moins sur la forme.
En effet, la CNAC, vestige de l’ancienne UDF, n’avait pour le MoDem aucune légitimité, pas plus qu’elle n’avait reçu de mandat des instances du MoDem nouvellement mises en place depuis la fondation du MoDem en décembre 2007.
Et quand bien même, les militants n’en ont pas été informés (ni officiellement ni même officieusement), de sorte que ces décisions (au cas où elle aurait été reconduite) auraient pu implicitement s’imposer à tous, tout naturellement.
La justice n’a donc eu aucune peine à en démonter le principe et les fondements et à renvoyer M. Arnaud et tous les membres de la CNAC à leurs études. A juste titre puisque, seul le Comité de conciliation et de contrôle du Mouvement démocrate (non encore mis en place ou éventuellement le Bureau exécutif) était habilité à prendre de telles décisions. Ces balbutiements sont bien entendu regrettables de même que l’est le fait que des militants soient réduits à recourir aux tribunaux pour trancher un litige interne.
Compte tenu de ces balbutiements, la reconduction de M. Arnaud à la tête du CCC a interpellé plus d’un, la jugeant hasardeuse voire inconséquente, compte tenu de ces décisions aussi facilement contestables. On peut comprendre que François Bayrou veuille s’entourer de ses amis les plus fidèles. On peut même comprendre, vu les multiples trahisons, lâchetés et autres vicissitudes, que ce soit une exigence. Cependant, on ne peut accepter que la désignation de M. Philippe Arnaud à la tête du CCC puisse uniquement résulter de cette seule exigence.
Cette exigence ne peut, compte tenu de la construction de notre mouvement, des enjeux actuels et futurs, se satisfaire de cet amateurisme.
Les objectifs que nous nous sommes collectivement fixé, à savoir porter l’un des nôtres, en l’occurrence François Bayrou, à la tête de l’Etat pour porter les idées que nous portons collectivement, nécessitent des procédures irréprochables et une conduite exemplaire, dénuées de tout amateurisme.
Pour preuve de cet amateurisme, la première décision prise par cette instance et validée par M. Arnaud, met en avant l’absence de signatures « physiques » pour parrainer un texte d’orientation interne, juste pour qu’il soit soumis à l’appréciation des adhérents !
Le principe est difficilement défendable devant les adhérents, il le sera tout autant en droit devant les tribunaux.
M. Philippe Arnaud et le CCC ont juste oublié que ce texte pouvait être soumis par voix électronique – ce qu’Eric Julliard a fait et ne lui a pas été reproché -, de même que la consultation elle-même aurait lieu par correspondance !
L’incongruité de cette décision n’échappera très certainement pas aux tribunaux, si d’aventure Eric Julliard, qui ne semble pas écarter cette éventualité, les saisissait.
La décision du Comité de conciliation et de contrôle, aussi légitime soit-il, sera tout aussi facilement contestée que l’ont été les précédentes décisions de la CNAC.
Bien entendu, on ne se pose même plus à ce stade la question de savoir si la contribution de François Bayrou, soutenue par « 5 membres du Bureau exécutif »[2], l’a été avec des signatures en bonne et due forme ou si François Bayrou n’y a pas été pour quelque chose dans la décision de la CNAC[3] à l’encontre du texte d’Eric Julliard qui ne comporte aucune attaque personnelle envers Bayrou pas plus qu’il ne remet en cause les idées qu’il défend.
Le seul fait que l’on rejette la motion d’un adhérent est en soit porteuse de multiples interrogations avec un signal politiquement très négatif envoyé aussi bien en interne qu’à l’extérieur.
Bayrou avait même tout intérêt à ce qu’il y ait d’autres motions que la sienne, lui qui reprochait qu’il n’y en ait pas eu pour une précédente consultation de cette importance (Congrès de Lyon, janvier 2006) :
Faire campagne pour un soutien massif pour son propre texte – que j’ai eu la possibilité de lire à titre informel -, en expliquant qu’il faudrait, pour plus de cohérence dans notre mouvement, qu’il recueille un maximum de signatures. Il n’aurait pas eu grand peine à en recueillir un maximum, dont la mienne et très certainement de multiples autres que j’aurais personnellement sollicitées en faisant campagne comme je l’ai fait durant la présidentielle, avec ardeur et enthousiasme.
Ou mieux, expliquer aux médias que la consultation qu’il a initiée pour marquer son désir d’indépendance par rapport aux autres grands partis est également portée par de simples militants avec le même enthousiasme et la même ardeur que lui.
Quelle belle victoire idéologique et politique sur le clan des Cornillet et Consœurs, qui n’avaient de cesse que de nous inféoder à l’UMP, pour mieux nous contraindre.
Non, Bayrou a choisi une toute autre voie, improbable, hasardeuse, d’une incompréhensible inconséquence, qui nous questionne plus aujourd’hui sur notre capacité à gouverner la France demain, que sur notre capacité à construire un mouvement cohérent.
Quoi qu’il en soit, merci M. Arnaud, elles nous renseignent sur nos limites et nous sont d’une particulière utilité, pour démontrer à ceux qui ne souhaitent pas entendre la vérité, que le chemin qui nous attend n’est pas aussi si simple qu’on voudrait bien nous le faire croire : gouverner est déjà difficile en soit, le faire avec justesse (justice !) et en respectant une certaine éthique, l’est encore davantage.
Le Comité de conciliation et de contrôle n’est certes pas le Conseil constitutionnel, mais les règles que nous nous appliquons en son sein, et leurs inconséquences, donnent une excellente idée de l’inconsistance que l’on ne manquera sans nul doute pas de nous reprocher si d’aventure nous prétendions, pour aider notre pays à se sortir de la crise, vouloir mettre au sommet de l’Etat un des nôtres, issu de ce même système.
Que pourrions-nous leur répondre ?
Notes
[1] La situation chaotique dans les fédérations a été exacerbée voire même engendrée par le positionnement non moins chaotique de nos instances à la veille et pendant les élections.
[2] On notera que M. Bayrou n’a pas du tout sollicité les membres du Conseil national pour soutenir sa motion pas plus qu’il na sollicité d’adhérents de base.
[3] Eric Julliard qui a rencontré Bayrou la veille de cette décision m’a fait part d’une information anodine, mais tout de même inédite sur laquelle il n’a pas malheureusement pas souhaité communiquer à savoir que Bayrou lui a signalé que son texte risquait d’être rejeté par le CCC en raison justement d’un “problème de signature” avant même la réunion de ce comité ?!!!
Diffusez vos informations. DEVENEZ RÉDACTEUR.
juillet 17, 2008 à 10:10
Soldes: meilleures ventes qu’en 2007, selon l’Institut français de la mode
17/07/2008-[19:34] – AFP http://www.france-info.com/spip.php?article161998&theme=69&sous_theme=69
PARIS, 17 juil 2008 (AFP) – Les distributeurs ont enregistré une hausse de leur chiffre d’affaires comprise entre 3% et 5% au cours des 15 premiers jours des soldes, qui ont démarré le 25 juin, par rapport à la même période l’année dernière, a annoncé jeudi l’Institut français de la mode (IFM).
“Cependant le détail des résultats révèle des évolutions très contrastées d’une enseigne à l’autre”, souligne l’IFM, qui mentionne une “meilleure tenue des ventes d’articles masculins”. Les stocks étaient plus importants qu’en 2007, en raison de “ventes plutôt maussades de ces derniers mois. Les rabais pratiqués lors de la première quinzaine ont dans l’ensemble été légèrement plus importants que lors de la campagne précédente”, confirme l’IFM. Dans les magasins indépendants, le chiffre d’affaires a progressé entre 3% et 5% au cours des deux premières semaines des soldes, par rapport à la même période un an plus tôt. Dans les chaînes spécialisées, les ventes étaient stables ou en hausse de 3% et dans les grands magasins en progression de 5% à 10%. Les hypermarchés et supermarchés sont restés stables ou ont baissé jusqu’à 3%. Les soldes ont démarré fin juin et vont s’achever six semaines plus tard, le 2 ou le 5 août. Une réforme prévoit d’autoriser les commerçants à choisir librement deux semaines de soldes par an, en plus des deux périodes fixes nationales, qui seront réduites de six à cinq semaines, à partir de janvier 2009. L’IFM indique que “bon nombre” des distributeurs estiment que la réforme “ne leur sera pas forcément bénéfique car elle pourrait dérégler les habitudes des consommateurs et accentuer la concurrence entre les différents circuits de distribution”. En revanche, “certains autres pensent que cette liberté supplémentaire constitue un très bon point pour leur stratégie de ventes”, a ajouté l’Institut.
juillet 18, 2008 à 12:04
—– Original Message —–
From: goubelle
To: santinon_antoine@voo.be
Sent: Thursday, July 17, 2008 7:55 PM
Subject: Un nouvel article sur le blog http://www.goubelle.net
Un nouvel article sur le blog http://www.goubelle.net
Fuite en avant !
…
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juillet 20, 2008 à 10:40
Au secours, je ne veux pas y aller !
Jeudi 17/07/2008 | Posté par Zineb Mirad
http://20minutes.bondyblog.fr/news/200807170002/au-secours-je-ne-veux-pas-y-aller
Comme toujours, quand la période estivale approche une des plus importantes questions de l’année résonne dans nos chères banlieues, « alors le bled ct’année ? »
La réponse chez les jeunes se situe généralement entre le « oui» et le « ouai ! ». Certains ravis d’y aller, d’autres saoulés d’y retourner. Mais les parents ayant déjà tout préparé, les vêtements pour la famille, les billets d’avion ou la voiture chargée à ne plus pouvoir s’y installer, difficile d’y échapper. En effet pour eux retourner là-bas c’est le moment qu’ils attendent, revoir leur pays d’origine, revoir la famille, c’est le retour aux sources. Aujourd’hui, le lien que les enfants d’immigrés ont avec le pays d’origine n’est pas aussi fort que celui des parents, pourquoi ?
Si les parents venant d’Afrique du Nord ou d’Afrique subsaharienne ne se lassent pas de se rendre dans leur « bled », pour les enfants c’est une toute autre histoire. En effet, les deux ne vont généralement pas pour le même but, alors là-bas difficile de s’entendre. Si les parents y vont essentiellement pour rendre visite à la famille, les enfants y viennent surtout pour le soleil, la plage et tout ce qui va avec ! Mais quand on habite parfois dans un vrai bled pommé où en guise de plage on a les voisins, quand pour une fille c’est le remake de Bachelor qui vient frapper à la porte, ou encore quand les cousins sont persuadés qu’en France tout le monde est millionnaire, pour certains jeunes, le bled, c’est la grosse « arnaque » ! Je me suis donc intéressée à ces jeunes qui n’ont pas d’autres choix que d’aller au Maroc, au Mali, au Sénégal, en Algérie, en Tunisie avec le sentiment qu’ils vont passer des vacances un peu « relou ».
Qui n’a pas regretté de partir un ou deux mois de vacances au bled avec ses parents ? Même s’il fait plus de 30° C à l’ombre, le bled ne rime pas toujours avec « sea, sex and sun ». Nassim a 17 ans, il est d’origine algérienne et il a remarqué que le bled est ressenti de manière différente selon l’âge que l’on a : « Il y a une sorte de chronologie » me dit-il, « jusqu’à l’âge de 11- 12 ans, tu ne vois pas vraiment les années passer, tu es tout content de partir au bled. C’est à partir de 13 ans que tu vois qu’autour de toi tes potes partent en Espagne, en Grèce. Alors tu te dis : tes parents n’ont jamais compris qu’il y avait plus de deux pays dans le monde. Et puis petit à petit tu comprends qu’ils sont vraiment attachés à ce pays et qu’ils veulent le partager avec leurs enfants… au final tu te forces un peu ! ».
Se forcer ? Le légendaire « Bled » aurait-il perdu de sa côte ? Il faut croire que oui car si Nassim, lui, se « force » encore, d’autres ont déjà leur petite combine pour ne plus y aller du tout. Sonia et Ouarda (20 ans), d’origine marocaine nous confient que le bled pour elles « c’était bien à 12 ans mais à partir de 18 ans c’est la galère, surtout pour les filles, tu as tout le quartier qui vient te demander en mariage du jour au lendemain. Tu te dis plus vite je partirais d’ici mieux ce sera ! Ce n’est pas que l’on n’aime pas le Maroc, au contraire, mais bon on n’est pas forcé d’y aller chaque été, je trouve ça un peu trop. Donc maintenant on réussit à esquiver grâce aux jobs d’été même si nos parents continuent à y aller. Cette année par exemple on reste ici ! »
Le plus frappant c’est qu’il est difficile pour ces jeunes de se faire plaisir et de ne pas décevoir les parents, et si le départ au bled est ressenti comme une tare pour certains c’est parce que « c’est toute une organisation » nous confie Saida, mère de famille « il y a d’abord le trajet, qui pour les familles les plus modestes se fait généralement en voiture, ensuite quand on arrive à bon port il faut une bonne semaine de réadaptation de la langue, des habitudes du bled , la sieste par exemple… donc les enfants finissent très vite par s’ennuyer » ajoute-t-elle.
Malgré tout, c’est devenue une habitude pour quelques uns de partir, comme Fatou qui a 16 ans « le souci c’est que si je ne pars pas au bled, je n’ai pas réellement de vacances parce que je sais que mes parents n’iront pas plus loin que le Mali. ». Elle reste rêveuse et espère qu’un jour ses parents lui diront « Bon écoute, on a bien réfléchi et cette année on te laisse la maison, on part au bled seuls ! ». Halima, une amie pense que « le pays où tu es née te manquera toujours si tu en es loin, c’est la même chose pour mes parents et moi. Quand ils sont ici ils sont pressés de repartir au bled et moi quand je suis là-bas, je n’ai qu’une envie c’est de revenir ici! ». Morale de l’histoire : le bonheur est toujours ailleurs !
Zineb Mirad
juillet 27, 2008 à 11:06
—– Original Message —–
From: Dominique Goubelle
To: santinon_antoine@voo.be
Sent: Friday, July 25, 2008 3:55 PM
Subject: Un nouvel article sur le blog http://www.goubelle.net
Un nouvel article sur le blog http://www.goubelle.net
Tous fichés !
…
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août 7, 2008 à 10:05
Un Grenelle de l’Environnement avec les associations de protection animale !
http://www.clic-solidaire.com/sites/index.php?sites_id=1
Une quarantaine d’associations de protection animale sollicitent aujourd’hui le Président de la République afin qu’il constitue un groupe de travail consacré à la protection des animaux au sein des Grenelles de l’Environnement.
Si le climat, l’énergie, la santé, les milieux naturels, la consommation et le développement durables sont des thèmes primordiaux pour mener une politique écologique globale et efficace, la protection des animaux doit également être considérée comme un dossier prioritaire.
« C’est pourquoi nous en appelons au Président de la République afin qu’il intervienne et que les associations de protection animale soient largement représentées lors de cet événement majeur » déclarent les responsables associatifs.
Nos associations ne peuvent qu’encourager les prises de position de plus en plus nombreuses en faveur des animaux et de leur bien-être en France mais aussi en Europe. Aux Pays-Bas, par exemple, un « parti des animaux » a vu le jour et est largement représenté dans différentes instances du pays.
Il est urgent que les hommes politiques remédient à ce problème. Ouvrir les discussions, lors de ces Grenelles, sur la place de l’animal en France, serait un grand pas pour faire avancer notre cause ! » concluent les associations.
Association Danielle JEAN
FRANCOPHONIE-PHILIE INTERNATIONALE
HUMANISME & PAIX
Soutien aux personnes isolées, aux animaux…
Soutien à WEB UNIVERS
Réalisations de sites Web
http://web.univers.free.fr/
Soutien à l’Association EMAGENE
A DECOUVRIR !
Http://www.CLIC-SOLIDAIRE.com/
permet en un clic de nourrir un animal abandonné,
d’offrir gratuitement des vacances à un enfant
défavorisé et à un enfant handicapé.
août 17, 2008 à 8:25
Mes questions pour Reims (1)
14 août 2008 | Publié dans Blablabla… http://www.urvoas.org/
Première question que doit trancher le prochain congrès du PS : quel projet socialiste face à la mondialisation ?
L’insuffisance des ressources budgétaires et l’ampleur des déficits interdit de continuer à augmenter les dépenses publiques. Les conséquences de la mondialisation, c’est-à-dire l’appauvrissement des pays sans ressources énergétiques et à hauts niveaux de salaires et de protection sociale posent aux gauches européennes un redoutable problème.
D’où leurs difficultés à mobiliser des majorités électorales. Si bien qu’elles sont déchirées entre deux tentations : le grand saut libéral-démocrate (parti démocrate italien, New Labour) et l’aventure populiste (Allemagne, Autriche).
Dans ces deux derniers pays, le renouveau de l’extrême-gauche conduit aussi à réactiver un discours anti-capitaliste en prônant une politique nationale protectionniste. Il est vrai que les dysfonctionnement graves du système économique mondial qui ont marqué la période récente favorise cette inclinaison non seulement sur le plan économique mais aussi sur le plan moral.
Est-ce une voie que nous pourrions emprunter ?
…/…
août 18, 2008 à 11:59
—– Original Message —–
From: Dominique Goubelle
To: santinon_antoine@voo.be
Sent: Monday, August 18, 2008 10:15 PM
Subject: Un nouvel article sur le blog http://www.goubelle.net
Un nouvel article sur le blog http://www.goubelle.net
La France a peur…
…
Pour lire la suite cliquez ici
http://www.goubelle.net/article-22063236.html
août 25, 2008 à 10:41
oooo
septembre 8, 2008 à 10:46
lundi, 08 septembre 2008
BAYROU au Grand Journal de Canal lundi
François Bayrou a participé Grand Journal animé par Michel Denisot, lundi 8 septembre 2008 entre 19h10 et 19h50.
Cet événement a été annoncé du Modem Boulogne Billancourt
http://udfboulogne-billancourt.hautetfort.com/archive/2008/09/03/bayrou-au-grand-journal-de-canal-lundi.html
septembre 11, 2008 à 9:34
POLITIQUES
Marielle de Sarnez, vice-présidente du MoDem
Jeudi 11 septembre 2008 http://www.france24.com/fr/20080911-politique-marielle-sarnez-modem-edvige-bayrou-centre-socialiste-rapprochement
POLITIQUES
Marielle de Sarnez, vice-présidente du MoDem
Jeudi 11 septembre 2008
Marielle de Sarnez, vice-présidente du MoDem et fidèle de François Bayrou, revient sur le couac politique de cette été, le fichier Edvige ainsi que sur le rôle du MoDem dans cette affaire et l’éventuel rapprochement avec le PS. (Partie 1/2)
…/…
Qui est Marielle de Sarnez ?
http://www.republique-des-lettres.fr/10340-marielle-de-sarnez.php
Marielle de Sarnez voit le jour le 27 mars 1951 dans le huitième arrondissement de Paris. Son père, le baron Olivier de Sarnez, descendant de la noblesse d’Empire, résistant et gaulliste convaincu, deviendra quelques années plus tard Chef de cabinet de Roger Frey (ministre de l’Intérieur du Général de Gaulle entre 1961 et 1967) puis député UDR de Seine Maritime de 1968 à 1973. Sa mère sera elle employée à l’Elysée où elle s’occupera de la décoration et des compositions florales.
…/…
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Blogs MoDem
http://blogsmodem.ruwenzori.net/
La galaxie du Mouvement Democrate d’un seul coup d’oeil… C’est plus pratique que de visiter 300 blogs ! Administré par Jean-Marc Liotier grâce aux suggestions de ses camarades – si votre site préféré manque à l’appel n’hésitez pas à le proposer. De même si un blog cité ici dérive trop hors-sujet vous pouvez me le signaler. Le nom de domaine à changé et blogsmodem.bayrou92.fr disparaitra en Octobre – pensez à mettre à jour vos liens : la nouvelle adresse est blogsmodem.ruwenzori.net.
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Cap21 Pour un référendum d’initiative populaire contre Edvige http://jonathandenis.hautetfort.com/special-edvige/
La mobilisation est toujours présente et les politiques semblent enfin prendre conscience de l’ampleur de la constestation. Plus de 100 000 signatures contre Edvige ! L’occasion de transformer cet acte militant en acte officiel. C’est dans ce sens que j’ai pris connaissance avec beaucoup d’intérêt de la proposition de Corinne Lepage, présidente de Cap 21, de demander l’organisation d’un référendum populaire sur le sujet du fichier Edvige.
Il est temps pour l’ensemble de la classe politique de prendre ses responsabilités et nous soutenons donc avec force à Aujourd’hui, Autrement, la proposition de Corinne Lepage. Nos concitoyens ont aussi leur mot à dire !
15:06 Publié dans Aujourd’hui, Autrement, Blog, Médias, Non à Edvige, Politique française, Solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : corinne lepage, cap21, aujourd-hui-autrement, jean-luc romero, jonathan denis, françois bayrou, nicolas sarkozy
08 septembre 2008
Edvige fait toujours autant parlé de lui. Le fichier, qui affole la classe politique et que nous avons été les premiers à Aujourd’hui, Autrement avec Cap21 à dénoncer dans un recours commun au Conseil d’Etat, sera au centre de tous les débats ce soir sur France 2 à partir de 23h lors de l’émission Mots Croisés présentée par Yves Calvi.
Corinne Lepage, présidente de Cap21 et vice-présidente du Modem, sera sur le plateau en ma présence pour débattre de ce sujet qui se retrouve aujourd’hui montré du doigt par une partie de la majorité comme a osé le dire le ministre de la Défense, Hervé Morin lors d’un discours aux Universités d’été du Nouveau Centre.
A vos postes et ne baissons pas la mobilisation contre Edvige. Vous pouvez d’ailleurs retrouver un dossier spécial avec les liens vers nos différentes actions sur le site d’Aujourd’hui, Autrement, en cliquant ici: http://www.aujourdhui-autrement.fr/index.php?action=article&numero=684
NB : Pour revoir l’émission “Mots Croisés”, cliquez sur ce lien : http://mots-croises.france2.fr/46140707-fr.php
septembre 12, 2008 à 3:05
Bienvenue aux architectes et ingénieurs pour les 9 / 11 Truth!
474 architectes et d’ingénieurs professionnels et 2353 autres soutiens dont A & E étudiants
ont signé la pétition exigeant du Congrès une enquête véritablement indépendante.
Aux architectes, ingénieurs et autres personnes qualifiées oeuvrant dans le domaine du bâtiment.
Nous publierons votre nom, après avoir vérifié vos coordonnées et votre profil.
Pour lire la suite de cet appel et des informations qui l’accompagnent il vous suffit de cliquer sur ce lien:
http://translate.google.com/translate?sourceid=navclient&hl=fr&u=http%3a%2f%2fwww%2eae911truth%2eorg%2f
septembre 12, 2008 à 10:37
Échapper à Big Brother
http://www.20minutes.fr/article/251082/France-Echapper-au-fichage-un-choix-de-vie.php
Jean-Pierre Petit, 53 ans, est postier en région parisienne. Il est l’un des fondateurs du collectif «Souriez, vous êtes filmés», et pratique au quotidien un sport singulier: passer entre les mailles du filet en échappant au traçage de ses données personnelles.
Une discipline bien huilée
La bête noire de Jean-Pierre, c’est la vidéosurveillance. Ce sont les lois Pasqua, organisant la mise en place des caméras dans les lieux publics, qui ont motivé la création de son association fin 1994. «Je ne fréquente pas certains magasins. Dans mon quartier, je ne vais pas dans les boulangeries qui donnent sur la rue et qui sont filmées par les caméras, indique-t-il. Et sur mon lieu de travail, je me suis aussi battu contre la surveillance vidéo et les badges électroniques.»
Pour le reste, Jean-Pierre a des pratiques bien rodées: «Je paie le plus souvent possible en liquide. J’effectue un gros retrait en début de mois puis j’évite d’utiliser ma carte bleue.» Et quand il se déplace, ce militant ne déroge pas à ses convictions. «Je refuse d’utiliser le pass Navigo, s’emporte-t-il. Quel besoin a la RATP de savoir où je me déplace?» Quant aux cartes de fidélité des grandes enseignes, «même pas la peine d’y penser!»
Pas si facile d’échapper à Big Brother
Il reconnaît quelques faiblesses, comme Internet, avec le site souriez.info sur lequel on peut même trouver son numéro de téléphone portable. «Chacun a ses angles de refus, se justifie-t-il. Nous avons conscience d’être fichés en permanence, nous essayons de mener une réflexion pour adapter nos comportements. Ainsi certains retirent la batterie de leur téléphone portable quand ils assistent à une réunion associative, pour ne pas être localisés.» L’association affirme en effet que le GSM est «un véritable moyen de traçage (…) et cela même éteint.»
Echapper au système n’est pas de tout repos, et s’avère parfois être mission impossible. «L’année dernière, raconte Jean-Pierre, j’ai perdu ma carte vitale. J’ai tenté de m’en passer, mais j’ai eu trop de problèmes. J’ai été obligé de la reprendre.»
Ni parano, ni bandit
Mais Jean-Pierre tient à mettre les choses au point. «Je n’ai rien à me reprocher, prévient-il, mais je ressens cette pression permanente. J’aime me sentir libre, comme quand je me promène à la campagne.» Il affirme que ses amis et lui sont des gens comme les autres: «Nous ne sommes pas paranos, c’est un choix de vie.»
Sipa ¦ Fichier de police
Julien Ménielle
septembre 13, 2008 à 12:35
Le mari de Sarah Palin cité à comparaître… Obama sort (un peu) les dents…
http://www.20minutes.fr/article/252252/election-usa-Le-mari-de-Sarah-Palin-cite-a-comparaitre-Obama-sort-un-peu-les-dents.php
La libération de McCain filmée… Le fils de Sarah Palin part pour l’Irak…
Ca s’est passé mercredi sur 20minutes.fr
Sur le même sujet
J-54 : La libération de McCain filmée… Le fils de Sarah Palin part pour l’Irak…
Le journal de l’Amérique qui se choisit un président
Vendredi 12 septembre – J-53
Les ennuis se rapprochent-ils de Sarah Palin? Son mari vient d’être cité à comparaître dans l’affaire du State trooper (Walter Monegan, commissaire à la sécurité publique accuse la colistière de McCain de l’avoir mis à la porte car il refusait lui même de licencier le beau frère de Sarah Palin). Le comité judiciaire de l’Etat a voté la décision de convoquer Todd Palin à trois voix contre deux. Ironie de l’histoire, l’une des trois voix provenait d’un… républicain, qui dit “vouloir connaître la vérité”.
Femmes je vous aime. Ce vendredi, McCain a tenté de séduire l’électorat féminin avec la traditionnelle visite au show The View, d’ABC. Pas sûr que ca ait marché, car les quatre animatrices ne l’ont pas vraiment ménagé.
Agree to disagree. La seconde portion de l’interview de Sarah Palin à ABC portait sur l’environnement. Il y a deux semaines, elle disait «ne pas croire en l’influence de l’activité humaine sur le réchauffement climatique». Hier, elle a nuancé sa position, concédant que le facteur humain «jouait certainement en partie». En revanche, elle veut toujours creuser partout pour chercher du pétrole, y compris dans la zone protégée de l’Arctic National Refuge – McCain y est opposé. Palin et lui sont donc «d’accord pour ne pas être d’accord», selon elle. Mais elle ne perd pas espoir de le convaincre.
Barack attaque. Il le jure, il va se montrer «plus agressif». Ca commence par deux pubs, diffusées à partir de ce vendredi. L’une parle du «vrai changement», et dans le genre incisif, on a vu mieux. L’autre en revanche attaque McCain personnellement comme candidat has-been et déconnecté, qui dit lui même «ne pas savoir utiliser un ordinateur, envoyer un email et ne comprend pas tout à l’économie». Bon on est encore loin des dernières pubs de McCain contre Obama sur l’éducation à la sexualité ou sur la victimisation de Palin.
Quelle note pour Palin? Les avis sont mitigés sur la performance de la running mate de McCain chez Charlie Gibson (le gros de l’interview sera malgré tout diffusée vendredi tard, donc samedi matin pour la France). Politico.com a réuni un panel. Un stratège républicain trouve qu’elle s’est «plutôt bien débrouillée» et lui donne 6 sur 10 (mais 11/10 pour sa capacité à rendre fous les démocrates). Un démocrate juge qu’elle avait «bien appris ses fiches mais manquait de crédibilité». Un membre de l’American enterprise institute a, lui, été «effrayé» qu’elle n’ait pas hésité une seconde avant d’accepter. Pour lui, «un mélange d’ignorance et d’arrogance est la pire des combinaison imaginable».
Philippe Berry, à Los Angeles
septembre 16, 2008 à 1:30
::: Actualité :::
http://www.planet.fr/actualite/depeche-afp-une-08-09-16.newsmlmmd.730767ea3b65a56c39164fdd276dc6ba.71.xml.html
PS: Ségolène Royal plus candidate ?
Info ou intox ? Ségolène Royal ne sera pas forcément candidate… à la direction du PS. En se démarquant de la lutte interne pour la succession de François Hollande, elle espère renforcer son image de présidentiable pour 2012.
> Lire la dépêche
> Carla Bruni-Sarkozy attaque la presse people !
> Somalie : les otages français libérés
> Vers une version “allégée” du fichier Edvige
septembre 21, 2008 à 9:34
Maubeuge, Lille et Mons dans l’actualité.
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Martine Aubry: «Je prendrai toutes mes responsabilités»
http://www.20minutes.fr/article/254888/Politique-Martine-Aubry-Je-prendrai-toutes-mes-responsabilites.php
La maire de Lille, Martine Aubry, a assuré samedi devant ses amis réunis à Paris qu’elle était “prête à prendre toutes (ses) responsabilités” à la tête du PS, si “les militants (lui) font confiance lors du vote” sur les motions en vue du Congrès de Reims.
Interrogée par la presse après une réunion avec ses partisans à Paris sur sa candidature à la succession de François Hollande, Mme Aubry a confirmé qu’elle serait “la première signataire” d’une motion.
Celle-ci rassemblera notamment une très grande partie des strauss-kahniens, Arnaud Montebourg et ses amis, les fabiusiens, les responsables et militants socialistes du Nord-Pas-de-Calais.
Les boeufs avant la charrue
“Et si les militants nous font confiance, nous nous poserons collectivement la question de savoir qui peut être le candidat à la tête du Parti socialiste. Je prendrai toutes mes responsabilités, mais nous n’en sommes pas là”, a-t-elle affirmé. “D’abord le projet, les idées, ensuite l’équipe”, a-t-elle répété, “respectons les échéances”.
Elle a précisé qu’elle ne dirait rien sur une candidature avant le vote des militants sur les motions le 6 novembre car “ça n’a pas grand sens” et “nous déciderons tous ensemble”.
Mme Aubry a souligné n’avoir qu’”une seule idée en tête: construire un projet qui réponde aux problèmes actuels des Français et apporte une autre espérance”.
A propos de Pierre Moscovici, qui revendiquait la première place sur la motion et hésite à se ranger derrière Mme Aubry, la maire de Lille a déclaré: “c’est un problème, dans ce sens qu’il a toute sa place, et même une place centrale. Nous avons travaillé avec lui et avec ses amis, je sais depuis longtemps, parce que j’ai appartenu au même gouvernement que Pierre (…) que nous portons le même projet (…) J’espère vraiment qu’il sera avec nous”.
Pendant la réunion, Mme Aubry était entourée notamment des premiers secrétaires fédéraux du Nord et du Pas-de-Calais, de Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France, de l’ancien ministre Marilyse Lebranchu et de la fabiusienne Laurence Rossignol, vice-présidente de la région Picardie.
¦ 20060602-LIL-AUBRY
Avec agence
20Minutes.fr, éditions du 20/09/2008 – 19h26
dernière mise à jour : 20/09/2008 – 19h27
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Actualité Maubeuge
Retombées
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Maubeuge/actualite/Secteur_Maubeuge/2008/09/21/article_retombees.shtml
dimanche 21.09.2008, 04:58 – La Voix du Nord
Pour les villes sélectionnées, être Capitale européenne de la culture représente une opportunité. « On prétend que cela permet de faire un bond en avant de dix ans » et de « booster la ville dans tous les domaines » a souligné Elio Di Rupo, par ailleurs président du parti socialiste belge francophone.
Aux yeux du bourgmestre de Mons, la candidature de Mons-Borinage est donc « pertinente », dans la mesure où la région a « été éprouvée » socialement. Car une « candidature n’est pas uniquement culturelle, elle est aussi économique et sociale », a martelé Elio Di Rupo.
Et de rappeler que les villes de Liverpool et de Marseille, respectivement capitales culturelles européennes en 2008 et en 2013 étaient en « déclin majeur », et n’auraient donc pas été choisies au hasard. Par ailleurs, « aucune ville Wallonne n’a été désignée capitale européenne de la culture auparavant », et ce même si Mons a été désignée Capitale culturelle de la Wallonie par la Communauté française. Le défi à relever est donc majeur.
octobre 1, 2008 à 7:56
L’ESSENTIEL DE LA NOUVELLE ORTHOGRAPHE.
Cohérence et harmonisation de la langue française.
NON au langage phallocrate, confus, à l’âpre langage rustre. Sus au comportement frustre, autoritaire, méprisant, dédaigneux qu’il maintient et que la société a fait naître. Vive un langage délicieusement mixte, génératif, sans équivoque, clair et précis qui produit une société conviviale et équitable, source de courtoisie, de tolérance, d’entraide et de dignité! “N’oubliez pas : à échalote, il ne faut qu’un t”.
(s) SANTINON Antoine, président de l’asbl “AWE-AEPFW” (AsWalEuro).
N.B. Nous nous efforçons de répercuter les consignes de l’Administration générale de l’Enseignement et de la Recherche scientifique relatives à l’application des modifications de l’orthographe.
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PREFACE
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Les rectifications orthographiques proposées par le Conseil supérieur de la langue française,approuvées à l’unanimité par l’Académie française le 3 mai 1990 et publiées dans le Journal officiel de la République française le 6 décembre 1990, ont été accueillies diversement, les opposants criant plus fort que les partisans. Certaines des réactions ne se fondent pas, ignorance ou aveuglement plus ou moins volontaire, sur une véritable connaissance du dossier.
LES OBLIGATIONS DES USAGERS
On fait croire que tous les usagers seraient contraints (sous peine de quelles sanctions?) de changer la façon d’écrire qu’ils ont apprise, parfois avec beaucoup de peine et imparfaitement. Or, comme la simple vraisemblance suffirait à le montrer, jamais au cours de l’histoire une modification de
l’orthographe ne s’est généralisée d’un coup. Des écrivains continuent à écrire grand’rue, grand’chose, en gardant l’apostrophe que l’Académie a remplacée par un trait d’union il y a plus de soixante ans; même des académiciens ne respectent pas la norme qu’ils ont établie.
Les adversaires ne se bornent pas à refuser de changer leur façon d’écrire, ce qui est leur droit incontesté; ils veulent empêcher par tous les moyens que d’autres aient cette possibilité.
Comment appeler ce genre de réaction?
LA PORTEE DES RECTIFICATIONS
Les adversaires ont présenté les rectifications comme “une formidable remise en cause de tout le système graphique”, comme une étape vers la “dissolution” de la langue, voire vers la “dissolution de la culture tout entière”. Il est aberrant de réduire la culture, ou même la langue, à l’orthographe.
Celle-ci n’est pas profondément transformée par les rectifications. Elles sont très loin de la réforme souhaitée par beaucoup de bons esprits, non seulement des linguistes, mais aussi un grammairien aussi pondéré que l’était Maurice Grevisse.
Les rectifications ne sont pas une révolution, un début d’ortograf fonétic, ni même une vraie réforme, mais quelques améliorations comme celles que l’Académie a introduites à chaque édition de son dictionnaire, en provoquant les mêmes gémissements: poëte, devenu poête, a perdu sa poésie et phthisie, devenu phtisie, son agressivité, soupirait-on en 1878.
D’une part, à côté de rectifications portant sur des familles désaccordées (chariot aligné sur charrette, etc.; combattif sur combattre, etc.), sur des graphies devenues aberrantes (suppression du i de oignon, douceâtre remplacé par douçâtre) ou sur quelques autres anomalies, le principal avantage est de proposer des règles (voir plus loin) sur des points où régnaient le désordre et l’arbitraire. Tout cela est modéré et va dans le sens de la simplification.
D’autre part, du point de vue quantitatif, les rectifications recommandées aux usagers portent sur moins de 1.400 mots, dont près d’un tiers avaient déjà dans un ou plusieurs dictionnaires la forme dite nouvelle. Une soixantaine de mots ont une fréquence relativement élevée; mais d’autres sont à peu près inusités. A quoi bon réformer ceux-ci? demandera-t-on. Parce qu’ils ressortissent aux règles générales indiquées ci-dessus.
Dans les pages publiées de la neuvième édition de l’Académie (je vais en reparler), je compte un peu plus d’un mot rectifié pour deux pages. Dans la langue en action, la proportion n’est guère différente: en moyenne, moins d’un mot par page d’un livre ordinaire. Le lecteur ne risque pas d’être perturbé et il n’est nullement nécessaire de réimprimer les ouvrages actuellement sur le marché, d’autant moins nécessaire que les anciennes graphies restent admises.
De bonnes âmes s’apitoient sur les usagers, les élèves surtout, que désorienterait la coexistence de plusieurs graphies. S’ils sont attentifs, ils devraient déjà être troublés, soit que l’usage tout à fait régulier admette plusieurs formes: clé/clef; il s’assied/il s’assoit: il paye/ilpaie, etc.: soit que des dictionnaires actuels et/ou l’usage gardent des graphies abandonnées par l’Académie depuis un temps plus ou moins long: gaîment, faîne, etc.; soit à cause des défaillances que l’on observe : celles des journaux, jusque dans les titres, sont plus fréquentes et plus arbitraires que ne le seraient les formes rectifiées.
LE SUCCES DES RECTIFICATIONS
Sur la position de l’Académie française courent des bruits montrant l’ignorance des faits ou le désir de les cacher.
Je rappelle qu’elle a approuvé les rectifications à l’unanimité le 3 mai 1990, moyennant quelques amendements et après deux séances de discussion dans la Commission du dictionnaire.
C’est d’ailleurs le secrétaire perpétuel de l’Académie qui a fait rapport au Premier ministre Michel Rocard au nom du Conseil supérieur de la langue française.
Le 17 janvier 1991, à cause du bruit médiatique et de certaines dissensions intestines, elle a publié un communiqué apaisant, dans lequel elle confirmait son approbation, tout en souhaitant que les recommandations “ne soient pas mises en application par voie impérative” (ce qui peut être considéré comme allant de soi, comme je l’ai dit plus haut). Que cette déclaration ne marque pas un abandon est montré par le premier volume, paru à la fin de 1992, de la neuvième édition du dictionnaire et par les fascicules suivants. Les rectifications y sont présentes de façon systématique, les unes en quelque sorte imposées, les autres permises, mais intitulées recommandations.
Première catégorie. L’Académie a “inscrit à tite définitif (… ) les modifications qui visaient principalement à harmoniser l’accentuation de certains mots, tels allègement, allègrement, etc., avec leur prononciation habituelle”, c’est-à-dire les modifications correspondant à la règle 1 ci-dessous:
affèterie, assèchement, dérèglementation, empiètement, etc., en particulier les futurs et les
conditionnels des verbes du type céder (il y en a près de 250 dans le lexique): il cèdera et non plus il
cédera. Autres propositions acceptées sans discussion: asséner, bésicles, démiurge; un essuiemain,
des essuie-mains; des barmans, des cherrys; un confetti, des confettis, etc. Puisque l’on considère l’Académie comme faisant autorité en matière d’orthographe, ces formes nouvelles sont désormais la règle, la norme, et les anciennes sont appelées à devenir désuètes, voire fautives.
Deuxième catégorie. Les articles du dictionnaire donnent deux orthographes: cèleri et céleri, crèmerie et crémerie, évènement et événement; critérium et criterium, cicerone et cicérone;
cliquètement et cliquettement; appas et appâts; croque-mitaine et croquemitaine, entre-temps et
entretemps; conquistadors et conquistadores, ferrys ou ferries, etc. Notons que, dans l’article et dans
les autres articles où le mot apparaît, évènement seul est utilisé.
Ces deux catégories réunies, trente pourcent des propositions sont entérinées “à titre définitif”.
Troisième catégorie. A la fin du volume et au début de chaque fascicule, une liste, à
laquelle un losange renvoie dans le texte lui-même, énumère les autres rectifications. “L’Académie
leur a donné son aval”, dit l’avertissement au début du volume; elles “ont été acceptées par
l’Académie”, rappelle l’introduction de la liste; mais elle ne les entérinera définitivement qu’”au moment
où elle aura constaté que ces recommandations sont passées dans l’usage”, ce qui implique que les
mots en cause peuvent “être écrits de manière différente sans continuer des incorrections ni être
jugés comme des fautes” (communiqué du 17 janvier 1991).
On a calculé que les autres dictionnaires récents (dont des collaborateurs ont contribué à
l’établissement des rectifications) enregistrent 54 % des modifications.
Un certain nombre d’ouvrages scolaires, surtout en Belgique et au Québec, les signalent
soigneusement. C’est aussi le cas du Bon usage, dans sa treizième édition (janvier 1994), et du
Dictionnaire des difficultés du français moderne de Joseph Hanse, dans sa troisième édition (septembre 1994).
Les formes rectifiées sont enseignées en Belgique dans diverses universités et écoles normales, ainsi que dans beaucoup d’écoles secondaires. Elles sont admises dans divers examens, notamment de l’Ecole militaire, et dans les championnats d’orthographe de Bruxelles (qui ont servi de modèle à ceux de Bernard Pivot).
Une douzaine de périodiques belges les appliquent systématiquement (Revue générale, Revue nouvelle, Indications, Textyles, Diagnostic, Forum pédagogique, etc.). D’autres acceptent que leurs auteurs les suivent s’ils le désirent. C’est aussi le cas de diverses revues de France. Certains magistrats adoptent l’orthographe nouvelle dans leurs arrêts, et aussi des particuliers dans leur usage quotidien.
Je rappelle enfin l’avis favorable donné, avant la publication officielle, par les Conseils de la langue du Québec et de la Belgique francophone et, après la publication, par le Conseil international
de la langue française, où l’ensemble de la Francophonie est représenté. Ce n’est donc pas une
affaire purement hexagonale; d’ailleurs, le Conseil qui est à l’origine des rectifications comptait quatre
membres étrangers, dont un Belge.
André GOOSSE
MODIFICATIONS DE L’ORTHOGRAPHE
I. Règles générales
1. Devant une syllabe contenant un e muet, on écrit è et non é : évènement comme avènement, cèdera comme lèvera, etc.
Exceptions :
a) les préfixes dé- et pré- (dégeler, prévenir, etc.) ;
b) les é initiaux (échelon, édredon, élever, etc.) ;
c) médecin et médecine.
2. Dans les verbes terminés à l’infinitif par -eler et -eter, le e du radical se change en è quand la syllabe qui suit contient un e muet: il détèle, il époussète ; il détèlera, etc.
Les noms en -ment s’écrivent comme le verbe.
Exceptions : appeler, jeter et les verbes de leurs familles (y compris interpeler)
redoublent l ou t devant une syllabe contenant un e muet : j’appelle, je jette, j’appellerai, etc.
3. Il n’y a pas d’accent circonflexe sur les lettres i et u : traitre, bruler, etc.
Exceptions :
a) les 1re et 2e personnes du pluriel du passé simple : nous vîmes, nous lûmes, vous lûtes, etc. ;
b) les mots qui sans cet accent seraient homographes : le participe passé dû, les adjectifs mûr et sûr, le nom jeûne et les formes du verbe croitre qui sans accent seraient identiques à des formes du verbe croire : il croît, je croîs, etc., ainsi que la 3ème personne du singulier du subjonctif
imparfait : je voulais qu’il partît ; plût au ciel que…, etc.
4. Les noms composés formés, avec trait d’union, soit d’un verbe suivi d’un nom complément d’objet direct, soit d’une préposition suivie d’un nom prennent la marque du pluriel au second élément quand
et seulement quand le nom composé est luimême (lui-même) au pluriel : un essuie-main, des essuie-mains ; un garde-meuble, des garde-meubles (qu’il s’agisse de personnes ou de choses) ; un après-midi, des après-midis, etc.
Exceptions : quelques composés dont le second terme contient un article (trompe-l’oe il) ou commence par une majuscule (prie-Dieu).
5. Les numéraux composés sont unis par des traits d’union : vingt-et-un-mille-troiscent-deux, etc.
N.B. Million et milliard, qui sont des noms comme millier, ne sont ni précédés ni suivis d’un trait d’union : deux millions trois-cent-mille, etc.
6. Le participe passé laissé suivi d’un infinitif reste invariable : les enfants que tu as laissé partir.
7. Les noms que le français a empruntés à d’autres langues font leur pluriel comme les autres mots français : les matchs, les solos, les maximums, etc.
Exceptions : les noms ayant conservé valeur de citation restent invariables : des requiem, etc.
N.B. La règle vaut aussi pour des noms qui étaient des pluriels dans la langue d’origine: un errata, des erratas, etc.
8. La finale -olle est remplacée par la finale -ole : corole, etc. Exceptions : colle, folle, molle.
II. Liste des huit-cents mots rectifiés les plus fréquents
1. Les mots faisant partie de la langue courante sont en caractères gras.
2. Les graphies nouvelles résultant d’une règle générale sont accompagnées du numéro de celle-ci (voir I).
3. La graphie ancienne est précisée entre crochets quand la nouvelle est très différente. Le sens et la
catégorie grammaticale sont indiqués quand il pourrait y avoir des confusions.
4. Les formes du type aimè-je (cf. règle 1) ne sont pas dans notre liste, à l’exception de quatre formes qui ont une fréquence plus grande (puissè-je, etc.).
5. Les futurs et conditionnels des verbes comme céder (règle 1) sont présentés ainsi : « cèderai (je), etc. ».
6. Les verbes en -eler et en -eter (règle 2) sont présentés ainsi : « amoncèle (j’), etc. ».
N.B. : • Le texte publié au Journal officiel comportait aussi des suggestions pour les auteurs de dictionnaires; elles ne sont pas retenues ici.
• La liste complète des mots rectifiés constitue le Vadémécum de la nouvelle orthographe (APARO,
1995), disponible sur la toile (Internet) au Département d’études romanes de la Faculté de philosophie et lettres de l’Université catholique de Louvain à l’adresse http://www.fltr.ucl.ac.be/FLTR/ROM/vdm.html
• L’Essentiel est déposé à l’adresse http://www.fltr.ucl.ac.be/FLTR/ROM/ess.html
• Plus de la moitié des mots de notre liste se trouvent déjà avec l’orthographe rectifiée dans un ou
plusieurs dictionnaires (outre le Dictionnaire de l’Académie française, qui les mentionne en principe
tous, depuis 1992).
Aabat-jour (un), des abat-jours,
abime,
abimer,
abrègement,
abrègerai (j’), etc.,
absout (participe passé)
accèderai (j’), etc.,
accélèrerai (j’), etc.,
accroche-coe ur (un), des accrochecoe
urs,
A
accroitre, il accroit, j’accroitrai, etc.
addenda (un), des addendas
adhèrerai (j’), etc.
adultèrerai (j’), etc.
aèrerai (j’), etc.
affèterie,
affrèterai (j’), etc.
affut
affutage
affuter
agglomèrerai (j’), etc.
aide-mémoire (un), des aidemémoires
aigüe (adjectif féminin)
ainé
ainesse
alèserai (j’), etc.
aliènerai (j’), etc.
allècherai (j’), etc.
allègement
allègerai (j’), etc.
allègrement
allégro (un), des allégros
allèguerai (j’), etc.
allume-cigare (un), des allumecigares
altèrerai (j’), etc.
ambigüe (adjectif féminin)
ambigüité
amoncèle (j’), etc.
amoncèlement
amuse-gueule (un), des amusegueules
aout
aoutat
aoutien
à-pic (un), des à-pics
apparaitre, il apparait
j’apparaitrai, etc.
appâts [appas]
appuie-tête (un), des appuie-têtes
après-midi (un), des aprèsmidis
après-rasage (un), des aprèsrasages
après-ski (un), des aprèsskis
apriori (un), des aprioris
arcboutant
arcbouter
argüer, j’argüe, etc.
arpègerai (j’), etc.
arrachepied (d’)
arrête-boe uf (un), des arrête-boe ufs
arrière-gout
artéfact
assèchement
assècherai (j’), etc.
asséner, j’assènerai, etc.
assidument
assiègerai (j’), etc.
assoir [asseoir]
attèle (j’), etc.
autostop
autostoppeur
avant-gout
avèrerai (j’), etc.
B
banquète (je), etc.
barcarole
barman (un), des barmans
baseball
basketball
bassecour
bat-flanc (un), des bat-flancs
becquète (je), etc.
bélitre
benoit
benoitement
bésicles
bizut
blabla
blackout (un), des blackouts
blasphèmerai (je), etc.
blatèrera (il), etc.
bluejean (un), des bluejeans
boite
boitier
bonhommie
boss (un, des)
bossèle (je), etc.
bottèle (je), etc.
bouiboui
boursouffler
boursoufflure
boutentrain
bouterole
boute-selle (un), des boute-selles
box (un, des)
branlebas
braséro
brevète (je), etc.
brise- + nom commun : ce nom prend la marque du pluriel quand et seulement quand le nom composé est au pluriel (un brisebise, des brise-bises ; un brisefer, des brise-fers ; un brise-lame,
des brise-lames, etc.)
brisetout (un), des brisetouts
brulage
brule-gueule (un), des brule-gueules
brule-parfum (un), des bruleparfums
brule-pourpoint (à)
bruler
brulerie
bruleur
brulis
brulot
brulure
brunch (un), des brunchs
buche
bucher (nom)
bucher (verbe)
bucheron
buchette
bucheur
C
cache- + nom commun : ce nom prend la marque du pluriel quand et seulement quand le nom composé est au pluriel (un cachepot, des cache-pots ; un cachepoussière, des cache-poussières; un cache-sexe, des cachesexes, etc.)
cachète (je), etc.
cahutte
caméraman (un), des caméramans
candéla
cannelloni (un), des cannellonis
caquète (je), etc.
carènerai (je), etc.
carrèle (je), etc.
casse- + nom commun : ce nom prend la marque du pluriel quand et seulement quand le nom composé est au pluriel (un cassecou, des casse-cous ; un cassenoisette, des casse-noisettes ; un casse-pied, des casse-pieds, etc.)
casse-croute (un), des cassecroutes
cèderai (je), etc.
célèbrerai (je), etc.
cèleri
cent est précédé et suivi d’un trait d’union dans les numéraux composés (cent-un, deux-cents, etc.)
chaine
chainette
chainon
chancèle (je), etc.
charriot
chasse-mouche (un), des chassemouches
chasse-neige (un), des chasse-neiges
chauffe-bain (un), des chauffe-bains
chauffe-eau (un), des chauffe-eaux
chauffe-plat (un), des chauffe-plats
chaussetrappe
chauvesouris
chéchia
cherry (un), des cherrys
chichekébab (un), des chichekébabs
chronomètrerai (je), etc.
cicérone
ci-git
cigüe
cinéroman
cisèle (je), etc.
clergyman (un), des clergymans
cliquète (je), etc.
clochepied (à)
cloitre
cloitrer
coincoin (nom)
collète (je), etc.
combattif
combattivité
comparaitre, il comparait, je comparaitrai, etc.
complait (il)
complèterai (je), etc.
compte-fil (un), des comptefils
compte-goutte (un), des comptegouttes
compte-tour (un), des compte-tours
concèderai (je), etc.
condottière (un), des condottières
confèrerai (je), etc.
confetti (un), des confettis
conglomèrerai (je), etc.
connaitre, il connait, je connaitrai, etc.
conquistador (un), des conquistadors
considèrerai (je), etc.
contigüe
contigüité
continument
contremaitre, contremaitresse
coopèrerai (je), etc.
corolaire
corole
coupe- + nom commun : ce nom prend la marque du pluriel quand et seulement quand le nom composé est au pluriel (un coupegorge, des coupe-gorges ; un coupe-papier, des coupe-papiers, etc.), 4
coupecoupe
cout
coutant
couter
couteusement
couteux
couvrepied
covergirl (une), des covergirls
cowboy (un), des cowboys
craquèle (je), etc.
craquète (il), etc.
crècerelle
crècherai (je), etc.
crèmerie
crèneler, je crénèle, etc.
crescendo (un), des crescendos
crève-coe ur (un), des crève-coe urs
critérium
crochepied
crochète (je), etc.
croitre, je croitrai, etc.
croquemitaine
croquemonsieur
croquemort
croute
crouter
crouton
crument (adverbe)
cuisseau [cuissot]
cure-dent (un), des curedents
cure-oreille (un), des cure-oreilles
cure-pipe (un), des curepipes
curriculum (un), des curriculums
cuvèle (je), etc.
D
déblatèrerai (je), etc.
déboiter
décachète (je), etc.
décèderai (je), etc.
décélèrerai (je), etc.
déchainement
déchainer
déchiquète (je), etc.
déciller [dessiller]
décolèrerai (je), etc.
décollète (je), etc.
déconsidèrerai (je), etc.
décrescendo (un), des décrescendos
décrèterai (je), etc.
décroitre, il décroit, je décroitrai
défèquerai (je), etc.
défèrerai (je), etc.
défraichir
dégénèrerai (je), etc.
dégout
dégoutant
dégoutation
dégouter
déléatur (un), des déléaturs
délèguerai (je), etc.
délibèrerai (je), etc.
délirium trémens
démiurge
dentelière
dépaquète (je), etc.
déplait (il)
dépossèderai (je), etc.
dépoussièrerai (je), etc.
dépucèle (je), etc.
dérèglementation
dérèglementer
dérèglerai (je), etc.
désagrègerai (je), etc.
désaltèrerai (je), etc.
désespèrerai (je), etc.
désidérata (un), des désidératas
désintègrerai (je), etc.
dessècherai (je), etc.
[dessiller, voir déciller]
dessouler
détèle (je), etc.
diésel
dièserai (je), etc.
diffèrerai (je), etc.
digèrerai (je), etc.
dime
dinatoire
diner (verbe et nom)
dinette
dineur, dineuse
disparaitre, il disparait, je disparaitrai, etc.
dissèquerai (je), etc.
dissout (participe passé)
douçâtre
dument (adverbe)
duodénum
duplicata (un), des duplicatas
dussè-je
duvète (je), etc.
E
ébrècherai (j’), etc.
échevèle (j’), etc.
écrèmerai (j’), etc.
[eczéma, voir exéma]
édelweiss
emboitage
emboitement
emboiter
embuche
empaquète (j’), etc.
empiètement
empièterai (j’), etc.
emporte-pièce (un), des emportepièces
empoussièrerai (j’), etc.
enchainement
enchainer
encrouter
enfièvrerai (j’), etc.
ensorcèle (j’), etc.
ensorcèlement
entrainant
entrainement
entrainer
entraineur, -euse
énumèrerai (j’), etc.
envoutant
envoutement
envouter
épèle (j’), etc.
épitre
époussète (j’), etc.
errata (un), des erratas
erratum (un), des erratums
espèrerai (j’), etc.
essuie- + nom commun : ce nom prend la marque du pluriel quand et seulement quand le nom composé est au pluriel (un essuie-glace, des essuie-glaces ; un essuie-main, des essuiemains, etc.)
et est précédé et suivi d’un trait d’union dans les numéraux composés (vingt-et-un, etc.)
étincèle (il), etc.
étiquète (j’), etc.
étouffe-chrétien (un), des étouffechrétiens
eussè-je
évènement
évènementiel
éviscèrerai (j’), etc.
exagèrerai (j’), etc.
exaspèrerai (j’), etc.
excèderai (j’), etc.
excrèterai (j’), etc.
exècrerai (j’), etc.
exéma [eczéma]
exémateux
exigüe (adjectif féminin)
exigüité
exlibris (un, des)
exonèrerai (j’), etc.
exvoto (un), des exvotos
F
facsimilé (un), des facsimilés
fairplay
faitage
faite
faitier, -ère
faitout (un), des faitouts
fédèrerai (je), etc.
ferry (un), des ferrys
feuillète (je), etc.
ficèle (je), etc.
flash (un), des flashs
flècherai (je), etc.
flute
fluté
fluteau
fluter
flutiau
flutiste
fourretout (un), des fourretouts
fraiche (adjectif féminin et nom)
fraichement
fraicheur
fraichir
frèterai (je), etc.
froufrou
fume-cigarette (un), des fumecigarettes
fumerole
furète (je), etc.
fussè-je
fut (nom)
G
gageüre
gagne-pain (un), des gagnepains
galèrerai (je), etc.
garde- + nom : ce nom prend la marque du pluriel quand et seulement quand le nom composé est au pluriel, qu’il désigne des personnes ou des choses (un garde-boue, des garde-boues ; un garde-chasse, des garde-chasses ; un gardemanger, des garde-mangers, etc.)
gâte-sauce (un), des gâte-sauces
gélinotte
génèrerai (je), etc.
gentleman (un), des gentlemans
gèrerai (je), etc.,
girole
git (il)
gite
giter
globetrotteur
gobe-mouche (un), des gobemouches
golden (une), des goldens
goulument
gout
gouter (verbe et nom)
graffiti (un), des graffitis
gratte-ciel (un), des gratteciels
gratte-papier (un), des grattepapiers
grigri
grille-pain (un), des grillepains
grole
grommèle (je), etc.
grommèlement
guibole
guilde [ghilde]
H
halète (je), etc.
handball
harakiri
harcèle (je), etc.
hautecontre
hautparleur
hébèterai (j’), etc.
hèlerai (je), etc.
hobby (un), des hobbys
homéo- [homoe o-]
hoquète (je), etc.
hors- + nom sans article prend la marque du pluriel au second élément quand le nom composé est au pluriel (des hors-bords, des hors-jeux, des hors-textes, etc.)
hotdog (un), des hotdogs
huitre
huitrier
huitrière
hydrogènerai (j’), etc.
hypothèquerai (j’), etc.
I
ile
ilet
ilien
ilot
imbécilité
imprègnerai (j’), etc.
imprésario (un), des imprésarios
imprimatur (un), des imprimaturs
incarcèrerai (j’), etc.
incinèrerai (j’), etc.
incipit (un), des incipits
indiffèrera (il), etc.
indument (adverbe)
infèrerai (j’), etc.
in-folio (un), des in-folios
ingèrerai (j’), etc.
in-octavo (un), des inoctavos
in-quarto (un), des in-quartos
inquièterai (j’), etc.
insèrerai (j’), etc.
intègrerai (j’), etc.
intercèderai (j’), etc.
interfèrerai (j’), etc.
interpeler
interprèterai (j’), etc.
J
jazzman (un), des jazzmans
jeanfoutre
jéjunum
jeuner
jeuneur
joailler
jumèle (je), etc.
K
kakémono
kibboutz (un, des)
kifkif
L
lacèrerai (je), etc.
laissé + infinitif est invariable
lance- + nom : ce nom prend la marque du pluriel quand et seulement quand le nom composé est au pluriel (un lanceflamme, des lance-flammes ; un lance-pierre, des lance-pierres, etc.)
lapilli (un), des lapillis
largo (un), des largos
lasagne (une), des lasagnes
lave-linge (un), des lavelinges
lave-vaisselle (un), des lavevaisselles
lazzi (un), des lazzis
lècherai (je), etc.
légato (un), des légatos
légifèrerai (je), etc.
lèguerai (je), etc.
leitmotiv (un), des leitmotivs
lento (un), des lentos
lèserai (je), etc.
libèrerai (je), etc.
lied (un), des lieds
lieudit
linoléum
lobby (un), des lobbys
lockout (un), des lockouts
lunch (un), des lunchs
lunetier
M
macaroni (un), des macaronis
macèrerai (je), etc.
maitre
maitresse
maitrisable
maitrise
maitriser
mangetout (un), des mangetouts
maraicher
marengo (un), des marengos
mariole
martèlement
match (un), des matchs
maximum (un),
des maximums
méconnaitre, il méconnait, je méconnaitrai, etc.
média (un), des médias
méhari (un), des méharis
mélimélo
mémento
mémorandum (un), des mémorandums
mètrerai (je), etc.
mille dans les numéraux composés est précédé et suivi d’un trait d’union (deux-mille-cent, etc.), 5
millefeuille
millepatte
millepertuis
minichaine
minimum (un), des minimums
modèrerai (je), etc.
monte-charge (un), des montecharges
morcèle (je), etc.
morcèlement
morigènerai (je), etc.
motocross (un, des)
mouchète (je), etc.
mout
musèlement
mu (participe passé)
mure (nom)
murement
murier
murir
musèle (je), etc.
N
nævus (un, des)
naitre, il nait, je naitrai, etc.
nénufar
nickèle (je), etc.
nivèle (je), etc.
nivèlement
noroit (vent)
nova (une), des novas
nursery (une), des nurserys
O
obèrera (il), etc.
oblitèrerai (j’), etc.
obsèderai (j’), etc.
obtempèrerai (j’), etc.
offset (un), des offsets
ognon
opèrerai (j’), etc.
oppidum (un), des oppidums
ossobuco (un), des ossobucos
oued (un), des oueds
ouvre-boite (un), des ouvre-boites
ouvre-bouteille (un), des ouvrebouteilles
oxygènerai (j’), etc.
P
pagaille
paillète (je), etc.
paitre, il pait, il paitra, etc.
parabellum (un), des parabellums
paraitre, il parait, je paraitrai, etc.
pare- + nom : ce nom prend la marque du pluriel quand et seulement quand le nom composé est au pluriel (un parebrise, des pare-brises ; un parechoc, des pare-chocs, etc.)
parquète (je), etc.
passepartout (un),
des passepartouts
passepasse
pècherai (je) [« commettre une faute »], etc.
pècheresse
pédigrée
pêlemêle
pellète (je), etc.
pénalty (un), des pénaltys
pénètrerai (je), etc.
pèquenaud ou pèquenot
perce-neige (un ou une), des perceneiges
pérestroïka
perpètrerai (je), etc.
persévèrerai (je), etc.
persiffler
persiffleur
pèse- + nom : ce nom prend la marque du pluriel quand et seulement quand le nom composé est au pluriel (un pèsebébé, des pèse-bébés ; un pèselettre, des pèse-lettres, etc.)
péséta
péso
pèterai (je), etc.
phylloxéra
piègerai (je), etc.
piéta
pingpong (un), des pingpongs
pipeline
pique- + nom : ce nom prend la marque du pluriel quand et seulement quand le nom composé est au pluriel (un piqueassiette, des pique-assiettes, etc.)
piquenique
piqueniquer
piqueniqueur
piquète (je), etc.
piqure
pirojki (un), des pirojkis
pisse-vinaigre, des pisse-vinaigres
pizzicato (un), des pizzicatos
placébo
plait (il)
platebande
pommèle (il se), etc.
ponch [punch « boisson »]
pondèrerai (je), etc.
porte- + nom : ce nom prend la marque du pluriel quand et seulement quand le nom composé est au pluriel (un porteavion, des porte-avions ; un portebonheur, des porte-bonheurs ; un porte-drapeau, des portedrapeaux; un porte-jarretelle, des porte-jarretelles, etc.)
porteclé
portemine
portemonnaie
portevoix
possèderai (je), etc.
potpourri (un), des potpourris
pourlècherai (je), etc.
pousse-café (un), des pousse-cafés
poussepousse
précèderai (je), etc.
prêchiprêcha
préfèrerai (je), etc.
presqu’ile
presse- + nom : ce nom prend la marque du pluriel quand et seulement quand le nom composé est au pluriel (un presse-citron, des presse-citrons; un presse-papier, des pressepapiers, etc.), 4
procèderai (je), etc.
profèrerai (je), etc.
prolifèrera (il), etc.
prospèrerai (je), etc.
protège-dent (un), des protègedents
protègerai (je), etc.
prudhomme
prunelier
puiné
puissè-je
Q
quartier-maitre
québécois
quincailler
quotepart
R
rabat-joie (un), des rabat- joies
rafraichir
rafraichissement
ragout
ramasse-miette (un), des ramassemiettes
ranch (un), des ranchs
rapiècerai (je), etc.
rase-motte (un), des rase-mottes
rassérènerai (je), etc.
rassoir [rasseoir]
râtèle (je), etc.
ravioli (un), des raviolis
réapparaitre, il réapparait, je réapparaitrai, etc.
recéler, je recèlerai, etc.
reconnaitre, il reconnait, je reconnaitrai, etc.
reconsidèrerai (je), etc.
récupèrerai (je), etc.
référendum
réfèrerai (je), etc.
reflèterai (je), etc.
réfréner, je réfrènerai, etc.
réfrigèrerai (je), etc.
régénèrerai (je), etc.
règlementaire
règlementairement
règlementation
règlementer
règlerai (je), etc.
règnerai (je), etc.
réinsèrerai (je), etc.
réintègrerai (je), etc.
réitèrerai (je), etc.
relai
relèguerai (je), etc.
remboiter
rempaquète (je), etc.
remue-ménage (un), des remueménages
remue-méninge (un), des remueméninges
rémunèrerai (je), etc.
renaitre, il renait, je renaitrai, etc.
renouvèle (je), etc.
renouvèlement
repaitre, il repait, je repaitrai, etc.
reparaitre, il reparait, je reparaitrai, etc.
repèrerai (je), etc.
répèterai (je), etc.
repose-pied (un), des repose-pieds
repose-tête (un), des repose-têtes
resèquerai (je), etc.
ressemèle (je), etc.
rétrocèderai (je), etc.
révèlerai (je), etc.
réverbèrera (il), etc.
révèrerai (je), etc.
révolver
rince-doigt (un), des rince-doigts
risquetout (un), des risquetouts
rivète (je), etc.
rouspèterai (je), etc.
rugbyman (un), des rugbymans
ruissèle (je), etc.
ruissèlement
rush (un), des rushs
S
saccarine (et sa famille)
sagefemme
sanatorium (un),
des sanatoriums
sandwich (un), des sandwichs
sans- + nom sans article : ce nom prend la marque du pluriel quand et seulement quand le nom
composé est au pluriel (un sansabri, des sans-abris, etc.)
satisfécit (un), des satisfécits
saufconduit (un), des saufconduits
scampi (un), des scampis
scénario (un), des scénarios
sconse [skunks]
scotch (un), des scotchs
sèche-cheveu (un), des sèchecheveux
sèche-linge (un), des sèche-linges
sècherai (je), etc.
sècheresse
sécrèterai (je), etc.
sèneçon
sénescence
sénestre
sénior
séquoia
serpillère
serre- + nom : ce nom prend la marque du pluriel quand et seulement quand le nom composé est au pluriel (un serrelivre, des serre-livres ; un serretête,des serre-têtes, etc.)
show (un), des shows
sidecar
sidèrerai (je), etc.
siègerai (je), etc.
sketch (un), des sketchs
smash (un), des smashs
solo (un), des solos
sombréro
soprano (un), des sopranos
sorgo
sottie
soufflète (je), etc.
souffre-douleur (un), des souffredouleurs
soul [ivre]
soulard
soulaud
souler
soulerie
soulographie
sous- + nom : ce nom prend la marque du pluriel quand le nom composé est au pluriel (des sousmains, des sous-verres, etc.)
spaghetti (un), des spaghettis
spéculum
speech (un), des speechs
statuquo (un), des statuquos
stimulus (un, des)
stoupa
striptease
stripteaseuse
succèderai (je), etc.
suggèrerai (je), etc.
sulky (un), des sulkys, etc.
supernova (une), des supernovas
suraigüe (adjectif féminin)
surcout
surcroit
surement
sureté
suroit
surpiqure
sursoir, je sursoirai, etc.
symposium (un), des symposiums
T
tachète (je), etc.
taille-crayon (un), des taillecrayon
tamtam
tapecul
tâte-vin (un), des tâte-vins
téléfilm
tempèrerai (je), etc.
tempo (un), des tempos
terreplein
tèterai (je), etc.
tire- + nom : ce nom prend la marque du pluriel quand et seulement quand le nom composé est au pluriel (un tirefesse, des tire-fesses ; un tire-lait, des tire-laits, etc.), 4
tirebouchon
tirebouchonner
tirefond
tocade
toccata (une), des toccatas
tohubohu
tolèrerai (je), etc.
tord-boyau (un), des tord-boyaux
tory (un), des torys
tourne-disque (un), des tournedisques
tournedos
trainailler
trainard
traine
traine- + nom : ce nom prend la marque du pluriel quand et seulement quand le nom composé est au pluriel (un trainesavate, des traine-savates, etc.)
traineau
trainée
trainer
traineur
traintrain
traitre, traitresse
traitreusement
traitrise
transfèrerai (je), etc.
transparaitre, il transparait, je transparaitrai, etc.
trémolo
trouble-fête (un), des trouble-fêtes
tsétsé
tue-mouche (un), des tue-mouches
tumulus (un, des)
U
ulcèrerai (j’), etc.
underground (un), des undergrounds
V
vadémécum (un), des vadémécums
vanupied
végèterai (je), etc.
vélum
vénèrerai (je), etc.
vènerie
ventail [vantail]
véto
vide- + nom : ce nom prend la marque du pluriel quand et seulement quand le nom 13 composé est au pluriel (un videcave,
des vide-caves ; un videpoche,
des vide-poches, etc.)
vitupèrerai (je), etc.
vocifèrerai (je), etc.
volète (il), etc.
volleyball
voute
vouter
W
weekend (un), des weekends
whisky (un)
des whiskys
winch (un), des winchs
Z
zakouski (un), des zakouskis
zèbrerai (je), etc.
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Les recommandations orthographiques de 1990 ont reçu l’aval des plus hautes autorités scientifiques et pédagogiques.
Les «rectifications» [...] présentent trois traits remarquables : d’une part, elles ne concernent que des points assez particuliers [...]; d’autre part, sur ces points mêmes, les propositions paraissent modérées, surtout si on les compare à d’autres, comme celles de 1975, dues à l’Académie française; en troisième lieu [...], le projet ne fait qu’apporter, dans le plus grand nombre des cas, une caution publique à des usages attestés. Les spécialistes mandatés pour le proposer, ainsi que l’Académie, priée d’en dire son sentiment, n’ont donc pas fait autrement que cette dernière ne fait depuis plus de trois cent cinquante ans qu’elle en a reçu ministère : enregistrer l’usage et non le précéder.
Claude Hagège
Professeur au Collège de France
(Le Monde)
Une nouvelle page de la langue est en train de s’écrire. Nul n’ignore que c’est avec des orthographes très différentes que nos grands écrivains des XVIe, XVIIe, XVIIIe et même XIXe siècles ont écrit leurs oeuvres. L’on ne dira jamais assez combien l’orthographe est le vêtement de la langue. Il est donc normal que l’on cherche à l’ajuster le mieux possible.
Bernard Quemada
Vice-président du Conseil supérieur de la langue française
(France-Soir)
Enjeu scolaire, mais aussi social et idéologique, l’écriture de la langue a installé [...] « la mentalité orthographique des Français ». Or, renverser les priorités, mettre au premier plan les formes rectifiées, accepter, mais comme des tolérances, les formes anciennes, c’est aussi faire bouger un paysage qui semblait figé, pris depuis un temps immémorial dans une sorte de glaciation, c’est faire entrer le mouvement dans la langue, renouer avec l’Histoire.
Raymond Le Loch
Ancien président de la Fédération internationale des professeurs de français
(Québec français, n°81)
APARO (association sans but lucratif), Bruxelles
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Mises à jour des règles de français
Les rectifications de l’orthographe
En octobre 1989, à la suite d’un manifeste publié peu avant par des enseignants et des linguistes en faveur d’une simplification de l’orthographe, le Premier ministre Michel Rocard crée le Conseil supérieur de la langue française et lui demande de rédiger un rapport sur 5 points particuliers :
– le trait d’union
– le pluriel des noms composés
– l’accent circonflexe
– le participe passé des verbes pronominaux
– diverses anomalies.
Le Conseil rend son rapport en juin 1990 et propose d’intervenir sur quatre des cinq points demandés en excluant tout changement dans les règles d’accord du participe passé des verbes pronominaux. Ce rapport est approuvé par le Premier ministre et est publié au Journal officiel de la République française le 6 décembre 1990.
Cependant, ces rectifications ont suscité de vives polémiques en France, alors que les autres pays de la francophonie ont accueilli avec beaucoup plus de sérénité ces rectifications (elles sont d’ailleurs enseignées en Belgique par exemple).
Ces rectifications ne bouleversent en aucun cas l’orthographe du français : tout au plus un mot toutes les deux pages est-il touché par ces rectifications. Mais elles tentent d’instaurer une certaine cohérence là où cela faisait défaut.
Les formes ainsi préconisées ne peuvent et ne doivent être considérées comme fautives. D’un autre côté, elles n’ont rien d’obligatoire et les formes utilisées jusqu’à présent restent correctes.
Les points sur lesquels porte les rectifications
Les rectifications portent sur :
– les accents et le tréma
– le pluriel des noms composés
– le trait d’union dans les numéraux
– le trait d’union dans les mots composés
– le participe passé de laisser
– les anomalies
Quelques pages
- Le site de l’APARO (Association pour l’application des recommandations orthographiques) explique « l’essentiel de la nouvelle orthographe » et dresse un bilan de l’application de ces rectifications.
http://www.fltr.ucl.ac.be/FLTR/ROM/ess.html
- Dans un article intitulé La réforme de l’orthographe est-elle restée lettre morte ? (septembre 1998), Marie-Éva de Villers explique comment les Rectifications ont été accueillies dans les différents pays de la francophonie et comment les dictionnaires en ont tenu compte.
http://ccdmd.qc.ca/correspo/Corr4-1/Villers.html
- Page qui donne des extraits du Rapport du Conseil supérieur de la langue française (mai 1990) et la réponse du Premier ministre
http://www.multimania.com/yhwh/reforme.htm
http://www.multimania.com/yhwh/reforme.htm
- L’École libératrice n° 19, du 20 février 1988 a rassemblé des arguments pour et contre une réforme de l’orthographe.
http://sweet.ua.pt/~fmart/pourou.htm
- Dans un entretien accordé à Francité, Marc Wilmet, président du Conseil supérieur de la langue française de Belgique explique sa position en ce qui concerne les Rectifications de l’orthographe
http://www.synec-doc.com/francite/rev25/wilmet.html
- Sur son site, l’Académie française (voir « Questions courantes / Rectifications orthographiques ») rappelle ses différentes prises de position au cours de l’élaboration des Rectifications.
http://www.academie-francaise.fr/langue/index.html
- L’équipe des chercheurs du CNRS d’Ivry propose un site sur les Rectification de l’orthographe dans le cadre de leur réflexion sur la “diversité et la pluralité des ortographes sous les aspects historiques, géographiques et sociaux”.
http://inalf.ivry.cnrs.fr/rectifications
http://grammaire.reverso.net/index_alpha/Fiches/Fiche339….
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Afin de limiter le nombre d’exceptions dans l’usage des accents et trémas et de rendre leur emploi plus cohérent, les Rectifications de l’orthographe de 1990 préconisent de nouvelles formes. Les anciennes graphies restent correctes.
Accent grave devant e muet
On met un accent grave sur les e qui précèdent les e muets, notamment dans les formes du futur et du conditionnel. On harmonise ainsi l’écriture de ces mots avec la règle appliquée généralement pour les autres mots (règlement, mécène…).
évènement – il succèdera – il protègerait
On maintient l’accent aigu sur :
– les préfixes dé- e pré- …) ;
dégeler, prélever
– les é en début de mot ;
élevage, épeler
– les deux noms médecin et médecine.
Accent aigu sur le e
On met un accent aigu sur le e des mots qui en étaient dépourvus jusqu’à maintenant lorsque ce e se prononce [e] ou [¨].
asséner – réfréner – sénestre – révolver – placébo – mémento
Accent dans la conjugaison des verbes en -eler et -eter
Les verbes en -eler et -eter se conjuguent avec un accent grave pour marquer le son [¨] (è). Ils se conjuguent ainsi comme les autres verbes qui présentent un e muet ou un e ouvert dans leur conjugaison (semer, mener, lever…).
il feuillète – il dénivèle – je renouvèle
On maintient la consonne double pour les verbes appeler et jeter ainsi que les verbes de leur famille
il appelle, il jette
Accent circonflexe sur i et u
Les voyelles i et u s’écrivent sans accent circonflexe.
la chaine – la boite – il parait
la buche – le fut – bruler
On maintient l’accent circonflexe sur :
– l’adjectif sûr, le nom jeûne, le participe passé dû et le verbe croître pour éviter des confusions avec leurs homophones sur, jeune, du (article) et les formes du verbe croire ;
– la terminaison des deux premières personnes du pluriel du passé simple ;
nous vîmes, nous fûmes
– la dernière voyelles à la 3e personne du singulier de l’imparfait du subjonctif ;
qu’elle fît, qu’il fût
Le tréma
- On écrit avec le tréma sur le u :
– les féminins des adjectifs aigüe (et suraigüe), ambigüe, contigüe et exigüe ainsi que le nom cigüe ;
– les noms ambigüité, contigüité et exigüité.
- On met un tréma sur le u de argüer et de gageüre pour signaler que ce u se prononce et que argüer ne doit pas être prononcé comme narguer , ni gageüre comme majeure .
http://grammaire.reverso.net/index_alpha/Fiches/Fiche342….
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Rectifications de l’orthographe et pluriel des noms composés
Il existait jusqu’aux Rectifications de l’orthographe de 1990 de nombreuses hésitations en ce qui concerne les noms composés qui posent des problèmes d’orthographe tant au singulier qu’au pluriel.
Les noms composés formés d’un verbe ou d’une préposition suivi d’un nom commun prennent les marques du pluriel à la fin du nom commun. Ils prennent ainsi les mêmes marques de pluriel que les noms écrits en un seul mot (des portemanteaux, des entractes).
des abat-jours
des ramasse-miettes
des après-midis
Ces noms ne prennent la marque du pluriel que s’ils sont au pluriel. Il n’y a ainsi plus d’hésitations sur la graphie d’un grand nombre de noms composés au singulier. Dans certains cas, le singulier pourra paraître contraire à la logique (un sèche-cheveu, même si on sèche plusieurs cheveux ; un tire-fesse, même si les deux fesses sont toujours tirées en même temps), mais on n’oubliera pas que d’autres mots s’écrivent ainsi avec des marques de singulier bien que faisant référence à une notion plurielle : cf. millefeuille, entracte (qui se situe bien entre deux actes !).
un cure-dent
un ramasse-miette
On laisse invariables les noms précédés de l’article et ceux qui prennent une majuscule (des cessez-le-feu, des prie-Dieu).
http://grammaire.reverso.net/index_alpha/Fiches/Fiche341….
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Trait d’union dans les numéraux
Les nombres transcrits en toutes lettres s’écrivent avec ou sans trait d’union.
Dans les numéraux cardinaux
On met un trait d’union entre les termes désignant les dizaines et ceux exprimant les unités. Le trait d’union remplace et.
dix-neuf (dix et neuf) ; soixante-douze (soixante et douze).
Il n’y a pas de trait d’union dans les autres cas.
cinq cent quatre ; trois mille neuf cent douze.
Quand et est exprimé, le trait d’union devient inutile.
trente et un, cinquante et un.
Le déterminant composé quatre-vingts d’écrit également avec un trait d’union.
quatre-vingt-un, quatre-vingt-douze.
Afin d’harmoniser l’écriture des nombres, les Rectifications de l’orthographe de 1990 préconisent l’emploi du trait d’union entre chacun des termes, même s’il ne s’agit pas de dizaines et d’unités, ou même lorsqu’il y a “et”.
cinq-cent-quatre ; trois-mille-neuf-cent-douze, trente-et-un, cinquante-et-un.
Dans les numéraux ordinaux
Un numéral ordinal s’écrit avec ou sans trait d’union selon que le cardinal dont il est dérivé s’écrit avec ou sans trait d’union.
dix-neuvième (de dix-neuf, avec trait de d’union)
soixante-douzième (de soixante-douze, avec trait d’union)
cinq cent quatrième (de cinq cent quatre, sans trait d’union)
trente et unième (de trente et un, sans trait d’union).
Dans les noms de fraction
Dans l’expression d’une fraction (deux cinquièmes : 2/5) il y a un déterminant – cardinal (deux) correspondant au chiffre au-dessus de la barre de fraction – et un nom – ordinal (cinquième), correspondant au chiffre sous la barre de fraction. On ne met pas de trait d’union entre le déterminant et le nom.
Ils ont déjà fait les quatre cinquièmes du programme. (4/5)
Cela correspond aux trois deux centièmes du PNB. (3/200)
http://grammaire.reverso.net/index_alpha/Fiches/Fiche255….
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Trait d’union (généralités)
Le trait d’union sert à marquer qu’il existe un lien étroit entre deux termes. Ce lien peut être un lien lexical (mots composés) ou un lien syntaxique (entre le verbe et le pronom qui le suit).
-> Dans les mots composés, on met un trait d’union :
– si le mot composé a un sens spécifique, indépendant de ses différents composants ; une longue-vue (le sens n’est pas celui de « vue qui est longue »)
– si le mot composé résulte d’un changement de catégorie grammaticale ;
Cela peut être une simple erreur. (ici peut être est le verbe de la phrase).
C’est peut-être une simple erreur. (ici peut-être est adverbe).
Il existe des divergences entre les dictionnaires (et au sein même d’un dictionnaire) pour de nombreux mots composés. Ainsi on trouve dans le Nouveau Petit Robert à l’ordre alphabétique petit-déjeuner (entré petit déjeuner dans Larousse ou Hachette) alors que le même dictionnaire utilise petit déjeuner (sans trait d’union) pour définir le mot brunch.
Noter que compte rendu s’écrit sans trait d’union.
– s’il s’agit d’un mot composé d’origine étrangère ;
un fac-similé – le turn-over dans une entreprise – le ping-pong…
Les Rectifications de l’orthographe proposent que l’on écrive en un seul mot ces noms d’origine étrangère.
un facsimilé – le turnover – un weekend
Quand les deux mots sont coordonnés sans conjonction : le trait d’union remplace et.
Un aller-retour (un aller et un retour).
Quarante-cinq (quarante et cinq).
-> Les mots composés contenant des éléments savants s’écrivent généralement en un seul mot.
Biochimie, socioculturel, électroacoustique, antichoc.
Cependant on met un trait d’union pour éviter la répétition de deux voyelles identiques ou le rapprochement de deux voyelles dont la lecture pourrait prêter à confusion.
Auto-induction, bio-organique.
On constate encore des divergences entre les dictionnaires, mais la règle énoncée ci-dessus est celle que préconisent les Rectifications de l’orthographe.
http://grammaire.reverso.net/index_alpha/Fiches/Fiche254….
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Accord du participe passé suivi d’un infinitif
Voir directement là:
http://grammaire.reverso.net/index_alpha/Fiches/Fiche208….
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Rectifications de l’orthographe et anomalies
Un certain nombre de mots présentent une anomalie dans leur graphie par rapport aux autres mots de la même famille ou au système orthographique du français. Les Rectifications de l’orthographe de 1990 proposent pour ces mots des graphies plus cohérentes.
Les dictionnaires ont déjà enregistré plusieurs de ces rectifications.
http://grammaire.reverso.net/
http://www.grammaire.reverso.net/index_alpha/Fiches/Fiche340….
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Communauté française de Belgique (fédération Wallonie-Bruxelles)
La rédaction et la communication
Féminisation et rédaction épicène | Répertoire de noms masculins et de noms féminins
http://66.46.185.79/bdl/gabarit_bdl.asp?id=3332
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- Présentation de la liste des appellations de personne
La liste des appellations de personne met à la disposition des rédacteurs et rédactrices un grand nombre de formes féminines et fournit par le fait même des modèles pour en créer de nouvelles.
Le principe qui a prévalu pour l’établissement de la liste des appellations au féminin est la régularité des formes au point de vue linguistique. Les formes proposées, anciennes ou nouvelles, sont conformes à la morphologie du français. Ce parti pris résolument linguistique n’exclut pas pour autant la prise en compte de facteurs sociolinguistiques. Ainsi, les formes présentées concordent, dans la très grande majorité des cas, avec celles qui sont en usage dans le reste de la francophonie. En cas de variation, c’est la variante québécoise qui prévaut.
Le terme appellation de personne est très général. Il inclut les noms de métiers et de professions, les titres, les grades, les fonctions et les appellations d’emplois, par exemple : policier/policière, avocat/avocate, maître, sergent/sergente, président/présidente, agent/agente d’information, etc. Cette appellation englobe également les noms qui désignent les femmes et les hommes engagés dans différentes activités sociales, artistiques, sportives ou autres : électeur/électrice, danseur/danseuse, golfeur/golfeuse, lecteur/lectrice, exposant/exposante; et des noms qui indiquent l’état ou le statut des personnes : amateur/amatrice, boursier/boursière, chômeur/chômeuse, cégépien/cégépienne, tuteur/tutrice, etc.
Choix des appellations
Lorsque deux noms féminins sont présentés pour un même nom masculin, la forme à privilégier figure en premier. Par exemple, on donne comme féminin de réviseur les noms réviseuse et réviseure; la forme réviseuse figure d’abord puisqu’elle est préférable en raison de la régularité de sa formation.
Les appellations de personne qui figurent dans la liste varient quant à leur degré de spécialisation. Certains termes appartiennent à des langues de spécialité, par exemple : émailleur/émailleuse, pisciculteur/piscicultrice, demandeur/demanderesse, alors que d’autres relèvent de la langue générale, comme élève, couturier/couturière, gardien/gardienne.
Les dictionnaires usuels ne répertorient pas certains féminins de formation tout à fait régulière en raison sans doute de leur faible fréquence. De même, certains noms épicènes y sont donnés comme uniquement masculins. C’est pour pallier ces lacunes que des noms tels que chauffard/chauffarde, malfaiteur/malfaitrice, mécène, ombudsman figurent dans la liste.
Remarques en note
Il a semblé utile pour une centaine d’appellations d’ajouter de courtes explications sous forme de notes. Le contenu de ces remarques est fort varié :
· Certaines d’entre elles portent sur les variantes en usage dans diverses régions de la francophonie. Ce type de note se limite aux cas où la forme employée au Québec diffère de celle qui prévaut dans d’autres pays francophones. C’est ainsi qu’on peut lire à auteur/auteure : En France et en Belgique, on emploie la forme épicène une auteur, et en Suisse, autrice.
· Les propositions de rectification de l’orthographe de 1990 ont aussi été prises en compte. La forme traditionnelle figure dans la liste proprement dite et la nouvelle graphie apparaît en remarque. Par exemple, l’appellation joaillier/joaillière est accompagnée de la note suivante, qui signale la suppression du i muet après les deux l : Selon les propositions de rectification de l’orthographe, on peut écrire joailler et joaillère.
· Certaines remarques précisent le domaine d’emploi de termes spécialisés. On lira ainsi à acquéresse : La forme acquéresse appartient à la langue juridique.
· Pour un petit nombre de noms masculins se terminant en -eur, deux formes sont en concurrence. Une note vient alors préciser la forme à privilégier. Par exemple, à l’appellation metteur en scène est ajoutée la note : La forme régulière du féminin de metteur en scène est metteuse en scène.
· Aux noms masculins en -eur sont également associés des féminins en -eure observés dans l’usage, mais qui ne sont pas recommandés. Dans ces cas précis, seules les formes retenues, avec une finale en -euse ou en -trice selon le cas, figurent dans le répertoire. La forme jugée impropre n’apparaît qu’en note. On a par exemple à recteur/rectrice la note : La forme recteure n’est pas retenue.
· Quelques remarques de nature historique font état de l’évolution du français. Ainsi, à sacritain/sacristine, on peut lire : La forme sacristine remplace l’ancienne forme régulière sacristaine.
· Enfin, bon nombre de remarques apportent des précisions sur certaines appellations féminines que l’Office québécois de la langue française avait traitées auparavant.
Pour en savoir davantage, vous pouvez consulter les tableaux ayant pour titre Appellations de personne commençant par … où sont présentées les formes masculines et féminines des appellations de personne.
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http://66.46.185.79/bdl/gabarit_bdl.asp?id=3332
http://www.ciep.fr/chroniq/femi/fem.pdf
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Service de la langue française de la Communauté française de Belgique (Fédération Wallonie-Bruxelles).
Mettre au féminin.
Guide de féminisation des noms de métier, fonction, grade ou titre.
Accès direct à la liste des noms
Avant-propos
http://www2.cfwb.be/franca/femini/feminin.htm
La féminisation des noms de métier et de profession se porte plutôt bien en Communauté française de Belgique. La visibilité linguistique des femmes dans les fonctions de l’État, de l’administration et de l’entreprise croît d’année en année. La plupart des usagers de langue française ne s’étonnent plus d’entendre la Ministre de l’Agriculture, la juge X ou cette soldate américaine. La vice-rectrice, la consultante indépendante et la chercheuse osent se dire telles et sont reconnues comme telles.
En 1993, la publication du décret relatif à la féminisation des noms de métier, fonction grade ou titre, le 21 juin, et de l’arrêté d’application, le 13 décembre, a été suivie d’une période d’hésitation compréhensible. Les formes féminisées, magistrate sur le modèle d’avocate, huissière sur le modèle de caissière, échevine comme laborantine, risquaient-elles de déranger, d’inquiéter, de faire sourire, voire de ridiculiser ?
Il semble que le décret ait aidé les mentalités à progresser. Peu à peu, lentement mais sûrement, l’usage des formes féminines s’est installé d’abord dans les médias, la presse écrite, la radio et la télévision, puis dans la vie courante, pendant les campagnes électorales, enfin dans la publicité.
Des obstacles de deux ordres demeurent néanmoins.
En ce qui concerne l’administration, une enquête a révélé deux tendances:
Au moment où, dans certains services, la féminisation était devenue normale et presque courante, dans d’autres, elle restait quasi ignorée. L’enquête a montré le poids de l’avis des chefs de service. Leur position favorable à la féminisation entrainait la majeure partie des membres du service à féminiser les noms de profession. Leur position défavorable ou non exprimée poussait le personnel à s’en tenir aux dénominations masculines.
D’autre part, l’attitude des femmes elles-mêmes importe beaucoup. Une résistance à la féminisation continue d’exister chez certaines femmes qui occupent pour la première fois un poste jusque-là réservé à un homme. Après avoir obtenu leurs diplômes, elles ont travaillé avec la volonté de faire carrière. Elles obtiennent ainsi un poste destiné depuis toujours à un homme, mais cette réussite ne leur suffit pas. Elles veulent qu’on leur donne le titre au masculin. Alors seulement elles se sentent les égales des hommes. Comme si féminiser le nom de la profession risquait de la dévaloriser, elles se font appeler : Madame le Recteur, Madame le Directeur, Madame le Rédacteur en chef, Madame l’Ambassadeur de… en Belgique.
Liberté des utilisateurs
En dehors des actes administratifs visés par le décret du 21 juin 1993, chacun, dans sa pratique quotidienne, reste libre de son usage et peut s’adresser à Madame la Conseillère d’État ou à Madame le Conseiller d’État. Dans la même optique, lorsqu’à un mot masculin donné correspondent plusieurs formes féminines, la commission s’est gardée de trancher et d’imposer une seule des formes possibles. Elle a au contraire tenu à préserver au maximum la liberté des utilisateurs : une professeur pourra coexister avec une professeure, certains emploieront la maire cependant que d’autres diront la mairesse, etc. Là où les normes n’apparaissent pas encore clairement, ce sont les pratiques des usagers qui les construiront peu à peu : des formes peu employées pourront ainsi être évacuées de la langue.
Accès à la liste des noms. Cliquez sur un terme masculin ou sur un terme féminin pour obtenir la fiche complète.
Pour de plus amples informations, il vous suffit de cliquer sur ces liens:
http://www.instances.uqam.ca/guide/guide_feminisation.html
http://www2.cfwb.be/franca/fem
Bien que fortement influencés par les usages formels de la langue française telle que parlée en France, les francophones de Belgique pratiquent ces usages avec généralement moins de rigidité. On le remarquera notamment dans l’utilisation moins stricte du vouvoiement, ou du patronyme de l’époux pour l’épouse : http://fr.wikipedia.org/wiki/Langage_sexiste
Le dictionnaire Le Robert bouscule l’orthographe traditionnelle en intégrant dans son édition 2009 de nombreux mots écrits de manières différentes en fonction de l’usage: http://www.europe1.fr/Decouverte/Tendances/Faits-de-societe/Le-Robert-bouscule-l-orthographe/(gid)/169137
octobre 2, 2008 à 9:14
—– Original Message —–
From: Alertes Google
To: santinon_antoine@voo.be
Sent: Thursday, October 02, 2008 3:25 AM
Subject: Alerte Google – Election du secrétaire du parti démocrate italien
Alerte Google Web : Election du secrétaire du parti démocrate italien
démocrate 22 – LE MODEM ET LE PARTI DEMOCRATE ITALIEN (PARTITO …
En Italie, le Parti démocrate est né en tant que grande coalition de centre … Le Parti démocrate italien et le Modem ont en commun la volonté réelle de …
http://democrate22.blog.fr/2007/07/22/p2682534
Alors qu’en France le 22 avril 2007, on votait pour le premier tour de l’élection présidentielle, en Italie se formait une nouvelle force politique désigné sous le nom de Parti démocrate. Quelques jours plus tard, François Bayrou décidait lui aussi de créer un parti démocrate, qui allait prendre par la suite le nom de Mouvement démocrate. Bien que les noms soient similaires, les objectifs et le positionnement de ces nouvelles forces politiques sont différents des deux côtés des Alpes.
…/…
octobre 18, 2008 à 2:51
Europe
L’Union européenne peut-elle pousser Cuba vers la démocratie?
17/10/2008 11:50
L’Union européenne est prête à relancer la coopération avec Cuba. Selon Louis Michel, commissaire européen au Développement, cela ne pourra que jouer en faveur de la démocratie dans l’île communiste.
L’Union européenne et Cuba se sont accordées “sur la reprise de la coopération européenne” et ont “convenu de poursuivre le dialogue” à l’issue de leur première réunion de niveau ministériel depuis 2003, a annoncé jeudi soir la présidence française de l’Union européenne.
Le Commissaire européen au Développement, Louis Michel, qui a participé à la réunion aux côtés du chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, de son homologue cubain Felipe Pérez Roque et tchèque Karel Schwarzenberg, a salué “un pas très positif” vers la normalisation des relations avec Cuba. “On sent qu’il y a une envie de Cuba aussi de relancer le dialogue”, a-t-il dit. Il a souhaité que sa visite à La Havane la semaine prochaine soit “l’occasion d’acter la reprise formelle” de cette coopération entre la Commission et Cuba. Louis Michel envisage ainsi “un soutien rapide dans le processus de reconstruction suite au passage des ouragans Ike et Gustav”.
…/…
Pour voir la suite:
http://www.levif.be/actualite/europe/72-57-24167/l-union-europeenne-peut-elle-pousser-cuba-vers-la-democratie-.html
octobre 19, 2008 à 1:50
Envoyez à un ami
« Au bonheur (renouvelé) des témoins | Accueil
17 octobre 2008
http://prdchroniques.blog.lemonde.fr/2008/10/17/r-comme-rambla-r-comme-ranucci/
R comme Rambla, R comme Ranucci
Lisez doucement, tout doucement.
Manuel de grammaire et pratique de la langue française pour les 3èmes de collège, Billon et Gaboriau, chapitre ”groupe nominal et proposition relative”. On est en 1982.
Exercice 1: Dans le texte suivant, remplacez les mots ou expressions soulignées par des propositions relatives, en faisant les modifications qui vous paraîtront nécessaires.
Texte: En arrivant au pavillon des condamnés à mort, un gardien demande d’un signe impératif un silence absolu. Le gardien chef, à voix basse, divise le cortège en deux files alignées en oblique devant la grille de la cellule (…) Christian dormait sur une paillasse, recroquevillé en chien de fusil, face au mur, comme il le faisait toujours pour se protéger de la lumière électrique. C’était sa sept cent quatre vingt quatrième nuit en prison.
Deux gardiens ouvrirent la grille avec précaution et se ruèrent sur lui. “Il a poussé deux cris de bête fauve que je n’oublierai jamais”, dit Me Fraticelli. Deux cris suraigus. Il y eut une lutte violente et brève (…) Paul Lombard était à son côté. Lombard a été véritablement extraordinaire (..) Il l’a entouré d’une muraille de mots.”
Gilles Perrault, Le Pull over rouge (1978).
Exercice 2: Poursuivez le récit précédent en proposant successivement deux versions.
La page du manuel est illustrée d’une photo de Christian Ranucci, menotté.
La classe de 3ème d’un collège de Marseille à laquelle son professeur de français demande de réaliser cet exercice, compte parmi ses élèves un adolescent de quinze ans. Il prend le manuel et le jette rageusement contre le mur. Il s’appelle Jean-Baptiste Rambla.
Il avait une soeur aînée, qui s’appelait Marie-Dolorès. Un jour de juin 1974, vers 11 heures du matin, il jouait avec elle dans la cour de leur cité de Marseille. Il avait 6 ans, sa soeur en avait 8. Un individu au volant d’une voiture grise les avait abordés et avait emmené sa soeur. Elle sera retrouvée morte quelques heures plus tard.
Pour avoir été reconnu coupable de son assassinat, Christian Ranucci a été condamné à mort en 1976.
Deux ans plus tard, Gilles Perrault publiait son livre. A l’appui de sa thèse en faveur de l’innocence de Ranucci, il s’appuyait notamment sur les déclarations du petit garçon concernant la voiture grise. Le livre a été vendu à des millions d’exemplaires. Un film en a été tiré. En 1981, François Mitterrand élu président de la République, faisait voter l’abolition de la peine de mort.
L’adolescent récalcitrant du collège de Marseille avait eu droit, lui, à une sanction à la hauteur de son irrespect pour la littérature. Il avait été renvoyé du collège pendant une semaine.
Cour d’assises d’Aix-en-Provence, vendredi 17 octobre.
Dans le box, Jean-Baptiste Rambla est devenu un adulte au long corps et au visage émaciés qui entend, debout, le verdict qui le condamne à 18 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de Corinne Beidl.
Il travaillait pour elle depuis quatre ans, dans la société de restauration dont elle s’occupait avec son compagnon, Christian Chalançon. Cette société offrait ses services sur les lieux de tournage de films. Jean-Baptiste Rambla était un peu serveur, un peu régisseur et avait le statut d’intermittent du spectacle. Tous les matins, au café, Corinne Beidl croisait le père de Jean-Baptiste Rambla, un homme détruit, replié sur la tragédie qui avait été la sienne. Il lui a demandé si elle pouvait faire quelque chose pour son fils qui n’allait pas bien. Elle a répondu que oui et elle a embauché Christian.
Un jour de 2004, elle l’a appelé pour une histoire de camion à déplacer. Il est venu chez elle prendre les clés. A partir de ce moment là, Corinne Beidl a disparu. On sait juste qu’elle a retiré 1000 euros à un distributeur automatique. Dans l’après-midi, son fils de 16 ans a reçu un texto d’elle lui annonçant qu’elle était partie à Ibiza rejoindre son compagnon. Puis un autre, dans la soirée, lui annonçant qu’elle était bien arrivée.
Elle n’y était jamais partie. Les siens ont commencé à s’inquiéter, à douter. Christian Chalançon et le fils de Corinne ont signalé sa disparition. Ils lui en ont voulu. Ils ont pensé qu’elle les avait abandonnés. Jean-Baptiste Rambla a continué à travailler pour la société de Christian, et comme il ne se trouvait pas assez payé, il lui a demandé une augmentation.
Sept mois plus tard, la petite amie de Jean-Baptiste Rambla, est allée dans le cabanon, au fond du jardin. Il s’en dégageait une odeur pestilentielle. Elle a ouvert un sac et elle est tombée sur un cadavre de femme, dont la tête était à moitié calcinée. Elle a appelé les policiers, qui ont aussitôt interpellé Jean-Baptiste Rambla. Il a tout avoué. Les textos, le meurtre.
Et le procès s’est ouvert devant la cour d’asssises d’Aix-en-Provence.
Et comme je vais prendre le train pour rentrer à Paris, je vous le raconterai un peu plus tard. Exceptionnel.
17 octobre 2008 Publié Boulevard du Palais | Lien permanent | Alerter
Commentaires
“A l’appui de sa thèse en faveur de l’innocence de Ranucci, il s’appuyait notamment sur les déclarations du petit garçon concernant la voiture grise.”
Le pull-over rouge ne soutient pas l’innocence de Ranucci, il dit qu’il y a un doute, ce n’est pas pareil, comme le signale le dos de la couverture : “Etait-il coupable ou innocent ?”.
C’est beaucoup plus tard que Gilles Perrault soutiendra qu’il pense Ranucci innocent au vu de l’état du dossier. Nuance.
Ensuite, les doutes proviennent du fait que les déclarations du petit garçon sont reprises dans 7 journaux, recueillies par plusieurs journalistes, qui citent une simca 1100.
Le problème c’est que cette simca apparaît dans d’autres dépositions, celle des filles qui subissent une tentative d’enlèvement. De plus un garagiste décrit lui aussi une simca. Donc la déclaration du petit garçon n’était pas du tout isolée qui faisait douter de la culpabilité.
Le témoignage du garagiste suffisait, de même celui de Carole B.
Personne n’a vu la peugeot de Ranucci et un garagiste – un garagiste – parle d’une simca.
Aujourd’hui, l’état du dossier n’est plus le même. On sait que la petite a été enlevée par un homme circulant en simca 1100 grise – vraisemblablement une voiture empruntée d’ailleurs – qu’il ne s’est pas garé du tout sur la nationale, mais sur un chemin creux, le chemin de la Doria, qu’il portait les jours précédents un pull rouge.
Que la petite s’est vraisemblablement échappée de la voiture, qu’elle s’est cachée dans la garrigue – d’où de nombreuses griffures sur les jambes que l’accusation ne justifie de rien – que le ravisseur l’a rattrapée lorsqu’elle est ressortie sur la nationale. Que par rage folle il l’a tuée sauvagement.
Qu’il est reparti vers la simca dans le chemin de la doria se changer et se débarrasser du sang et qu’il a mis ses vêtements ensanglantés dans un sac sans doute.
Que Ranucci à la suite d’un accident et après un tête à queue s’est garé précisément à l’aplomb de l’endroit où se situait le corps. Qu’il s’est endormi parce qu’il revenait de voir son père – ce que son père a caché par la suite – et que la rencontre (après 17ans d’absence) s’est sans doute mal passée. Qu’il n”‘avait pas dormi de la nuit pour cette cause et qu’il avait trop bu.
Que l’assassin a rabattu les dossiers de la peugeot pour faire rouler le corps de Ranucci endormi et déplacer à toute force la peugeot qui faisait signal à cet endroit, qu’il l’a conduit dans un chemin creux puis un tunnel qu’il connaissait bien au point de savoir qu’il fallait y entrer en marche arrière pour en ressortir.
Qu’il a dû se séparer de la peugeot quand il s’est aperçu qu’elle était enlisé, qu’il a laissé sans doute ses vêtements ensanglantés dans le tunnel puis le pull derrière des planches – là où on le retrouvera – qu’il est remonté à pied en plantant le couteau dans la tourbe au passage, – un chien policier a suivi cette piste 54 heures après sur 1 km 600 – qu’il a traversé la route précisément à l’aplomb de l’endroit où se situait le corps de l’enfant – ce qui explique que la piste s’arrête, effacée par le passage des voitures, et qu’il est reparti chercher la simca garée dans le chemin de la Doria, laissant Ranucci se réveiller dans le tunnel sans comprendre comment il y était parvenu.
Qu’il est aujourd’hui pratiquement établi, au vu des contradictions entre les pièces du dossier que le couteau découvert par hasard à l’aide d’une “poële à frire” le 5, n’a pas été montré à Ranucci lors de la garde-à-àvue puis replanté le lendemain pour faire croire que Ranucci avait indiqué l’endroit.
De même, il est pratiquement établi, au vu des faux en écriture, que le pantalon n’a pas été saisi dans le coffre de la voiture mais dans le garage le dimanche soir, ce qui explique les raisons pour lesquelles on a de façon incompréhensible rendu la voiture à Mme Mathon qui ne savait pas conduire et alors qu’on en avait besoin pour les reconstitutions, et qu’on a pris ce prétexte pour s’introduire dans le garage pour le récupérer.
Ce dossier est un dossier lamentable à tous points de vue.
Ce qui est plus incroyable encore, c’est la somme de tragédies qu’il a engendré, comme pour nous rappeler qu’on n’exécute pas un homme comme cela :
- le fils de l’avocat général s’est suicidé au moment de l’exécution ou peu de temps avant.
- le juge Michel qui avait repris le dossier des mains de Mme Di Marino et que sa hierarchie a empêché de retravailler, est mort quelques années plus tard assassiné. Lors de l’exécution il se tenait au mur, pâle et effrayé des conséquences de son obéissance.
- l’enquêteur Fratacci, après avoir essayé de se justifier dans un livre a été décapité par une hélice d’avion.
- et puis aujourd’hui, la tragédie se répète, fait écho, continue de hanter la justice provençale.
Il vaut mieux dire la vérité. On se porte mieux.
Rédigé par : Anthlemps | le 17 octobre 2008 à 21:06 | Alerter
Il est à la fois hallucinant et normal qu’on rouvre le dossier Ranucci.
Il faut être ouvert à tout raisonnement. J’essaie de l’être, même si c’est parfois assez déstabilisant.
J’ai vu récemment un documentaire sur l’affaire Ranucci. Ce documentaire m’a secoué. Non pas parce qu’il laisse entendre que Ranucci était peut-être ou sans doute innocent; mais précisément parce qu’il démontait sérieusement la thèse de Gilles Perrault. Or, je n’avais conservé qu’un vague souvenir de cette affaire, et j’étais resté sur l’idée que ce pauvre gars avait été victime d’une erreur judiciaire, que Perrault avait dénoncée.
Et là, ce documentaire expliquait, grâce notamment au témoignage du policier (Fratacci, non ?), que l’erreur judiciaire était très peu crédible, et que Ranucci avait quand même avoué (même s’il s’était rétracté ensuite), avait conduit les policiers au couteau, avait fait le schéma du lieu de l’enlèvement, etc… Et j’avais trouvé Perrault très peu crédible dans ses explications.
Mais ce qui m’avait troublé le plus, c’était le témoignage, vingt ans plus tard, de l’avocat de Ranucci. Qui osait avouer son trouble devant le curieux système de défense de son client. Et on sentait qu’il avait alors lui-même douté de l’innocence de son client. C’était très courageux de sa part.
D’où l’impression que j’avais retirée que Perrault, par idéologie, par haine de Giscard, avait construit sa thèse dans une seule optique: la dénonciation de la peine de mort.
Aujourd’hui, je lis la réaction précédente, celle de Anthlemps. Qui me trouble et qui m’énerve. Il me trouble, parce qu’il dit des choses qui mériteraient d’être examinées. Et, si tout cela est sérieux, on comprend l’acharnement des adversaires de la peine de mort (dont je suis, sous réserve de ce que j’ai pu dire dans une autre réaction).
Mais en même temps, c’est très contestable et très malhabile.
D’abord, ce sont les “on sait que”. Qui sait ? D’où tout cela sort-il ? J’aimerais vraiment le savoir.
Ensuite, je n’admets pas que, dans un débat qui doit rester juridique sur la possible innocence de Ranucci, on nous sorte des arguments qui n’ont rien à voir avec le dossier. C’est malhonnête.
Est-ce que le fils de l’avocat général s’est suicidé à cause de ce dossier ? On n’en sait rien. Il avait peut-être des raisons très éloignées de ce dossier.
Le juge Michel est mort assassiné, sans doute, mais aucun rapport avec le dossier Ranucci ! Il a “été empêché par sa hiérarchie de retravailler ce dossier”. Première fois que j’entends cette histoire. Je croyais que ce juge était imperméable à pas mal de pressions, de menaces.
Et l’enquêteur Fratacci: mort décapité par une hélice d’avion ? Mais qu’est-ce que ça a à voir avec Ranucci ?
C’est rendre un mauvais service à la justice (et à la mémoire de Ranucci) que d’avancer de tels arguments.
Il y a un débat sérieux, qui est celui du risque d’erreur judiciaire. Ce risque existe dans beaucoup de dossiers: dans celui d’Agnelet, après tout; dans celui de ce vétérinaire (je ne me souviens plus de son nom) accusé d’avoir tué son fils et d’en avoir fait disparaître le corps; dans celui du jardinier Omar (le nom, là aussi, m’échappe).
Ce risque d’erreur judiciaire justifie en grande partie qu’on ait aboli la peine de mort, parce qu’il n’y a rien de plus irréversible qu’une exécution, et il est horrible, intolérable, d’envisager un instant que des innocents soient exécutés.
Mais il faut avancer des arguments sérieux, sinon on déssert la cause qu’on prétend servir.
Rédigé par : Turgot | le 17 octobre 2008 à 22:12 | Alerter
“Première fois que j’entends cette histoire. Je croyais que ce juge était imperméable à pas mal de pressions, de menaces.”
C’est dans la biographie qu’on lui a consacrée : “- Mais je ne peux pas transmettre un dossier pareil,s’écrit Pierre Michel. Il y a trop de points dans l’ombre. Des témoignages sont flous, il manque des enquêtes…
Il s’en ouvre à sa hiérarchie. Que n’a-t-il pas dit là ? À Marseille, quand un dossier est clos, il est clos. C’est comme s’il était déjà jugé. Mais le juge Michel, déjà suspect par son zèle insiste.
- Je suis sûr que Ranucci est coupable. C’est lui qui a indiqué où se trouvait le couteau, mais il faut que tous les points soient éclaircis. On n’a pas le droit de bâcler une telle affaire.
Le Président du tribunal, le procureur et ses hommes de main parlent d’une même voix.
Terminez vite ce dossier, tel qu’il est. Vous n’allez pas vous mettre à fouiller les points de détail. À Aix, ils l’attendent.
(…) Pierre Michel n’est pas encore de taille à lutter contre la justice à l’étouffée, spécialité de la cuisine marseillaise. Il se rend, les armes à la main.
- Ce n’est pas un dossier que je vous donne, mais un brouillon d’instruction.”
(…) “Le juge Michel détourne les yeux puis se force à regarder celui que, par hasard, par hasard seulement, il a mené une première fois vers la guillotine. Par une signature.
- À ce moment là, dira-t-il, c’est moi qui me suis senti coupable.”
Le juge Michel, par Alain Laville Presses de la Cité.
Tout ce qui est dit est à son honneur, donc nous ne dirons rien au sujet des autres.
Tout ce que je dis par ailleurs s’appuie sur des pièces. Ce que l’on ne voulait pas que le juge Michel fouille et découvre, c’est qu’une pièce indique que le couteau fait déjà partie des scellés avant même d’être découvert. Si vous voulez le numéro de cote dans le dossier, je vous le donnerai.
Rédigé par : Anthlemps | le 17 octobre 2008 à 23:18 | Alerter
“D’où tout cela sort-il ? J’aimerais vraiment le savoir. ”
D’un examen sérieux des pièces du dossier. De ce qui est apparu après. Tout simplement.
Rédigé par : Anthlemps | le 17 octobre 2008 à 23:19 | Alerter
“Le couple s’avisa soudain de mon trouble :
« Qu’avez-vous M. Fratacci ? Vous êtes souffrant ?
Ce n’est rien, ça va passer. »
Je quittais la table sans rien ajouter. Je regagnais ma chambre d’un pas de somnambule. Ida s’alarma en me voyant revenir dans cet état :
« Tu n’es pas bien ?
- Ça y est, articulai-je d’une voix blanche. On a guillotiné Christian Ranucci, ce matin.»
Je parcourus la chambre d’un air absent. Les fauteuils, les tableaux, le lit à baldaquin, tout me parut soudain dérisoire.
On avait tranché le cou d’un homme, à l’aube, dans la cour de sa prison. Cet homme, je le connaissais. Je l’avais interrogé pendant des heures. J’avais vécu avec lui des moments difficiles et pénibles au cours desquels se jouait son destin. Je le revoyais comme s’il était présent. Son souvenir emplissait la pièce. L’air était irrespirable.”
Matthieu Fratacci Qui a tué Christian Ranucci ?
Rédigé par : Anthlemps | le 17 octobre 2008 à 23:23 | Alerter
“C’est rendre un mauvais service à la justice.”
C’est une institution qui a l’art de se desservir toute seule. Qu’y pouvons nous ?
Rédigé par : Ant | le 17 octobre 2008 à 23:29 | Alerter
Ce dont je me souviens parfaitement c’est l’hystérie des parents de María-Dolores, de son leur acharnement à vouloir que Ranucci et personne d’autre soit le coupable du meurtre de leur fille et de leur volonté farouche à ce qu’il soit guillotiné. Tant de haine, et surtout de violence, même dans le malheur et l’abattement, m’avaient profondément choqué. Je suis certain que le papa de Jean-Baptiste Rambla a dû pendant le procès de son fils se sentir soulagé que la peine de mort soit abolie.
Rédigé par : Lazarillo | le 17 octobre 2008 à 23:42 | Alerter
@Anthlemps: J’ai bien peur d’avoir replongé dans une polémique aussi longue que celle qui m’a opposé, sur ce même blog, à un farouche partisan d’Ivan Colonna…
Je veux bien croire tout ce qu’on veut, et je suis prêt à admettre que Christophe Colomb n’a pas découvert l’Amérique, qui n’existerait d’ailleurs pas. Je demande simplement qu’on m’en persuade avec des arguments probants, recevables en droit. Or, ceux que vous avancez ne me paraissent pas convaincants. Ils ne le sont que pour vous, qui êtes déjà convaincu.
Ainsi, si Fratacci est bouleversé à l’annonce de l’exécution de Ranucci, rien n’indique que ce soit parce qu’il a contribué à faire exécuter un innocent. Non, il est simplement bouleversé car il a compris le lien direct entre son travail de policier et la mort de cet homme. C’est très humain. En plaisantant à peine, je dirais que c’est ce que le commissaire Maigret devait éprouver chaque fois qu’un meurtrier qu’il avait démasqué était exécuté…
Même chose pour le juge Michel. Dans un souci de perfection, il voulait peut-être fouiller certains aspects du dossier (dans tout dossier, il y a toujours des éléments mal clarifiés), ça ne veut pas dire qu’il pensait Ranucci innocent – du reste, l’extrait que vous reproduisez laisse entendre qu’il était lui-même bien convaincu de la culpabilité de celui-ci.
Ce que vous dites sur le couteau est très grave, tellement grave que je n’arrive pas à y croire. J’aurais tendance à me méfier, car j’ai le souvenir, ayant vu ce documentaire sur l’affaire Ranucci, que certaines affirmations de Gilles Perrault (notamment sur les dates des procès verbaux, leur ouverture) paraissaient totalement infondées en droit – mais je ne suis pas pénaliste.
Bon, mais ce n’est pas moi qu’il faut convaincre (c’est ce que je n’arrêtais pas de dire à ce correspondant convaincu de l’innocence d’Ivan Colonna): c’est la cour de cassation, dans le cadre d’une procédure de révision.
Rédigé par : Turgot | le 18 octobre 2008 à 01:04 | Alerter
@Pascale Robert-Diard: c’est affreux, la grammaire, hein ?
Rédigé par : Turgot | le 18 octobre 2008 à 01:06 | Alerter
“Ainsi, si Fratacci est bouleversé à l’annonce de l’exécution de Ranucci, rien n’indique que ce soit parce qu’il a contribué à faire exécuter un innocent.”
La façon dont il le décrit, on se demande s’il n’a pas des doutes. Tout de même. En tout cas, une empathie vraiment curieuse. Et les justifications qui suivent sont pour le moins fort laborieuses.
“certaines affirmations de Gilles Perrault (notamment sur les dates des procès verbaux, leur ouverture) paraissaient totalement infondées en droit.”
Le problème est celui-ci : un PV rédigé par les policiers, récapitulatif des scellés saisis par la gendarmerie et des scellés saisis par les policiers a été rédigé à 17h30 et il décrit un couteau qui n’est censé apparaître qu’à 20H. La cour de cassation fait remarquer que ce couteau se trouve sur la seconde liste de scellés, séparée de la première par la mention “de même suite”.
Cependant, si on examine la pièce la seconde liste a visiblement été tapée en même temps que la première, vu que le crantage de la machine à écrire est parfaitement respecté. Donc à 17h30. Donc le couteau se trouvait dans les locaux de la police à 17h30, et dans la tourbe à 20h.
Et la mention “de même suite”, cela veut dire “au même moment”, donc à 17h30.
Et de même les PV qui enregistrent la passation des scellés saisis par les gendarmes aux policiers ont tout bonnement disparu. Comme c’est curieux. Pas de chance.
Rédigé par : Anthlemps | le 18 octobre 2008 à 05:05 | Alerter
Pour s’en sortir, l’accusation parle d’une fiche de scellé, en disant que la date du 5 qui y figure ne renvoie qu’à l’ouverture de l’enquête. Mais cela n’ôte rien au fait que cette fiche est recopiée à 17h30 sur le fameux PV récapitulatif alors que l’objet qui lui correspond n’est censé apparaître qu’à 20h. Comme qui dirait, c’est tout de même très gênant.
Et là, quand on demande des explications, ça vasouille pas mal.
Rédigé par : Anthlemps | le 18 octobre 2008 à 05:10 | Alerter
Ce n’est pas tant le fait d’avoir un petit peu bricolé les investigations en “arrangeant” des preuves pour avoir un coupable présentable alors que les enquêteurs étaient pressurés de toute part par la vindicte et l’hystérie médiatique et politique qui serait grave, cela peut arriver ;
Ce qui est grave, ce sont les conséquences incontrôlées et incontrolables : pour couvrir ce petit arrangement avec la vérité, chacun entre en escalade – Pv qui disparaissent ou qu’on cache et qui réapparaissent après les plaidoiries, pistes qu’on abandonne (ce que le juge Michel qualifie lui-même de “brouillon d’instruction”)-, et comme tout cela est un peu fragile, on finit par préférer supprimer l’assassin présumé pour ne plus qu’il proteste.
C’est humain et c’est tragique. Et ça fait écho, même trente cinq ans après.
Rédigé par : Anthlemps | le 18 octobre 2008 à 05:24 | Alerter
Demander à la cour de cassation d’y voir clair là-dedans, ce n’est ni possible, ni intéressant. En serait-elle capable ? J’en doute beaucoup : il s’avère impossible pour elle d’examiner sereinement ne serait-ce qu’un PV récapitulatif de scellé.
À bien réfléchir, on n’a pas besoin de cette institution pour se faire une opinion. On s’en passe très bien.
Rédigé par : Anthlemps | le 18 octobre 2008 à 05:29 | Alerter
@Anthlemps: Mais vous ne dormez jamais, vous ! Vous êtes pire que moi !
Ecoutez, je suis désolé de dire cela, car j’aime le débat, mais on ne va pas pouvoir continuer. Ca me rappelle vraiment ce très long échange, sur ce même blog, avec ce lecteur qui était convaincu de l’innocence d’Ivan Colonna, mais qui me sortait des arguments invérifiables, dont certains remontaient presque au peuplement de la Corse par Cro Magnon…
C’est toujours triste à dire, mais il y a un moment où il faut arrêter un débat stérile.
Vos arguments sont, soit des interprétations “reconstructrices” ou “autojustificatives” – ainsi votre interprétation du trouble de Fratacci, dont je maintiens, à la lecture de ce que vous avez envoyé, qu’il ne signifie nullement que le policier a conscience d’avoir envoyé un innocent à la guillotine; soit incompréhensibles par le non-pénaliste que je suis ou invérifiable (non, je n’irai pas ouvrir les scellés de l’affaire Ranucci !).
Je suis en revanche convaincu que, la nature humaine étant ce qu’elle est, c’est-à-dire imparfaite, la justice navigue entre deux précipices.
Le premier est celui de l’impunité pour la plupart des coupables, parce qu’on exigerait une démonstration de preuve quasiment impossible à apporter. En clair, on ne finirait plus par condamner que les meurtriers qui auraient eu la gentillesse d’assassiner leur victime en plein jour, devant une foule rassemblée, sous le regard d’une caméra vidéo qui les filmerait en gros plan, et qui passeraient des aveux signés devant notaire, hors de la présence de tout policier susceptible de faire pression sur eux.
Bon, si on veut à tout prix éviter le risque de condamner un innocent, c’est ce qu’il faut faire. Mais dans ce cas, il n’y a plus de condamnation d’Agnelet, plus de condamnation de ce vétérinaire accusé d’avoir tué son fils, plus de condamnation d’Ivan Colonna, etc… Le risque, d’ailleurs, n’est pas judiciaire, il est social: la société accepte déjà mal qu’un meurtrier (celui dont elle est convaincue qu’il est coupable) s’ “en sorte” avec “seulement” perpétuité; vous pensez bien que, s’il n’y avait plus aucune condamnation parce qu’on exigerait des preuves “absolues”, certains se chargeraient de châtier les coupables comme il se doit. C’est le retour à la société barbare…
L’autre risque, c’est évidemment celui d’une justice trop expéditive. “Tuez-les tous, Dieu reconnaîitra les siens”.
La justice du Moyen-Age était parfaite, en ce sens que, si un suspect avouait sous la torture, il était forcément coupable; et s’il résistait à la torture, c’est que Dieu l’avait aidé à traverser l’épreuve, parce qu’il était innocent.
Depuis que nous ne pouvons plus recourir à ces méthodes éprouvées, nous savons que la justice est imparfaite, et que des coupables peuvent s’en tirer, ou des innocents être condamnés. Ce sera la cas jusqu’à ce qu’un appareil permette de remonter dans le temps, ce qui n’est pas pour demain…
Pour le temps présent, il faut se contenter d’échanger des arguments pertinents, c’est-à-dire qui traitent de faits en liaison directe avec le dossier, et qui soient démontrables (je refuse l’argument du type “complot planétaire”, ou celui de la preuve “conservée dans les sous-sols du musée de l’Ermitage à Léningrad”).
Je ne demande qu’à croire à l’innocence de Ranucci – ou plutôt, je suis prêt à l’envisager -, car je n’ai rien contre ce malheureux garçon, mais je refuse d’être manipulé par ceux qui reconstruisent l’affaire, dans une perspective qui m’échappe d’ailleurs (pour Gilles Perrault, tout était justifié par le combat contre la peine de mort, mais aujourd’hui, quel est l’objectif ?).
Rédigé par : Turgot | le 18 octobre 2008 à 08:32 | Alerter
[Comme je n’ai pas bu mon café, j’ai laissé des fautes de frappe dans la première version envoyée. Ca m’énerve…]
@Anthlemps: Mais vous ne dormez jamais, vous ! Vous êtes pire que moi !
Ecoutez, je suis désolé de dire cela, car j’aime le débat, mais on ne va pas pouvoir continuer. Ca me rappelle vraiment ce très long échange, sur ce même blog, avec ce lecteur qui était convaincu de l’innocence d’Ivan Colonna, mais qui me sortait des arguments invérifiables, dont certains remontaient presque au peuplement de la Corse par Cro Magnon…
C’est toujours triste à dire, mais il y a un moment où il faut arrêter un débat stérile.
Vos arguments sont, soit des interprétations “reconstructrices” ou “autojustificatives” – ainsi votre interprétation du trouble de Fratacci, dont je maintiens, à la lecture de ce que vous avez envoyé, qu’il ne signifie nullement que le policier a conscience d’avoir envoyé un innocent à la guillotine; soit incompréhensibles par le non-pénaliste que je suis ou invérifiables (non, je n’irai pas ouvrir les scellés de l’affaire Ranucci !).
Je suis en revanche convaincu que, la nature humaine étant ce qu’elle est, c’est-à-dire imparfaite, la justice navigue entre deux précipices.
Le premier est celui de l’impunité pour la plupart des coupables, parce qu’on exigerait une démonstration de preuve quasiment impossible à apporter. En clair, on finirait par ne plus condamner que les meurtriers qui auraient eu la gentillesse d’assassiner leur victime en plein jour, devant une foule rassemblée, sous le regard d’une caméra vidéo qui les filmerait en gros plan, et qui passeraient des aveux signés devant notaire, hors de la présence de tout policier susceptible de faire pression sur eux.
Bon, si on veut à tout prix éviter le risque de condamner un innocent, c’est ce qu’il faut faire. Mais dans ce cas, il n’y a plus de condamnation d’Agnelet, plus de condamnation de ce vétérinaire accusé d’avoir tué son fils, plus de condamnation d’Ivan Colonna, etc… Le risque, d’ailleurs, n’est pas judiciaire, il est social: la société accepte déjà mal qu’un meurtrier (celui dont elle est convaincue qu’il est coupable) s’ “en sorte” avec “seulement” perpétuité; vous pensez bien que, s’il n’y av